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 Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv

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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 19 Fév - 16:52

*Âmes sensibles s'absentenir. Allez zou dehors*




    Poufsouffle – Gryffondor. Un match qu’Eileen préférait particulièrement éviter. Non pas qu’elle n’aimât pas les matchs entre ces deux équipes, mais il fallait bien l’avouer qu’elle avait bien du mal à gérer ces moment là. Tout simplement parce que les deux personnes auxquelles elle tenait le plus étaient respectivement dans ces équipes et qu’en plus elles passaient leurs temps à s’envoyaient quelques piques amicaux tout en prenant la pauvre Serdaigle à partie. C’était fatiguant, surtout pour elle. Sincèrement, elle se fichait bien de savoir qui sortirait vainqueur de cette partie de Quidditch. Ce sport l’intéressait tellement peu.

    Enfin… Le jeune Serdaigle pensait cela avant. Mais maintenant qu’elle sortait avec le Poufsouffle… Elle avait eu bien du mal à assurer sa meilleure amie qu’elle se fichait bien, comme toutes ses années passaient à Poudlard, de savoir qui sortirait vainqueur de la rencontre. Et avait redoublait d’efforts pour passer la majeure partie du temps précédent le match à esquiver cette dernière, prétextant moult excuses. Alors qu’en réalité elle avait rejoint sa moitié, préférant supporter les moqueries des camarades de maison de ce dernier, derniers échos de leurs moqueries qui avaient suivi le couple pendant environ quoi ? Trois ans. Et puis une Piaf qui souhaitait la victoire des Blaireaux, cela relevait du phénomène.

    Pourtant il y avait quelque chose de lourd dans l’atmosphère. Eileen avait du mal a deviné d’où elle pouvait provenir, trop occupée à renvoyer, ou plutôt à tenter désespérément, les piques des joueurs au blason jaune et noir. Elle n’avait pas remarqué qu’Evan relevait de moins en moins les remarques de ses coéquipiers, qu’il semblait se renfermer petit à petit sur lui-même. La demoiselle avait mis automatiquement, naïvement, voir même stupidement cela sur le compte du stress. Un dernier baiser, froid, et elle rejoint ses amis bleus et bronze sur les gradins. Mais ne suivit que légèrement le match, ses yeux n’étaient rivés que sur une seule et unique personne…

    Après le match ‘Leen se rendit sur le terrain. Les gradins s’étaient peu à peu vidés mais elle n’avait pas suivi ses amis comme elle l’avait toujours fait après les quelques matchs qu’elle avait suivi durant sa scolarité. Sauf que cette fois elle avait une raison de s’attarder dans cette endroit qu’elle avait pourtant tant haït. Avait. Piaf arborant l’écharpe des Jaunes, Eileen ne passait vraiment pas inaperçue. Anomalie qui ne put qu’être accueillit à nouveau par un sourire de la part des joueurs de Poufsouffle. La Serdaigle préféra attendre qu’ils arrivent à sa hauteur mais… ils n’étaient que six. Etonnée, elle fut cependant moins rapide que Cédric qui se dirigea hâtivement vers elle avant de la saisir par le bras et de l’éloigner des autres, qui se contentèrent de poursuivre leur chemin.

    « Il est encore dans les vestiaires. Mais tu ferais d’aller le rejoindre. »
    Regard interrogateur. « Il lui est arrivé quelque chose ? »
    « Il n’a pas décroché un mot depuis le début du match… »
    Hoquet de stupeur.

    Evan n’était peut-être pas du genre bavard mais ça c’était bien plus inquiétant. Remerciant le joueur du regard, ‘Leen se dirigea vers les vestiaires. Elle aurait voulut s’y rendre d’un pas plus serein mais ce ne fut que difficilement qu’elle ne se mit pas à courir vers la bâtisse. Elle ne s’engouffra par contre pas de suite dans la pièce, s’étant tout d’abord arrêté quelques secondes devant cette porte qui les séparait encore. Soupir. Eileen craignait vraiment découvrit ce qui se trouvait derrière cette porte mais elle ne pouvait rester là à ne rien faire. Par pur réflexe, elle toqua et n’obtient, sans grande surprise, aucune réponse. Doucement elle ouvrit la porte, espérant ne pas arriver à un mauvais moment.

    Evan était assis sur un des bancs du vestiaire, le visage entre les mains. Le voir ainsi lui serra le cœur, il avait l’air si… triste. Evan ne sembla pas l’entendre quand elle s’approcha et s’installa à ses côtés. Elle n’aimait pas le voir ainsi. Vraiment pas. Les cheveux du jeune homme étaient encore trempés. Saisissant sa serviette, qui trainait lamentablement à côté de lui, elle se mit à lui sécher sa chevelure avec douceur. Un long moment Evan ne sembla ne rien remarquer. Quand il leva la tête ce fut un léger sentiment de honte qui submergea la jeune fille, elle ne savait pas comment expliquer son geste. Surtout si celui-ci avait déplut à Evan.

    Mais celui-ci ne broncha pas et ne desserra pas la mâchoire, le regard comme mort. ‘Leen voulut briser ce silence mais elle n’osait pas lui demander ce qu’il avait sur le cœur, elle n’osait pas lui demander… ce qui n’allait pas. Elle n’avait jamais trouvé le courage de lui poser cette question, ne sachant que trop bien qu’il ne l’appréciait guère ? Elle n’eut pas à le faire, ou plutôt elle ne voulait pas le faire. Toute volonté s’était envolée quand elle sentit Evan poser sa tête sur son sein. Sur le coup elle ne sut plus ni quoi dire, ni quoi faire. Instinctivement elle se mit à lui caresser le bras, espérant que cela ne l’apaise ne serait-ce qu’un peu.

    Combien de temps restèrent-ils ainsi ? Eileen n’en savait rien. Eileen s’était complètement abandonnée à ses pensées. Ce fut Evan qui bougea le premier, sans toutefois prononcer un seul mot. Paupières closes il dépose son front contre celui de la Serdaigle.

    « 'Leen… Si tu savais comme je… » Souffle chaud qui s’écrasa contre son visage.

    Il ne l’avait pas dit. Il ne le disait jamais. Elle ne l’avait jamais relevé, par peur de le blesser. Et puis qu’importe qu’il ne lui ait jamais dit, ce n’était d’un ‘détail’ et il n’avait peut-être simplement pas la tête à ça. ‘Leen passa ses bras derrière la nuque de celui auquel elle tenait tant. Et lui ? Il fit plus, bien plus. Enlaçant la jeune fille, la serrant contre lui tout en épousant les courbes de son corps, il l’embrassa. D’un baiser qu’ils n’avaient à présent jamais échangé. Bien plus intense que tous ses baisers enfantins. Bien plus différent.


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      本当は何一つ知らない君の事
      如何してこんあにも好きになっちゃったんだろう?

      僕は寒い夜に抱き寄せて上げる事も
      朝までずっと寄り添って上げる事も出来ないけど

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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 19 Fév - 18:45

Take my heart & take my soul,
I don't need them anymore.


    Poufsouffle — Gryffondor. A l'annonce de ce premier match de la saison, il avait senti son sang se glacer. Les souvenirs remonter subitement. Nostalgie suffocante contre laquelle il avait essayé de lutter, violemment, en se renfermant un peu plus que d'habitude. Toujours cette technique stupide qui ne marchait plus si bien que ça, à en juger par les difficultés qu'il avait à donner vraiment le change et faire croire que tout allait pour le mieux. Tout était prétexte à y penser, tout ce qui l'entourait le renvoyait à une époque désormais révolue. Il avait toujours eu l'habitude de charrier Luke & Sibyl à ce propos. Les jours précédant un match entre leurs deux maisons s'étaient toujours déroulés dans la bonne humeur, chacun d'entre eux assurant à l'autre que ce serait sa maison qui remporterait le match, ainsi que la Coupe de Quidditch. Le Quidditch était alors ni plus ni moins qu'un jeu auquel ils se livraient entre amis, qui leur construisait des souvenirs et renforçait leurs liens. Comme la fois où Luke, assis dans les gradins, s'était fait foncer dessus par un cognard. Par chance, Evan avait vu la balle ensorcelée se diriger droit vers son ami et l'avait déviée d'un coup de batte, évitant alors le pire. Ou alors, la fois où Luke & Sibyl, à l'occasion d'un match Poufsouffle — Serpentard, avaient fait apparaître magiquement des lettres d'or dans l'air pour encourager l'équipe des Jaune & Noir. Telles étaient les images qui se réimprimaient dans l'esprit d'Evander à mesure que le match approchait, et si ces souvenirs heureux lui arrachaient des sourires empreints de mélancolie, ils ne parvenaient cependant pas à atténuer la tristesse qui lui enserrait le coeur. Cette fois-là sur le terrain, il serait seul.

    Alec avait été plus... omniprésent que jamais, mais ça n'avait pas dérangé Evan. Alec avait beau être fouineur et collant, sa présence ne le dérangeait pour ainsi dire jamais, car il savait également agir de manière parfaitement normale. Ainsi, son ami était resté très souvent avec lui, mais n'avait pas non plus passé son temps à lui demander si ça allait, s'il appréhendait le match, ou tout autre chose. Il avait juste... été là. Et le match était finalement arrivé. La vision d'une Eileen arborant fièrement une écharpe de Poufsouffle - écharpe qu'il lui avait enroulée autour du cou un soir qu'ils se promenaient dans le parc - lui avait arraché un sourire et réchauffé le coeur. Mais ça non plus, ça n'avait pas vraiment suffi à lui changer les idées. Le stress n'avait pas aidé non plus, car comme tout bon Poufsouffle, il voulait aussi remporter ce match, et les instructions de dernière minute de Cédric avaient fini de lui faire réaliser qu'ils y étaient, que dans quelques minutes ils seraient sur le terrain, face à une équipe de Gryffondor qui ne serait plus vraiment la même. Avec un soupir résigné, Evan s'était levé, balai en main, et n'avait répondu que par un signe de tête aux encouragements mutuels de ses coéquipiers, incapable de desserrer les mâchoires.

    Gryffondor avait gagné, ce qui n'était guère étonnant lorsqu'on voyait les prouesses de leur attrapeur à la cicatrice. Le résultat du match n'importait pas vraiment à Evan, car les deux équipes avaient bien joué. Dans les vestiaires, l'humeur était un peu plus morose, mais les plaisanteries fusaient tout de même, et déjà ses coéquipiers commençaient à évoquer et passer en revue les moments marquants du match. Evander restait immobile sous le jet d'eau brûlante, yeux clos, comme pour éviter d'avoir à participer aux conversations.

      « Et vous avez vu quand Fred a dévié ce cognard ? J'ai bien cru qu'il allait se déboîter l'épaule tellement il a frappé fort ! »
      « Ouais ! Enfin, faut quand même avouer que le coup d'Evan pour empêcher Katie de tirer, c'était du grand art ! Ton timing était parfait, et t'as super bien visé. »

    Un sourire vint jouer sur les lèvres du batteur.

      « Merci, » répondit-il dans un souffle. Puis, espérant dévier la conversation sur quelqu'un d'autre, il ajouta : « Enfin, ça ne valait pas la performance de Weddie. Elle a vraiment bien défendu nos buts aujourd'hui.. »

    Cette remarque eut l'effet escompté, et les conversations repartirent de plus belle en se dirigeant vers leur gardienne. Volontairement, Evan traîna davantage que les autres sous les douches, attendant que ceux-ci aient fini et rentrent au Château avant de se risquer à aller s'habiller. Les vestiaires étaient étrangement calme, d'ailleurs, et la pression accumulée pendant le match, et même avant, retomba d'un coup. Il enfila rapidement un jeans et finit par se laisser tomber sur un banc, lâchant un soupir. Il aurait voulu partager ça avec eux. Cette pensée l'énervait autant qu'elle lui faisait mal, et d'un coup de bras rageur, il repoussa ses affaires posées sur le banc à côté de lui. Sa batte tomba dans un bruit sourd, et ses yeux se posèrent sur les quelques mots qui avaient été gravés sur le manche, bien des années auparavant. Alors, a nouveau, comme espérant ne plus se trouver ici lorsqu'il les rouvrirait, il ferma les yeux et enfouit son visage dans ses mains. Les gouttes d'eau quittaient ses longues mèches brunes pour ensuite rouler sur sa peau, traçant de fins sillons humides le long de sa colonne vertébrale ou de son torse en lui arrachant un frisson. Il était fatigué.

    Immobile, il demeura ainsi longuement, et ne réagit pas en entendant la porte s'ouvrir. Il crut un instant que c'était Alec, qui s'inquiétait de ne pas le voir sortir, mais il reconnut la démarche légère d'Eileen, qui ne tarda pas à venir se poster à ses côtés. Un sentiment de honte le submergea alors, et il n'osa pas relever la tête vers elle. Incapable également d'ouvrir la bouche afin de la saluer, et encore moins de remettre en place ce masque souriant qu'il arborait tout le temps. Il avait l'air comme figé dans cette posture, tout comme il était figé dans ses souvenirs qui ne voulaient pas s'estomper. Il réprima un sursaut en sentant la Serdaigle lui sécher les cheveux et un instant, un bref instant, il voulut lui demander d'arrêter. Le geste était d'une telle douceur qu'il avait l'impression de ne pas le mériter. Péniblement, il déglutit et finit par relever la tête vers elle. Il avait à la fois l'envie de lui demander de le laisser seul, et également celle de la prendre dans ses bras pour ne jamais la laisser partir. Enfouir son visage dans ses cheveux, s'enivrer de son parfum et sentir la chaleur de sa peau contre la sienne, parce qu'au fond, il avait l'impression que c'était la seule chose capable de lui faire oublier. L'impression qu'elle était la seule à savoir envahir ainsi son esprit en n'y laissant rien d'autre. C'était difficile d'arrêter de penser, mais ça l'était encore plus d'apprendre à se passer de quelqu'un. Et il avait voulu éviter ça, mais il ne savait plus se passer de sa présence et vint se blottir contre elle.

      « 'Leen, si tu savais comme je... »

    T'aime. Il ne le disait jamais, et il savait que cela la blessait. Elle ne le lui jamais avait fait remarqué, mais il avait conscience que c'était stupide. Pour la plupart des gens, ça n'était qu'un mot qu'ils balançaient presque machinalement. Lui n'y arrivait juste pas. La peur de trop s'engager, et de la voir disparaître comme un rêve dont il se réveillerait une fois qu'il aurait prononcé ces mots. Il n'attendait rien d'elle, du moins il n'en avait pas l'impression, mais il attendait certainement trop de lui. Il l'aimait, il le savait, mais il ne pouvait se résoudre à le lui dire quand il était incapable de se gérer lui-même. Enoncer tout haut ces trois, simples mots aurait été se donner à elle, vraiment. Et ça, il ne le pouvait pas. Pas quand il n'était pas capable de se détacher comme ça du passé et que bien d'autres choses hantaient son esprit. Pour lui, ç'aurait été comme un mensonge. Alors, à la place, il l'embrassa. Pas de ces baisers tendres et chastes qu'ils avaient échangés jusqu'à présent, ces baisers par lesquels il avait voulu lui montrer qu'il désirait prendre soin d'elle, emplis d'une douceur dont il n'aurait pas cru qu'il pouvait faire preuve. Là, c'était... différent. Il l'embrassa comme on embrasse celle qu'on n'a pas vu depuis plusieurs mois, ou celle qu'on a attendu pendant des années avant de la trouver enfin. Un baiser où se battaient raison et sentiments. Empressé et fougueux comme la jeunesse, mais assuré également dans cette manière qu'il avait de glisser ses doigts dans les cheveux d'Eileen, de passer sa langue sur sa lèvre inférieure pour l'inviter à approfondir leur baiser, ou même d'épouser les formes de son corps en la serrant contre lui.

    Lorsque leur baiser prit fin, tous deux à cours d'oxygène, il prit quelques secondes pour reprendre son souffle. Leurs visages étaient encore proches, indécemment proches, et leurs souffles se mêlaient au rythme de leurs respirations irrégulières. Ses doigts, toujours glissés dans les longues mèches sombres de la Serdaigle, jouaient avec celles-ci en effleurement légers. Un sourire bien que pas encore tout à fait naturel vint jouer sur ses lèvres, et il lâcha dans un souffle :

      « Le match.. » Ses lèvres se posèrent furtivement sur celles de 'Leen. « ..t'a plu ? »
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 19 Fév - 21:03

Who can say if your love grows,
As your heart chose.


    Noyade. Tel avait été l’effet qu’elle avait ressenti quand il l’avait embrassé, telle une noyée elle s’est accrochée à lui. Jamais elle ne pourrait pu expliquer ce qui s’était réellement passé lorsqu’elle avait ressenti la différence de son geste, mais à cet instant ce fut comme si tout avait été aussi naturel que de respirer. Si au départ elle n’était restée que passive à cet échange, comme souvent, elle n’avait pourtant pas était prise de court. Elle se mit à lui rendre son baiser, timidement, puis petit à petit elle se fit aussi insistante que lui, se laissant guider par ses lèvres mais lui répondait avec toute la passion dont elle était capable. C’était comme ci… comme ci elle avait toujours su faire. C’était inexplicable. Mais elle en était avide. Ses mains lâchèrent sa nuque pour glisser sur ses omoplates puis sur épaules, et d’un mouvement aussi léger qu’une brise elles se saisirent de leur but. Son visage. Ses doigts effleurèrent ses pommettes, ses oreilles, tandis que les siennes à lui parcouraient ses cheveux. Ses gestes se voulaient aussi doux que le touché du satin.

    Pourtant si elle voulait en faire un baiser passionné tout en restant prude, il y avait tout de même quelque chose qui clochait. Quelque chose contre lequel elle ne pouvait absolument rien faire, pour la simple et bonne raison qu’elle ne s’en rendit absolument pas compte. Mais à l’instant même où Evan la serra contre lui, un violent frisson lui secoua l’échine, la faisait trembler sous les doigts du joueur. En réponse à cette étreinte elle se serra elle-même bien plus encore contre lui, ses bras nouant à nouveau sa nuque. Comme pour ne plus jamais le lâcher. Elle ne voulait pas mettre un terme à cette étreinte, oubliant l’oxygène. Oubliant tout.

    Quand leur baiser prit fin, elle eut la vague impression de sortir de longues années du brouillard le plus total. Sentir son souffle, entendre sa respiration, sentir ses doigts, rien de tout cela ne l’aider à remettre ses idées claires. Tout semblait si… désordonné. C’est étrange, si agréablement étrange. Aucune chose agréable ne pouvait être comparée à cela. C’est bien au-dessus de tout. Eileen était si déboussolée qu’elle ne remarqua pas le sourire si peu naturel du jeune homme, détail qui pourtant ne lui échappait jamais.

      « Le match.. » Le contact de ses lèvres fut bien trop court, elle aurait voulu les retenir. C’était… « ..t'a plu ? »


    Gênant. Vainement elle cherchait à mettre un peu d’ordre dans son esprit, mais celui-ci semblait vouloir rester loin de toute raison. Comme un enfant qui refuse de rentrer à la maison après avoir passer l’après-midi chez un ami. Longuement elle resta coite, luttant contre ce qui se terrait au creux de son estomac. Elle tenta une esquisse d’un sourire, mais son souffle désordonné compliqué grandement la chose. Quant elle arriva à s’incité au calme, bien que le résultat fut bien faible, elle réalisa enfin la portée de la question. Quidditch ? Il lui parlait du match ? S’il savait à quel point le match lui était égal, combien il lui passait derrière les oreilles. Évidemment elle n’avait, une fois de plus, rien compris à tout ce qu’il s’était passé. Ou presque. Car comme à chaque fois, elle s’était installé dans les gradins des jaunes, se fichant de ce que pensaient les autres et puis de toute façon ils devaient être habitués à elle maintenant, aux côtés d’Alec qui avait passé une bonne partie du match à lui expliquer le déroulement du jeu. C’était rituel entre eux, et elle ne pouvait se passer des petits commentaires qu’il ajoutait toujours.

      « Euh… Oui bien sûr. Évidemment qu’il m’a plu. »


    Quelle question tout de même. Que voulait-il qu’elle lui dise d’autre ? Qu’il avait mal joué, alors qu’elle n’en savait fichtrement rien ? Qu’elle n’avait rien suivi, préférant rire aux piques de son cousin ? C’était tout bonnement inconcevable. Mais le lui dire l’aurait été tout autant. Et puis elle n’aimait pas lui rappeler que le Quidditch ne serait jamais un de ses centres d’intérêt. Malgré tous les efforts qu’elle pouvait mettre pour se familiariser avec ses bouts de bois volants. Réprimant un soupir elle réfléchit un autre sujet potentiel. D’une part parce qu’elle ne voulait pas parler balai, d’une autre parce qu’il fallait qu’elle parle, qu’elle pense à autre chose.

    Elle ne savait pas pourquoi mais elle mourrait d’envie de réitérer l’expérience. Elle ne savait pas pourquoi mais c’était plus fort qu’elle. Elle en avait presque honte mais quelque part c’est quelque chose de tellement tentant. Comme un fruit défendu. Et si les doigts qui se trouvaient dans sa chevelure ne la dérangeait pas plus que ça, elle en avait tellement l’habitude maintenant, ceux qui frôlaient sa taille ne lui étaient absolument pas du même effet. Pourtant il l’avait déjà enlacée plusieurs fois, elle ne comprenait pas, pas plus qu’elle ne pouvait mettre un nom sur la sensation brûlante qu’elle ressentait à ce contact. De brefs instants elle avait comme l’envie de se défaire de cette étreinte, entrecoupée d’autres où elle ne souhaitait que la resserrait un peu plus. Un dilemme comme elle les haïssait. Elle avait peur de le blesser en lui demandait de rompre ce contact, mais elle avait aussi peur de ne pas supporter cette envie un moment de plus.

    Puis elle osa enfin à échanger un regard. Car pendant tout le temps où elle avait peser le pour et le contre de chaque situation, elle n’avait osé le regarder dans les yeux. Tant la peur de céder à elle ne savait quoi était grande. Ce qui ne fut pas totalement faux. Son regard cobalt, qui reflétait toujours cette souffrance dont elle ne connaissait toujours pas l’origine, lui fit l’effet d’un coup de poignard, ne ravivant que plus cette flamme qui bouillait au fond de son être. Elle déglutit difficilement, prenant un soin de tous les diables à le faire le plus discrètement possible. Les mèches éparses au dessus de ses prunelles n’arrangeaient rien. Lâchant une des épaules qu’elle tenait encore elle passa ses doigts dans cet amas humide, les dégageant d’un geste qui fut comme le reste, bien hésitant.

    Ceci fait elle laissa sa main glisser à nouveau sur le torse du jeune homme, laissant derrière son passage de longs sillages humides. Une vision qui lui donna la chair de poule. Lâchant un soupir, cette fois audible, elle s’incita à nouveau au calme. C’était idiot de réagir d’une telle manière. Elle ne comprenait pas. Elle avait beau essayé mais elle ne parvenait pas à comprendre ses réactions, ce qui se cachait au fond d’elle-même. Et ce sujet qui ne se décidait pas à venir. Elle avait tout bonnement l’impression que son cerveau ne voulait pas fonctionnait correctement, il ne lui avait pourtant jamais fait défaut. A nouveau ses prunelles tombèrent sur ses doigts et les fins sillons qu’ils avaient laissé. Peut-être y avait-il un sujet qui pourrait paraître pas trop déplacé.

      « Tu n’as pas froid ? » Elle le regarda, hésitante. « Tu veux que je te cherche quelque chose ? »


    Il n’y a pas à dire elle se sentait vraiment très… bête.


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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Ven 20 Fév - 4:21

    Elle s'était accrochée à lui, et lui à elle. La serrant avec fermeté entre ses bras pourtant engourdis par l'effort du match, il s'était raccroché à Eileen comme il se serait agrippé à tout ce qui pouvait le maintenir dans la réalité. Les mains de la Serdaigle glissaient sur sa peau en effleurements électrisants, comme autant de décharges où se mêlaient plaisir et impatience. Jamais le contact physique avec elle n'avait été aussi... grisant. La tendre innocence habituelle de leurs baisers avait laissé place à des sentiments plus forts. Plus violents. Dans lesquels il avait l'impression qu'il pourrait se noyer s'il ne les exprimait pas de manière physique. Alors, pendant que les doigts de la jeune femme erraient sur son visage, celles du Poufsouffle allaient et venaient dans son dos en gestes réguliers, caressant sa peau à travers les couches de tissu qui la recouvraient. S'arrêtant parfois, au creux de ses reins, et exerçant une pression pour la rapprocher de lui. Toujours un peu plus, jusqu'à l'indécence.

    Il avait toujours eu peur de la brusquer. Lui qui avait déjà eu plusieurs aventures, avec filles ou garçons, possédait une certaine expérience, qu'il avait pourtant essayé d'oublier à partir du moment où Eileen et lui avaient commencé à sortir ensemble. Parce qu'elle avait l'air d'avoir cette innocence qu'il avait perdue. Parce qu'elle avait l'air fragile et qu'il éprouvait le besoin irrépressible de la protéger, des autres ou de lui-même. Il avait toujours fait preuve de la plus grande douceur à son égard, comme on aurait touché une poupée de porcelaine qu'on aurait eu peur de casser. Mais le baiser qu'ils venaient tout juste d'échanger n'avait plus cette préoccupation constante. Pour la première, véritable fois, c'étaient ses sens et son corps qui réagissaient à la présence de la jeune femme, et plus son esprit qui dominait tout le reste. C'était... doucereusement étrange, mais agréable. Vraiment agréable, de se laisser aller ainsi. Il se détacha à contrecoeur, avec la folle envie de réitérer l'expérience sur le champ. L'embrasser à en perdre haleine, à n'en plus savoir où ils se trouvaient, à en oublier tout le reste, sauf elle. S'échapper, enfin.

    Elle mit un certain temps à répondre à sa question. Il avait bien conscience que la question n'était pas des plus pertinentes, sachant évidemment qu'Eileen n'était pas adepte du Quidditch, et que si elle avait assisté au match du jour, ça avait été principalement pour le regarder jouer, lui. Ça le flattait autant que ça le gênait, de savoir qu'elle faisait ainsi des concessions pour lui, et se forçait à rester dehors dans le froid pour regarder un match d'un sport dont elle se fichait. Mais... il aurait été prêt à dire n'importe quoi pour briser le silence, avant que celui-ci ne s'étendît. Même parler des cours, ou de la météo, parce qu'il savait qu'Eileen n'aurait jamais essayé de rompre le silence seule, et qu'elle serait demeurée silencieuse en attendant qu'il desserre les mâchoires. Avec le peu de mots qu'il avait prononcés aujourd'hui, il était d'ailleurs étonné d'entendre que sa voix n'était ni enrouée, ni plus rauque que la normale.

      « Euh... Oui bien sûr. Evidemment qu'il m'a plu. »

    Cette fois-ci, il garda le silence, se contentant d'un léger sourire. Il était toujours un peu gêné par la situation. D'une part par ce baiser enflammé qu'ils venaient de partager, et d'autre par - et surtout - par le fait qu'Eileen l'ai vu aussi... faible. Le spectacle qu'il avait dû lui offrir avait dû être pitoyable. Profitant de ce silence, il entreprit de se calmer. Se concentrer uniquement sur le moment présent, et occulter tout le reste. Sibyl, Luke, les lettres, le match... Rien n'avait d'importance, à part la Serdaigle qu'il serrait toujours contre lui. Il aurait aimé que ce fût si simple que ça, mais ça ne l'était malheureusement pas. Il fut pourtant aidé par cette sensation de vide au creux du ventre, qui ne relevait en rien de la faim ou de l'angoisse. C'était juste... elle, qui lui faisait cet effet là. L'impression que si ses lèvres ne touchaient pas les siennes, ou que s'il ne goûtait la saveur de sa peau, il lui manquait quelque chose. Incomplet. Il savait ce qu'il voulait, il le savait parfaitement, de cette sensation d'avoir un torrent de feu dans les veines jusque dans ces cognements répétitifs et emballés de son coeur dans sa poitrine. Mais il n'osait pas. Et toutes les pensées, tous les souvenirs qu'il avait pu avoir depuis qu'il s'était levé ce matin là dansaient encore dans ses prunelles cobalt. Ce fut certainement ce mélange lancinant d'émotions qu'Eileen perçut lorsqu'elle se risqua enfin à relever les yeux vers lui, et à croiser son regard. Il ferma alors les yeux, dissimulant à la jeune femme les meurtrissures pas encore cicatrisées de son âme ainsi que les envies dévorantes qui bataillaient en lui, et sentit quelques secondes plus tard les doigts d'Eileen se glisser dans ses cheveux avec hésitation. Et, lorsqu'il sentit ensuite ses mains courir le long de son torse, traçant de longs sillons humides sur celui-ci, il frissonna violemment. Frisson qui lui secoua l'échine, remonta le long de sa colonne vertébrale pour au final lui secouer les épaules, et tout le corps. Sa main sur la taille de la Serdaigle se fit plus insistante, glissa jusqu'au creux de ses reins, et exerça une légère pression qui la rapprocha de lui. Elle rompit enfin le silence.

      « Tu n'as pas froid ? Tu veux que je te cherche quelque chose ? »

    Il souleva les paupières, dévoilant un regard à la fois profond comme l'océan et brûlant comme un brasier.

      « Non. » Réponse lâchée dans un souffle rauque. « A vrai dire, j'ai même... » Un sourire cette fois franchement amusé et joueur vint arquer ses lèvres. « ...plutôt chaud. »

    Il se pencha vers elle, et ses lèvres vinrent se poser sur son front. Puis sur sa tempe. Glissèrent jusque sur sa joue, et, arrêtées à la commissure de ses lèvres, il chuchota :

      « Mais merci... »

    Et, de nouveau, il l'embrassa. Très doucement au début, comme si tout empressement l'avait quitté entre temps. Il piégea sa lèvre inférieure entre les siennes, la mordilla un instant, s'amusa de même avec sa lèvre supérieure, puis approfondit ce baiser en laissant sa langue se frayer un chemin jusqu'à sa jumelle. Une main toujours glissée dans les cheveux de 'Leen, il exerça une légère pression sur sa nuque et, tandis qu'il se laissait basculer en arrière jusqu'à sentir son dos nu épouser le bois dur et rêche du banc, il l'entraîna avec elle. Les longues mèches sombres de la Serdaigle lui chatouillaient désormais le visage, lui arrachant un sourire à travers ce baiser qui, s'il était moins empressé et fiévreux que le précédent, n'en demeurait pas moins passionné et plein de langueur. Son autre main se glissa sous le pull d'Eileen, ses doigts effleurant lascivement sa peau en mouvements circulaires. Malgré le fait qu'il ne portât pas de pull il avait, comme à son habitude, les mains brûlantes. D'un geste, il l'incita à se positionner plus confortablement et à passer ses jambes de part et d'autre du banc.

    A bout de souffle, mais incapable de se séparer de ses lèvres trop longtemps, il chuchota :

      « 'Leen... » Un baiser, rapide. « Si tu veux que j'arrête.. » Un autre, à peine plus long que le précédent. « Dis-le. » Un autre, qui dura un peu plus. « Maintenant.. »

    Et, avant de lui permettre de répondre, il s'empara de nouveau de ses lèvres.

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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Lun 23 Fév - 0:18

      « Non. A vrai dire, j'ai même... plutôt chaud. »

    Elle s’était certes attendu à ce qu’il refuse, trop gêné de tant d’attention, comme toujours. Car c’était ainsi qu’il avait toujours fonctionné, refusant systématiquement toute aide. Mais ce qui suivit l’avait pour le moins surprise, beaucoup surprise. Comment pouvait-il avoir chaud alors qu’on était en décembre ? Il était vrai que l’air des vestiaires était chaude, même lourde, répercussion certaine des douches qu’avaient pris les joueurs de Poufsouffle un peu plus tôt, et qu’elle avait dû, à cause de cela, retirer sa robe de sorcier en entrant dans la pièce. Mais il ne faisait tout de même pas si chaud que ça ! Quoiqu’en y réfléchissant bien, elle était surement mal placée pour porter un tel jugement, et pour cause, la pauvre Serdaigle avait été obligé de revêtir une tenue qui n’était nettement pas adaptée à la saison. Tout ça parce qu’elle avait était une fois de plus trop maladroite et qu’elle avait reversé tout le contenu de sa bouteille d’eau sur sa malle. Et ce, quelques instants avant le match. Comble du malheur, elle n’avait pu garder ce qu’elle avait porté toute la journée, tout simplement parce qu’elle avait accepté de donner un coup de main à sa meilleure amie, ce qui s’était soldé par une catastrophe, pour ne pas changer.

    Elle s’était donc retrouvé vêtue d’une tenue très uniforme, ce qui signifiait jupe en toile qui n’était pas vraiment des plus longues et une paire de chaussettes hautes qui ne compensaient pas vraiment une bonne paire de jeans. Elle aurait voulu interroger Evan mais à peine sentit-elle ses lèvres touchées son front qu’elle oublia sa question à l’instant. A nouveau elle s’abandonna à ce qu’elle ressentait lorsqu’il emprisonna à nouveau ses lèvres, ne laissant paraître sa surprise lorsqu’il l’entraina sur un terrain neuf en jouant avec ses lèvres. Surprise qui fut plus difficile à ignorer quand la langue d’Evan vint à la recherche de sa jumelle, un nouveau frisson violent parcourut son corps emprisonné dans les bras du batteur. Elle le laissa mener la danse, se laissant entrainer sans la moindre résistance quand il alla s’allonger sur le banc. Ses mains brulantes lui faisaient l’effet de milliers de décharges électriques.

      « 'Leen... Si tu veux que j'arrête.. Dis-le. Maintenant.. »

    Plusieurs fois il entrecoupa sa phrase de baisers. Plusieurs fois il les rompit trop vite pour qu’elle puisse y répondre. Elle en était passablement frustrée. Et quand le sens complet de ce qu’il venait de lui dire atteint enfin son cerveau, ce qui prit tout de même un bon moment car la demoiselle avait d’office bloqué ce dernier au moment même où elle entendit « je m’arrête », elle ne comprit tout simplement pas pourquoi il lui demandait ça maintenant. Il était tout bonnement hors de question qu’ils s'interrompent maintenant, tout ça parce qu’il avait encore une stupidité à se reprocher, stupidité qui encore n’aurait ni fondement ni lieu d’être. De plus Evan ne lui avait pas laissé le temps de répondre, ses lèvres s’étaient à nouveau collées à celles de la Serdaigle. Ce dont cette dernière avait relativement profité, prolongeant le baiser autant qu’elle le pouvait avec sa piètre expérience. Ainsi elle espérait simplement qu’il oublie lui-même ce qu’il venait de lui dire. C’est alors qu’elle comprit qu’il s’agit plus d’une… supplication ? Comme s’il lui demandait de l’arrêter de faire quelque chose qui aurait pu lui déplaire à elle. Cela n’avait aucun sens.

    Cette fois ce fut elle qui interrompit leur baiser et elle s’éloigna juste assez de son visage pour voir ses yeux cobalt. L’incompréhension qui peignait les émeraudes de Leen devait être flagrante, car elle constata qu’Evan réagit plutôt étrangement à sa réaction. Puis elle eut cette moue caractéristique qu’elle avait quand quelque chose lui déplaisait, quelques secondes seulement mais juste assez pour qu’elle n’échappe pas à cet empoté, s’il pensait qu’elle répondrait à pareil bêtise. Elle l’ignora tout simplement et déposa son front contre le sien. Et elle l’embrassa, pour la première fois elle l’embrassa sans la moindre hésitation, ce qui en soit était un refus à ce que lui avait dit Evan mais elle ne pensait déjà plus à cela. Elle n’avait pas remarqué que sa position la gênait dans ce qu’elle entreprenait, et inconsciemment elle se repositionna, se retrouvant alors agenouillée sur le banc, de part et d’autre d’Evan.

    Ce qui avait tout de même des inconvénients, grâce à cette idiote de jupe qu’elle avait dû mettre. En temps normal elle n’avait absolument rien contre ce vêtement, sauf quand il s’agissait de la porter quand une personne du sexe masculin était dans les parages. Même avec Alec elle avait des problèmes, et les remarques déplacées qu’il lui lançait de temps à autre n’arrangeaient jamais la situation. Seulement la position qu’elle avait choisit était un peu… dévoilante. Quant bien même elle se rassurait qu’il s’agissait d’Evan et non de quelque autre personne, elle n’arrivait pas à s’apaiser. À nouveau elle rompit son baiser, et se redressa pour tenter d’arranger ce détail, quant bien même fut-il futile mais cela ne lui effleura même pas l’esprit, priant pour qu’elle ne lui fasse pas mal. Cette tentative resta vaine, et elle ne s’en sentait que plus mal encore.

    Elle laissa tomber, avec un peu de chance Evan n’aurait absolument rien remarqué de sa manœuvre, et s’en retourna s’allonger sur lui. Eileen ne put voir le visage inquiet et gêné d’Evan quand elle plongea son visage dans le cou de ce dernier. Par contre elle ne put que constater que la respiration du jeune homme s’était faite plus rapide et plus courte. Croyant que c’était son poids qui le gênait, lui faisait… mal, Leen essaya de changer de position pour le soulager. Ce qui provoqua l’effet… contraire ? C’était à y rien comprendre. Doucement, avec la plus grande prudence, elle posa son visage sur son torse, juste sous son visage. Elle aurait préféré se lever pour ne plus lui faire mal, mais elle craignait de le blesser si elle le faisait d’elle-même, elle n’osait pas non plus lui demandait s’il le voulait car cela pouvait également le meurtrir, mais elle était presque certaine qu’il ne dirait rien de lui-même, trop fier pour s’abaisser à cela. Comme pour le soulager elle frotta son visage contre sa peau, si chaude, c’était bien plus agréable que le plus doux des oreillers. Elle l’embrassa également, de petits baisers furtifs. Et c’est à cet instant que tout devint clair.

    Ces paroles qui lui demandaient si elle voulait qu’il s’arrête, sa respiration qui semblait s’être faite encore plus difficile. Ce n’avait rien à voir avec les baisers passionnés qu’ils avaient échangés, et encore moins avec son poids qu’elle avait pensé douloureux pour lui. En réalité ce qu’elle sentait à présent était à n’en pas douter la cause de tout cela. Déstabilisée. Voilà ce qu’elle était. Elle avait complètement stoppé tout ce qu’elle faisait en ce moment, n’osant plus bouger d’un poil. Elle ne savait que faire, voulait faire comme si de rien n’était mais bouger n’arrangeait pas les choses. Loin de là. L’autre souci majeur qui s’imposa à elle, c’était de ne pas croiser le regard de son aimé. Elle ne se sentait pas capable de le regarder dans les yeux, surtout qu’elle était quasiment certaine que la chaleur qui lui était montée aux yeux ne pouvait qu’être accompagnée d’une jolie teinte rosée.

    Elle en était monstrueusement gênée, non seulement parce que c’était une situation qu’elle ne pensait pas possible, pas ici ni maintenant, mais aussi, et c’était cela qui la troublée bien plus que tout le reste, car elle avait compris qu’elle n’était en rien dérangée par ce qui ce passait actuellement. La sensation qui lui brulait le creux de l’estomac était étrange mais si… plaisante ? Elle n’arrivait pas à mettre un mot sur cette sensation. Pas pour l’instant. Tout immobile qu’elle était, elle cherchait quoi faire, et surtout quoi dire, encore et toujours. Plus que jamais elle s’en voulait de ne jamais pouvoir trouver elle les mots qu’il fallait, car elle savait que cette fois ce n’est pas Evan qui pourrait tout arranger puisqu’il devait lui non seulement être embarrassé, peut-être même plus qu’elle, mais il devait s’en vouloir, se croire responsable de la situation dans laquelle ils se trouvaient tous les deux.

      « Evan… je… »

    Quoi ? Ne t’en veux pas ? Non, non, non, rien de ce qui lui venait à l’esprit ne semblait en accord avec ce qu’elle éprouvait, avec ce qu’elle consentait à lui dire, avec ce qui pourrait le rassurait. Rien n’était pire que les mots qui manquaient alors que l’on en avait plus que besoin. Et maintenant qu’elle avait pris la parole elle ne pouvait plus faire marche arrière et faire comme si rien ne s’était passé. Il fallait qu’il comprenne qu’elle ne voulait pas que tout soit gâché à cause d’une futilité pareille. Ce n’était pas si grave, parce qu’au fond elle aimait ce qu’elle ressentait, ses sentiments nouveaux qui bouillaient au fond d’elle. Et qui ne demandaient qu’à s’exprimer.

    Elle se blottit alors contre lui, de toutes ses forces elle s’accrocha à lui. Son visage plongé dans son cou encore une fois, prenant soin d’avoir l’avoir caché avec ses cheveux. Malgré le fait qu’elle savait maintenant ce qu’il en était pour elle, elle ne pouvait pas le lui avouer de but en blanc. Jamais elle ne trouverait les mots pour le lui dire.


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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 26 Fév - 19:44

    Pour toute réponse, elle fit la moue. A force de la fréquenter, il avait appris à décrypter les expressions qui passaient sur son visage. Ça n'avait jamais été bien compliqué, car Eileen n'était pas des plus douées pour dissimuler ses émotions, et lorsqu'il vit son visage, il comprit que la question qu'il lui avait posée lui avait déplu. Elle le fixait, une lueur d'incompréhension au fond des prunelles. A vrai dire, il n'était pas certain qu'elle mesurât réellement l'ampleur de la situation, mais il prit également cette moue boudeuse pour un assentiment, et laissa un sourire venir illuminer son visage alors qu'elle posait son front contre le sien. Il se sentait étonnamment bien, et c'était certainement dû à cette sensation d'avoir un torrent de feu dans les veines, et à la sentir si près de lui. Si indécemment près de lui. Ses mains enserrant doucement la taille de la Serdaigle, il accueillit ce baiser qu'elle lui donna comme une délivrance qui fit momentanément voler en éclats ces doutes qu'il avait et cette réserve qu'il s'était efforcé de conserver. Il l'embrassa à en perdre haleine, à en perdre toute notion du temps, sans plus de soucier de rien à part d'elle, qui était présente à chacun de ses sens et qui paraissait les enflammer.

    Elle se repositionna, et le frottement léger de leurs corps, même à travers leurs vêtements, fit frissonner le Poufsouffle qui cambra momentanément le dos, inspirant profondément. Sans vraiment qu'il s'en rendît compte, ses mains quittèrent la taille de la jeune femme pour descendre lentement, glissant avec légèreté sur ses cuisses. Lorsque ses doigts entrèrent en contact direct avec la peau d'Eileen, juste au dessus de ses genoux, ses mains remontèrent alors avec une lenteur qui contrastait étrangement avec l'empressement avec lequel ils s'embrassaient. Ses mains brûlantes caressaient sa peau, la faisant frissonner violemment, et lui même appréciant le contact sous ses paumes. Il perdait le contrôle. Ou du moins, il perdait ce contrôle constant de lui même qu'il s'efforçait de maintenir lorsqu'il était avec elle. Il ne réfléchissait plus vraiment à ce qu'il faisait, et surtout, ne se préoccupait plus de sa conscience, alors qu'il effleurait en mouvements lascifs & réguliers les cuisses de la Serdaigle. C'était tout son corps qui réagissait à la présence de la Serdaigle, là, au dessus de lui.

    Puis elle se redressa, rompant à demi le contact. Il garda les yeux clos, stoppant tout mouvement alors qu'il la sentait bouger. Il s'en rendit à peine compte, mais son souffle se bloqua dans sa poitrine. A en juger par le son léger du froissement de tissu qu'il pouvait entendre, elle essayait de réajuster sa jupe. Avait-il été trop loin ? Avait-elle été gênée par ses gestes ? Il n'eut pas le temps de s'en inquiéter, du moins pas dans l'immédiat. A la sentir bouger ainsi contre lui - et elle ne devait même pas s'en rendre compte - son bas-ventre le brûlait ardemment. Il se mordit violemment la lèvre, et son souffle s'accéléra quand elle revint s'allonger sur lui. Si tout cela était fait délibérément ou pas, il n'en savait rien, mais son corps à lui ne pouvait s'empêcher de réagir de manière incontrôlable. Elle bougea de nouveau, et il comprit alors qu'elle essayait de trouver une position confortable pour tous les deux, mais ça n'arrangeait rien. Absolument rien. Leurs bas-ventres se frôlaient à chacun des mouvements de la Serdaigle, envoyant dans le corps d'Evan des décharges de plaisir. Plus encore, de désir. Ses mains étaient revenues se plaquer au creux de ses reins, la serrant contre lui alors qu'elle déposait ses lèvres sur sa peau brûlante,

      « 'Leen.. » Un souffle, haché. Presque un gémissement, légèrement rauque. « Tu me fais pas mal, alors... ne bouge pas... autant. » A nouveau, il se mordit la lèvre, essayant de se maîtriser. Et c'était chose particulièrement difficile.

    Il ne saurait vraiment expliquer ce qu'il se passa ensuite. Indéniablement, son corps avait réagi de manière plus qu'explicite aux mouvements - même irréfléchis - de la jeune femme et il se sentait désormais à l'étroit, prisonnier de ce jeans qu'il avait pris la peine d'enfiler une fois sorti de sa douche. Et elle dû le sentir, car elle stoppa subitement tout mouvement, ce dont il se rendit compte. Elle n'osait plus faire un geste, et lui-même mit un certain temps avant de réaliser que ses doigts s'étaient faufilés sous le pull de la Serdaigle et caressaient doucement sa peau, remontant de plus en plus. Lui aussi s'arrêta et rouvrit les yeux, réalisant que seule sa respiration un peu trop rapide pour être normale brisait le silence des vestiaires. Il avait chaud. Plus que lorsqu'il le lui avait avoué quelques instants plus tôt. Merde. Ce fut la seule pensée cohérente qu'il put formuler. Elle avait compris. Pire que ça, elle l'avait senti, et elle avait pris peur. Sinon, pourquoi cette immobilité totale qu'elle conservait ? Il fut surpris d'entendre sa voix briser le silence.

      « Evan, je... »

    Elle ne sut quoi dire d'autre. Un pâle sourire vint effleurer ses lèvres. Ce brusque changement d'atmosphère avait fait l'effet d'une douche froide, bien que son corps ne semblât pas si rapide à réagir que son esprit, et il se détestait de ne pas avoir su se contrôler d'avantage. Il secoua doucement la tête et chuchota, alors que ses mains quittaient la peau d'Eileen pour revenir se poser, chastement, dans son dos par dessus son pull :

      « C'est moi... excuse-moi. J'voulais pas... »

    Silence gêné qui suivit ces quelques mots, alors qu'elle revenait se blottir contre lui. Il n'y comprenait plus rien. Mais il était sûr d'une chose, il ne voulait pas la blesser, ni même la forcer. C'était particulièrement gênant, surtout que de la manière dont ils étaient installés, elle pouvait difficilement ignorer la façon dont avait réagi le corps d'Evan. Elle se serrait contre lui comme pour lui faire comprendre qu'elle ne voulait pas qu'il parte, mais il n'avait plus la tête à ça, même si tout ce qui ne constituait pas sa conscience continuait d'apprécier plus que de raison la proximité si réduite de leurs deux corps. S'il n'avait pas eu conscience de ce brusque changement chez la jeune femme, jusqu'où seraient-ils allés ? Parce que vu l'état dans lequel elle l'avait plongé, il serait allé loin. Très loin, beaucoup plus que ce qu'elle avait certainement imaginé au début. Il ne restait qu'un homme, après tout. Doucement, il se redressa, prenant soin de ne pas croiser le regard de sa petite-amie. Il fallait qu'il aille se calmer ailleurs, parce que là c'était physiquement & moralement impossible d'oublier la présence de la jeune femme tout contre lui, et ça n'arrangeait surtout rien.

      « Je reviens, » murmura-t-il simplement avant de se relever, et de se diriger de nouveau vers les douches, dans la pièce d'à-côté.

    Une fois la porte refermée derrière lui, il se dirigea vers un lavabo et fit couler l'eau froide. Il ferma douloureusement les yeux, lâchant un lourd soupir, puis mit ses mains en coupe et se pencha pour s'asperger le visage. Il frissonna violemment sous le contact de l'eau glacée contre sa peau qui paraissait comme embrasée. Il n'arrivait pas à se défaire de ces pensées qui l'avaient assaillies quelques instants plus tôt. Il la désirait. De tout son corps, il la désirait, preuve en était la sensation de brûlure à son entrejambe, mais il ne voulait pas lui faire de mal. Il ne voulait pas la blesser, et surtout, il n'était pas sûr de la mériter. Sans même prendre la peine de se déshabiller, il alla se placer sous une douche et ouvrit rageusement le robinet. L'eau froide se déversa sur lui en lui arrachant un grognement de protestation, et il serra les mâchoires pour réprimer ses claquements de dents ainsi que ses tremblements. Puis, petit à petit, il tourna le robinet pour réchauffer progressivement l'eau, et il se sentit se détendre. Enfin. Il n'avait pas encore tout à fait les idées claires, l'esprit encore voilé par cette envie presque dévorante qui lui avait étreint le coeur. Il l'imagina, seule dans la pièce d'à côté, encore allongée sur le banc, mais secoua la tête lorsqu'il réalisa que cette simple pensée ravivait ses pulsions. Non. Ses cheveux de nouveaux mouillés lui collaient au visage, et il les en dégagea d'un geste de la main. Quant à son jeans, il était désormais imbibé, mais il n'en avait rien à faire.

    Lorsqu'il rouvrit les yeux, il crut halluciner, mais elle se tenait devant lui et le regardait.

      « Désolé, » marmonna-t-il, oubliant de couper l'eau. « J'peux pas... j'veux pas te faire de mal. T'es trop... pure pour ça. »

    Ça avait l'air tellement bête, dit comme ça.
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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 26 Fév - 23:04

    Se taire. Elle aurait vraiment dû se taire. Cette atmosphère qui s’était installé, elle ne l’aimait pas, ne la reconnaissant que trop bien. Pourquoi avait-il fallu qu’elle réagisse comme ça ? Et surtout qu’elle ne puisse trouver quelques stupides mots pour le rassurer ? Car c’était bien cela qu’il lui aurait fallu avoir à ce moment. Flûte ! Elle qui avait juste été surprise par la tournure des événements, ou plutôt par ce qu’elle se qu’elle avait senti tout contre son bassin. Quoiqu’il lui soit passé par la tête, pourquoi n’avait-il pas simplement compris qu’elle avait réagi par surprise, il s’agissait d’une première pour elle il est donc tout à fait normal qu’elle réagisse. Mais non, comme toujours il avait dramatisé.

      «C'est moi... excuse-moi. J'voulais pas... »

    Vraiment ? Elle avait beau ne pas y connaître grand-chose, elle doutait tout de même grandement de ses paroles. Et ce qui c’était passé depuis qu’elle était rentrée dans cette pièce étaient suffisamment de preuves pour lui prouver le contraire. Mais que lui aurait-il répondu s’il elle lui avait exposé les choses de cette manière ? Aurait-il fui ou accepté de prendre les choses telles qu’elles étaient ? Autant de questions auxquelles elle ne trouvait pas de réponses ? Elle qui croyait le connaître, il fallait l’avouer elle avait bien du mal à l’instant. Pourtant elle se serait sans hésité damnée pour trouver de quoi le rassurer. Alors elle avait préféré se coller à lui. Croyant, bêtement, que cela suffirait. Pourtant elle aurait dû se douter que ce n’était pas cela qui le ferait changer d’avis. Peut-être avait-elle espéré..

      «Je reviens. »

    Évidemment. Elle le laissa finalement partir, à contre cœur, descendant presque d’elle-même de ses genoux. Laissé tomber. Elle avait tout simplement laissé tomber, tout ça parce qu’elle avait vu qu’il fuyait son regarde, quoiqu’elle fasse. Elle avait alors tenté de saisir sa main, tant qu’elle était encore à sa portée, mais au dernier moment, alors qu’elle était si près de la toucher, elle avait hésité. La retirant alors aussi vite qu’elle avait pu. Plus que tout elle avait été blessée, blessée de son comportement, blessée de n’avoir rien pu faire. Alors elle avait abdiqué. Et quand la porte se referma, elle eut l’impression de prendre une gifle comme jamais elle en avait eu. Et tout naturellement elle se mit à regretter.

      « Non mais quelle idiote… »

    Elle s’était sentie obligé d’énoncer ses paroles à haute voix, bien qu’elle doutât être la seule à les entendre. D’ailleurs c’était bien mieux ainsi, pas besoin qu’il se sente encore plus mal qu’il ne l’était déjà. C’est pourquoi elle avait préféré l’attendre sagement, et tenter, en vain, de calmer ses sentiments. Ses désirs. C’était étrange, surtout de se l’avouer mais la jeune femme avait enfin réussi à mettre un mot sur tout ce qu’elle avait ressenti pendant ces courtes minutes. Savoir cela ne faisait qu’accentuer son sentiment de culpabilité. Si seulement elle avait pu s’en rendre compte plus tôt, elle aurait pu éviter que les choses tournent de cette manière. Et Evan serait encore là, avec elle, il n’aurait pas mis une vulgaire porte entre eux, il ne l’aurait pas fui, ni même ses sentiments. A lui, à elle,… à eux.

    Mais s’il était resté, si elle n’avait pas réagit aussi brusquement quand elle avait compris ce qui lui arrivait à lui, les choses auraient forcément pris une toute autre tournure. Mais laquelle ? Elle réfléchit, cherchant de toutes ses forces, mais tout restait dans le brouillard. Il y avait quelque chose qui bloquait, sans qu’elle puisse mettre le doigt dessus. Rageant ! Voila ce que c’était. Ne supportant plus ce banc où s’était passé tant de choses elle se leva et traversa la pièce, suivant les pas du Poufsouffle. Sans même le réaliser. Ce fut presque un miracle qu’elle ne fonça pas dans la porte close. Cette porte.. elle se surprit à la haïr, alors que ce n’était qu’une simple porte, qui n’avait jamais rien demandé à personne, mais elle se trouvait au mauvais endroit, et elle était close. Plusieurs fois elle voulut l’ouvrir, supprimer cette barrière qui ne devait pas se trouvait là. Combien de temps ? Combien de fois elle leva sa main, effleura la poignée, puis rebaissa sa main, le tout dans un mouvement des plus lents ? Elle n’en savait rien, elle avait perdu toute notion du temps.

    Puis un bruit se fit entendre. Doucement elle se força à revenir à la réalité, se concentrant sur ce son qu’elle voulait identifier. Les quelques secondes qui lui fallut pour le reconnaitre lui parurent être des heures. Il prenait une… douche ? Voila qui était surprenant. Pourquoi donc avait-il besoin de prendre une douche alors qu’il en était à peine sorti quand elle était venue le chercher ? Se sentait-il mal au point de vouloir se noyer dans la douche ? A peine cette idée lui traversa l’esprit qu’elle se pétrifia sur place. Il ne pouvait pas faire ça, il ne pouvait pas lui faire ça ! Oubliant ses appréhensions, surtout celle de le trouver dans le plus simple appareil sous sa douche, elle saisit la poignée et ouvrir cette fichue porte. Le geste qu’elle aurait pensé brusque ou encore très lent, se révéla être tout à fait normal. La vision qui s’offrit à elle ne correspondait absolument pas à ce qu’elle s’attendait, et elle fut quelque peu soulagée de voir qu’il portait toujours son jeans. Quoiqu’un peu déçue au fond.

    De son pas léger, elle s’approcha de lui. S’arrêtant à quelques centimètres, juste assez pour ne pas se retrouver sous le jet d’eau, et patienta qu’il se décide à rouvrir les yeux.

      «Désolé, J'peux pas... j'veux pas te faire de mal. T'es trop... pure pour ça. »

    Soupir non dissimulé. C’était toujours la même chose avec lui. S’en prendre la peine de lui répondre elle franchit le dernier pas qui les séparait, se fichant complètement de se retrouver trempée. Elle ne prit non plus pas le temps de lui répondre, à quoi cela aurait servi de toute manière. Elle se contenta simplement de se dresser sur la pointe de ses orteils et l’embrassa. Sans plus. Elle ne voulait pas le brusquer.

      « Cesse donc de dire des bêtises. » Doucement elle effleura son visage. « Je ne vois pas en quoi, toi, tu pourrais me faire du mal. »

    Elle n’avait pas très bien saisi la fin de ce qu’il lui avait dit mais elle ne releva pas. Cela n’avait aucun importance, et quelque soit leur réel sens elle le trouvait sans intérêt, sans valeur. A la place elle préféra l’embrasser à nouveau, elle ne voulait plus qu’il s’en aille pour des raisons aussi futiles. Elle voulait le garder près d’elle. Le désirait. Bien qu’elle n’ait du mal à saisir cela. Sauf qu’elle ne savait pas vraiment comment lui faire comprendre qu’il n’avait pas besoin de… de ? Et puis flûte, elle en avait assez de réfléchir incessamment. Leen préféra alors se laisser guider par ce qu’elle avait au fond de son estomac. Sa main quittant l’épaule d’Evan elle glissa le long de son torse, de son ventre, avec une douceur infinie. Elle failli hésiter au dernier instant mais se ressaisit à temps. Elle savait ce qu’elle voulait, qu’elle était prête. D’un geste délicat elle se mit à déboutonner le jeans du jeune homme, prenant tout son temps, comme pour le faire languir.

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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Ven 27 Fév - 19:46

    Il était fatigué. Malgré l'eau fraîche qui lui ruisselait sur le corps & lui remettait les idées en place, il était fatigué. Fatigué de ne jamais vraiment s'autoriser à agir sans réfléchir aux conséquences de ses actes, aux répercussions que cela pourrait avoir. Aux regrets qu'il pourrait éprouver après coup. Sur ce point, il devait bien avouer être d'accord avec le Choixpeau, qui avait longuement hésité entre Poufsouffle & Serdaigle sept années plus tôt. S'il pouvait se montrer particulièrement impulsif pour certaines choses, il réfléchissait beaucoup trop pour d'autres. Mais il avait tellement peur de la voir lui filer entre les doigts, à cause de quelque chose qu'il aurait fait ou dit et qu'elle n'aurait pas apprécié. Il n'était pas aussi prude qu'elle, ni aussi innocent, et si ces traits de caractère étaient précisément ce qui l'attiraient chez elle, ça le bloquait également, parce qu'il se retrouvait contraint de réfréner ses ardeurs. Comme maintenant, mais comme d'autres fois où elle ne s'en était certainement pas rendue compte. Cette douceur dont il faisait preuve à son égard avait beau être naturelle, il ne devait pas moins se contrôler en permanence pour ne pas qu'elle s'élime sous des pulsions plus physiques auxquelles il savait qu'Eileen n'était pas prête à répondre.

    Enfin, c'était ainsi qu'il pensait avant de la voir devant lui, alors qu'il était toujours sous le jet d'eau. Celle qu'il voulait protéger, de tout. Même de lui. Pourtant, à ses mots, elle lâcha un soupir. Il la regardait à travers les gouttes d'eau qui ruisselaient sur son visage, oscillant entre tendresse indicible et désir péniblement retenu. D'un geste, il aurait pu l'attraper par le poignet, l'attirer contre lui et l'embrasser avec fougue. Laisser courir ses mains sur son corps et la sentir frémir entre ses bras. Il savait qu'il ne fallait que peu de choses pour que toutes ces sensations dévorantes qu'il avait ressenties quelques instants plus tôt, sur ce banc, se réveillent et l'enflamment à nouveau. Il avait beau lutter et s'enjoindre au calme, il avait envie d'elle, d'une manière insoupçonnée, et plus il la regardait, ses prunelles cobalt brillant d'une passion contenue, moins il arrivait à oublier cette brûlure au bas-ventre qu'il avait éprouvée un peu plus tôt, ou le contact de ses doigts sur sa peau pâle, ou encore cette manière irréfléchie mais terriblement sensuelle dont elle avait fait preuve en se repositionnant au dessus de lui. Elle ne se rendait pas compte à quelle point elle était belle, et désirable. Et lui n'arrivait plus à se maîtriser pleinement et totalement.

    Elle franchit la distance qui les séparait et il la laissa faire, sans la quitter des yeux. Il la contemplait avec une intensité peu commune, incapable de détacher son regard de cette Serdaigle qui affolait ses sens. Il accueillit doucement ses lèvres, fermant les yeux un instant, et se décida enfin à couper l'eau, ne désirant pas la voir trempée et grelottante.

      « Cesse donc de dire des bêtises. » Il esquissa un léger sourire, secouant la tête. « Je ne vois pas en quoi, toi, tu pourrais me faire du mal. »

    A vrai dire, il ne savait pas vraiment non plus. Il lui arrivait de se renfermer, ses humeurs variaient, il manquait d'assurance et il n'arrivait juste pas à lui dire qu'il l'aimait. Tout ça, ça aurait pu la blesser si elle avait pris le temps d'y réfléchir. Ou peut-être qu'elle s'en fichait, au fond, et qu'elle n'attendait rien de lui. Alors qu'elle l'embrassait de nouveau, l'une de ses mains vint se caler sur la nuque de la jeune femme, doucement. Exerçant une légère pression pour l'enjoindre à approfondir ce baiser, alors que sa langue allait de nouveau à l'encontre de la sienne. Un frisson lui secoua le corps lorsque la main d'Eileen glissa le long de son torse, effleura son ventre, et continua sa descente pour venir se poser sur le bouton de son jeans. Il recula légèrement et son dos vint épouser la surface plane et froide du mur, s'appuyant contre celui-ci. Il frémissait d'un mélange d'impatience et d'appréhension, sentant les doigts de la Serdaigle défaire ce fichu bouton avec une lenteur effroyable. Un murmure rauque s'échappa de ses lèvres alors qu'il rejetait la tête en arrière, l'appuyant également contre le mur carrelé.

      « 'Leen... » Ça sonnait presque comme une supplication. Roulait dans sa gorge comme quelque chose prononcé des milliers de fois, sur des milliers d'intonations différentes. Chantait sur ses lèvres comme une promesse éternelle.

    La laissant se débrouiller avec son pantalon, il déposa une série de baisers fiévreux dans son cou, remontant lentement. Le bout de sa langue joua un instant sur sa peau, alors qu'il laissait une marque qui serait aisément dissimulée par ses longues mèches brunes. Puis ses lèvres tracèrent le contour de sa mâchoire, et effleurèrent le lobe de son oreille, et il susurra chaudement au creux de celle-ci :

      « J'ai envie de toi.. »

    Le dire clairement avait quelque chose de rassurant et de libérateur. Et on ne percevait nulle gêne ou hésitation dans sa voix à lui, c'était simplement une déclaration qui visait à faire comprendre à Eileen l'ampleur de ces sentiments qu'il éprouvait pour elle. Ou plutôt, la vivacité de ce désir qu'il ressentait. D'un léger coup de hanche, il inversa leur position et elle se retrouva accolée au mur, alors que les lèvres du Poufsouffle repartaient explorer chaque parcelle de peau qui lui était accessible, parcourant son cou avec lenteur puis descendant, cette fois, sur son épaule. Le pull qu'elle portait constituait un obstacle qu'il s'empressa d'effacer en le lui ôtant, laissant ses mains chaude errer sur sa peau pâle avec une assurance insoupçonnée, mais sans jamais perdre de leur douceur. L'une de ses paumes vint se plaquer au creux de ses reins, la serrant contre lui, tandis que l'autre retournait effleurer ses cuisses, soulevant légèrement sa jupe. Puis, délaissant momentanément sa peau, ses lèvres revinrent s'emparer de celle d'Eileen, alors que sa respiration reprenait peu à peu ce rythme irrégulier et que son souffle s'écrasait sur sa peau fraîche. Dans le dos de la jeune femme, sa main remonta lentement et ses doigts jouèrent avec l'attache du sous-vêtement qui lui restait, entreprenant alors de la défaire avec la même lenteur dont elle avait fait preuve précédemment.

    Puis, reposant une main sur le mur pour lui servir d'appui, il rouvrit involontairement le robinet. Il ne put s'empêcher de sourire à travers leur baiser tandis que l'eau recommençait à leur ruisseler dessus, tiède.

      « Oups... » lâcha-t-il dans un souffle joueur, tout contre ses lèvres, avant de rire doucement.
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Sam 28 Fév - 1:12

    Elle avait cru qu’elle rencontrerait une résistance quelconque à ses avances, un peu trop directes pour elle, qu’il stopperait sa main qui s’était faite un peu trop exploratrice. Mais il n’en avait rien était. Il s’était laissé faire, laissant enfin de compter tout ce qui semblait le tracasser. Elle en était fière, il fallait bien l’avouer. La Serdaigle fut amusée de constatée que son petit-ami ne semblât pas apprécier qu’elle prenne autant de temps pour défaire un pauvre bouton, mais malgré l’empressement qui s’était emparé d’elle, elle prenait sur elle-même et multipliait les efforts pour ne pas lui arracher tout simplement le bout de tissu qui lui restait. Un sourire vint illuminer les lèvres de la jeune fille quand un son rauque échappa des lèvres d’Evan, elle était amusée de voir que ce simple geste pouvait lui faire tant d’effet & cela lui faisait plaisir. Ce qu’elle se garderait bien de lui dire. De toute façon, elle n’était pas vraiment en état de prononcer une seule parole quand il déposa de nombreux baisers sur sa peau. Et Eileen eut elle-même bien du mal à ne pas lâcher un soupir de plaisir.

      « J'ai envie de toi.. »

    Ces mots. Ces simples mots lui firent un étrange effet, elle le sentait là tout au fond de sa poitrine. Un peu plus et elle en aurait presque oublié de respirer, mais il ne la gênait pas, absolument pas. Au contraire, ils allumaient bien plus cette petite flamme qui brûlait en elle mais qu’elle ne connaissait, ni ne maitrisait encore. Quant à ce qui concernait son expédition précédente, elle eut bien du mal à la terminait, laissant ce jeans, bien qu’ouvert, à une place qu’il aurait déjà dû quitter. Sauf que pour l’instant elle avait surtout besoin de ne pas réfléchir, cesser de fonctionner comme elle le faisait toujours et se laisser simplement aller. Car bien que cela fût difficile à avouer, ces mots la flattaient autant qu’ils la gênaient, même faiblement. Et elle ne voulait surtout pas qu’il ne perçoive les sens dans leur mauvais sens. Il semblait en être passé maître en la matière cette année.

    Ainsi elle ne se rendit pas vraiment compte quand Evan inversa leur position, ne réalisant la chose que quand sa corps entra en compact avec le mur froid, même à travers le tissu de son pull, ne réussissant pas à réprima un faible murmure de surprise et encore moins le mouvement de surprise qui lui fit cambrait le dos. Mais à peine Leen sentit les lèvres du Poufsouffle couvrir à nouveau sa peau qu’elle consentit, inconsciemment, à reprendre appui contre la surface plane. Ses mains étaient parties à la recherche des siennes, voulaient entremêler leurs doigts avec ceux du jeune homme. Evan n’accepta le geste qu’un bref instant, puis semblant profiter de la situation il déplaça les bras de la Serdaigle, avec une douceur infinie, au-dessus de la tête de cette dernière. La demoiselle se laissa faire sans broncher. Et ne réagit pas plus lorsqu’elle sentit son pull quitter sa peau.

    Le rythme de son souffle s’accéléra petit à petit, toujours un peu plus, tandis que les lèvres et les mains du jeune homme exploraient leur nouveau terrain de jeu. Les faibles effleurements contre sa peau lui donnaient la chair de poule, électrisaient chaque parcelle de son corps. Contradictoirement elle fut pris à la fois de l’envie de s’accrocher à lui, de blottir son visage contre sa peau, & à la fois par l’envie de le repousser, ses baisers la rendant complètement folle. Mais elle préféra laisser son esprit débattre seul. De plus cela ne dura pas, à peine sentit-elle les mains d’Evan effleurer la peau de ses cuisses, soulever légèrement sa jupe, que son esprit se vida entièrement. Et cette fois ce fut elle qui ne put stopper le soupir qui échappa de ses lèvres.

    Quand il l’embrassa à nouveau, elle le lui rendit avec passion, le rythme de son souffle claquant celui du Poufsouffle. Se raccrochant à cet échange comme pour dissimuler la frustration qui l’avait prise quand elle remarqua qu’il prenait autant son temps qu’elle avait pris le sien quelques minutes auparavant. Elle n’appréciait pas qu’il joua ainsi avec elle. Il n’avait pas le droit de la faire languir ainsi. Comme pour se calmer elle s’était encore plus serré contre lui, ses doigts lacérant presque ses omoplates. Elle était un peu gênée de se retrouver ainsi vêtue devant lui, après tout c’était bien la première fois que celui lui arrivait, mais pour l’instant elle ne s’en préoccupait guère, pas plus que la légère roseur qu’avait dû prendre ses joues. Ou bien, c’était peut-être la chaleur de la pièce qui faisait cet effet.

      « Oups... »

    Elle eut un mal fou à retenir son rire, et bien plus de mal encore à garder ses lèvres contre les siennes.

      « Je suis prête à parier que tu l’as fait exprès. »

    Ses lèvres étaient toujours contre les siennes, l’embrassaient toujours, mais ne manière brève. L’eau tiède ravivait son corps, autant que l’avaient fait ses mains se promenant sur sa peau. Un peu plus encore elle se colla contre lui, appréciant le frottement de leur corps, jouant avec. Elle mourrait de voir comment il réagirait à cela. La Serdaigle savait ce qu’elle jouait à ce petit jeu, mais n’était-ce justement pas le but ? Mais cela ne lui suffisait pas, elle voulait jouer encore un peu avec lui.

    Doucement ses lèvres échappèrent aux siennes, préférant le contact de ses joues, ses paupières, ou encore son cou. Mais ce n’était pas là le but réel de sa manœuvre. Alors qu’elle l’embrassait, la demoiselle en avait profité pour blottir sa jambe à un endroit où elle n’avait pas vraiment sa place. Le sentir réagir ainsi à son mouvement l’amusait bien plus qu’auparavant. Ce n’était peut être pas très gentille de sa part, mais elle n’avait pas osé faire le geste qui il était passé par la tête. Elle était encore un peu trop prude pour cela.

      « Oups... » Elle se mordit la langue pour ne pas rire. « Désolée, pas fait exprès.. »

    A d’autres. Enfin Eileen se doutait bien qu’Evan ne tomberait pas dans le panneau. C’était juste pour marquer le coup. Il ne lui restait maintenant qu’une chose à faire : se débarrasser du dernier gêneur. Laissant à nouveau ses mains frôler son torse, elle accentua le geste au fur & à mesure qu’elle atteignait sa taille. Puis stoppa son mouvement un bref instant, juste le temps de lever les yeux vers le jeune homme :

      « Et si nous nous débarrassions de cela ? »

    Elle n’attendit pas de réponse, se doutant de celle-ci. Et joignit le geste à la parole.

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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Lun 2 Mar - 3:26

NB : La rédaction ne pourra être tenue responsable d'éventuels arrêts cardiaques. x)
*va se cacher. Loin. Genre, en Alaska. Là où il fait froid. xD* *pas taper les gens*


    A vrai dire, il n'attendait que ça. Une raison pour lâcher prise, complètement. Ne plus réfléchir, ne plus se poser de questions, et simplement se laisser porter par les événements, sans chercher à savoir si c'était bien ou mal. Agir. Alors, quand il avait senti les doigts de la Serdaigle s'atteler à défaire le bouton de son pantalon, il avait déconnecté sa conscience et s'était concentré sur le moment présent. Avait frémi d'impatience en réalisant la lenteur avec laquelle elle agissait. Et avait décidé de prendre les devants, la mener aux portes d'un lieu qu'elle n'avait - à sa connaissance - jamais visité auparavant. Ses gestes avaient alors pris l'assurance de celui qui possédait une certaine expérience, lui ôtant avec aisance et délicatesse son pull avant de dégrafer son soutien-gorge. Il jeta les vêtements un peu plus loin, là où ils ne risqueraient pas de se gorger d'eau, avant de laisser ses mains errer sur la peau nue de la jeune femme. Du bout des doigts, il suivit les courbes de son corps avec une légèreté qui la fit frissonner, avant de laisser ses lèvres prendre le relais et parcourir sa peau pâle de baisers brûlants. Epaule, clavicule, poitrine, son souffle chaud s'écrasait sur sa peau tandis que ses mains retournaient errer sur ses cuisses. Sa langue, taquine, se faufila entre ses dents et vint jouer avec l'un des boutons de chair, et il savoura la réaction que cette simple caresse entraîna chez sa petite-amie.

      « Je suis prête à parier que tu l'as fait exprès. »

    Pour toute réponse, il arqua légèrement le dos, plaquant son bassin contre celui de la jeune femme. Il frissonna en sentant ses lèvres errer sur son visage et il garda les yeux fermés, alors que le feu au fond de son être se rallumait. Et s'embrasa soudainement lorsqu'elle glissa sa jambe entre les siennes, lui arrachant clairement un gémissement rauque, rejetant la tête en arrière. Il rouvrit les yeux, ses prunelles sombres brillant d'un désir qu'il ne cherchait plus à contrôler. Elle affolait ses sens, et il fallait bien l'avouer, il fut surpris, mais agréablement surpris, de cette audace dont elle venait de faire preuve. Cela le conforta un peu plus dans cette idée qu'il ne devait pas chercher à la protéger de tout, et qu'elle était cette fois-ci pleinement consciente de ce qu'elle faisait. De ce qu'ils faisaient, tous les deux, et de ce qu'il adviendrait ensuite. Il se mordit la lèvre, retenant un rire à sa réponse. Pas fait exprès, hein ? Qu'elle se moque... Il trouverait bien de quoi se venger. S'emparant de nouveau de ses lèvres, et accentuant le contact de son entrejambe contre la jambe de la Serdaigle, il lâcha ensuite dans un souffle :

      « Tu vas me rentre dingue.. »

    Quelques secondes plus tard, elle le débarrassait de son pantalon, enfin, et il partit rejoindre les autres vêtements un peu plus loin. A nouveau, ses lèvres revinrent explorer la peau nue de la Serdaigle, et entamèrent une descente qui semblait infinie, traçant des sillons brûlants sur son ventre. Le bout de sa langue traça le contour de son nombril, et il sourit en la sentant réagir à cela. Agenouillé devant elle, il entreprit alors de lui ôter ses longues chaussettes, et alors qu'il les faisait descendre avec une lenteur presque sadique le long de ses fines jambes, ses lèvres accompagnaient le mouvement en se déposant sur chaque parcelle de peau qui se dévoilait alors. Puis, sans se relever, ses doigts agiles attrapèrent la fermeture de sa jupe et la firent descendre, avant de faire également glisser sa jupe et de la lui ôter. Il ne leur restait qu'un mince rempart de tissu chacun, et lorsqu'il se releva pour cueillir de nouveau ses lèvres, collant leurs corps jusqu'à l'indécence, elle put clairement sentir l'ampleur du désir qu'il éprouvait pour elle. Leurs bas-ventres se frôlaient au rythme des mouvements de son bassin, et il ne ressentait désormais plus aucune gêne à agir ainsi avec elle.

    Ses mains enserrèrent doucement la taille d'Eileen, et il la décolla du mur avant de couper l'eau. Puis, sans jamais cesser de l'embrasser, il la mena à travers la pièce jusqu'au lavabo où il s'était aspergé le visage un peu plus tôt, et sur le rebord duquel il avait déposé sa baguette. Avec lenteur, il fit glisser le dernier vêtement qui restait à la jeune femme et, douce vengeance pour ce qu'elle lui avait infligé un peu plus tôt, ses doigts s'attardèrent quelques instants entre ses cuisses. Il sourit tout contre ses lèvres, réprimant au fond de sa gorge un rire léger avant de lui aussi se séparer du dernier morceau de tissu qui le recouvrait. Puis, attrapant sa baguette, et prouvant une énième fois qu'il demeurait prévoyant malgré tout, il lança silencieusement les sortilèges usuels. Puis, l'attrapant de nouveau par la taille, il l'installa sur le rebord du lavabo, l'enserrant fermement bien que précautionneusement entre ses bras et la serrant toujours un peu plus contre lui. Enfin, d'un geste lent du bassin, il s'unit à elle.

    Tout n'était que sensations perçues à l'extrême. Frôlements de corps, décharges de plaisir, soupirs s'écrasant sur leurs peaux nues. Comme si ses sens avaient été décuplés par il ne savait quel moyen. Tout n'était qu'elle. Partout, il la percevait. Ses lèvres qui ne quittaient pas les siennes, son corps nu sous ses doigts brûlants, et ses mains fraîches sur sa peau incandescente. Son parfum qui emplissait son air et envahissait ses poumons à chaque inspiration saccadée qu'il prenait. Le goût de sa langue contre la sienne dans ce ballet impossible à concevoir. La texture de ses longues mèches brunes alors qu'il y glissait ses doigts et lui faisait rejeter la tête en arrière, dévorant sa gorge de baisers fiévreux. Et ses soupirs, qui sonnaient à ses oreilles comme la plus belle des mélodies, et auxquels il répondait à son tour.

      « Eileen... »
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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Mar 3 Mar - 1:41

    Son petit tour avait fonctionné, trop bien fonctionné. C’était comme s’il avait enfin accepté de laissé tomber toutes les barrières. Et cette fois ce fut elle qui fut pris au dépourvu, car elle ne s’attendait pas à une telle réaction de sa part, ni même à tout le reste. Ce qui n’était pas guère étonnant, la jeune Serdaigle ne savait pas réellement dans quoi elle s’aventurait. A vrai dire elle n’avait pas vraiment mesuré la portée de la chose, ne se préoccupant que de l’instant présent, et surtout de lui. De celle qui voulait s’amuser à le prendre au dépourvu, qui voulait lui redonner un peu plus confiance, elle était devenu celle qui allait découvrir. Au début il avait était assez facile de contenir ses réactions, qui restaient encore que de faibles gémissements accompagnés de violents frissonnements. Elle réagissait à chaque mouvement de ses doigts sur sa peau, mais encore plus au contact de ses lèvres. Si le Poufsouffle avait pu lire dans les pensées de la jeune fille il aurait bien vite compris qu’elle préférait nettement ce dernier cas. Quoique.. peut-être n’en avait-il pas besoin, vu la réaction qu’elle avait eu quand il avait usé de sa langue. Un peu plus et la demoiselle se liquéfiait sur place.

    Et il avait osé l’accuser, de le rendre dingue, lui. Si elle avait pu lui répondre, elle lui aurait certainement renvoyé la balle, si elle avait pu. Mais ce contact de son entrejambe contre sa jambe l’avait complètement déconnectée, ce fût à peine si ce message réussit à atteindre son cerveau. Cependant il fit bien pire, le sentir traçait de longs sillons sur son corps, elle cambra légèrement le dos quand il s’amusa avec son nombril, perdant le rythme de son souffle. Elle ferma les yeux, tenta de retrouver un peu de son calme. Ainsi elle ne vit pas qu’il était toujours agenouillé devant elle, ne sentit que ses doigts ayant entrepris de la défaire des longues chaussettes qu’elle portait. Ce qui avait déjà suffit à l’empêcher à retrouver ce calme qu’elle avait souhaité – vraiment ? – retrouver. La lenteur avec laquelle il procédait la rendait dingue, tout autant qu’il l’excitait encore plus. Quand ses lèvres rentrèrent en contact avec sa peau, elle ne put que répriment de justesse, et difficilement, un autre gémissement. Par réflexe, elle s’était plaquée la main sur son visage, restant ainsi jusqu’à ce qu’il vienne l’embrasser à nouveau. Baiser qu’elle ne lui rendit avec bien des difficultés, le contact indécent qu’il avait pris avec elle la déconcentrait au plus haut point. L’enflammait.

    Puis il la guida à travers la pièce, elle le suivit sans se posait de questions. Se laissa retirer le dernier rempart de tissu qui lui restait. Si elle s’était seulement doutée un seul instant de ce qu’il lui ferait une fois arrivait là. Le contact de ses doigts qui s’étant un instant perdus entre ses jambes. Eileen ne put réprimer le son qui s’échappa de sa gorge, bien plus qu’un gémissement. La demoiselle s’était presque jetait au cou de son petit-ami, s’agrippait à lui. Elle avait bien du mal à contrôler les tremblements qui l’avait prise à ce moment là, avait l’impression de ne plus tenir sur ses jambes. Et à nouveau elle ne put vraiment lui rendre son baiser, sauf que cette seconde fois fut encore plus compliquée pour elle.

    Sentir sa peau sur la surface froide du lavabo lui déplut quelque peu, une fraction de seconde. Lorsqu’il s’était unit à elle, Leen avait eu l’impression de sentir quelque chose se briser en elle. Quelque chose qui lui avait fait mal. Un autre frisson lui avait alors parcourut l’échine, légèrement plus faible que les précédents, et elle s’était blotti contre lui. Il aurait vraiment été stupide que quelques malheureuses larmes viennent se trouver là. Mais petit à petit elle semblât partager, savourer, le même plaisir qu’Evan. Répondant avec douceur à ses gestes, ses baisers. Se laissait guider avec plaisir dans ce nouveau ballet. Elle aimait ce nouveau contact, ce nouvel échange. Et bien plus encore elle aimait que ce soit avec lui. Leur relation était pourtant fraiche, mais elle le connaissait pourtant depuis si longtemps maintenant. Elle avait confiance en lui, et ne réprimait en rien ses sentiments, ses envies actuelles.

      « Eileen... »

    Elle ne put répondre. Au même instant elle sentit son corps traversé par un nouveau flux de chaleur, encore là inconnu. Elle en fût littéralement submergée. Sensation si intense, qu’elle ne put s’empêcher d’y répondre de manière totalement incontrôlée, et plutôt vive. Réagissant au quart de tour elle se serra tout contre le jeune homme, ses bras enveloppèrent à nouveau sa nuque, et elle se redressa, sans même le vouloir, quittant presque son siège de fortune. Longuement, du moins c’est ce qui lui sembla, elle resta dans cette position, son front s’étant posé sur le sien alors que son visage se trouvait un peu plus en hauteur. Elle se sentait étrangement bien.

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MessageSujet: Re: Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv   Jeu 14 Mai - 21:39

*montre Eileen* C'est elle qui a eu l'idée pour la fin ! *file se cacher*

    Il l'avait laissée se blottir contre lui, bien conscient du fait qu'elle avait dû éprouver une certaine douleur. A geste doux, il lui avait caressé le dos, la laissant s'habituer à cette union de leurs corps avant de chercher à aller plus loin. Bien vite, elle s'était détendue dans son étreinte, et lui s'était laissé aller également, se perdant dans toutes ces sensations que ses perceptions exacerbées lui faisaient parvenir. Elle, et cette manière qu'elle avait de s'accrocher à lui. Elle, et les gémissements qui s'échappaient de ses lèvres rougies par leurs baisers. Elle, et ses soupirs qui venaient s'écraser sur sa peau incandescente. Elle, la texture de sa peau sous ses doigts, ses longues mèches brunes cascadant sur leurs peaux, son odeur entêtante qui annihilait toute cohérence dans ses pensées. Et par dessus tout, ces décharges de plaisir qui partaient de son bas-ventre pour se répandre dans tout son corps par vagues qui le faisaient frissonner. Les mains d'Evan erraient partout sur son corps, sans retenue, sans pudeur et sans crainte de la voir se briser sous ces effleurements indécents, désirant seulement explorer chaque parcelle de peau qui ne l'avait pas encore été, et la faire sienne, vraiment. Sans jamais perdre de sa douceur, il faisait également preuve d'une fougue qui avait l'air de plaire à la Serdaigle, à en juger par la manière dont elle se redressa soudainement, quittant presque le lavabo sur lequel elle reposait sommairement.

    Il resserra son étreinte autour d'elle et la souleva légèrement, bandant ses muscles endoloris par l'effort du match, avant de s'écarter légèrement du lavabo. Le contact de leurs corps ne s'en fit que plus pressant et lui arracha un gémissement rauque qu'il ne chercha pas à retenir. Elle le rendait dingue, absolument dingue. Doucement, il l'enjoignit à reposer un pied sur le sol et maintint l'autre jambe d'Eileen contre lui, une main passée sous sa cuisse pour la plaquer tout contre lui et lui faire conserver un certain équilibre. Il n'avait de cesse d'explorer son corps de l'autre main, incapable de se passer de ce contact. Soufflant son nom dans un murmure bas et chaud, il vint enfouir son visage dans le cou de la jeune femme, la respiration brisée par les multiples décharges de plaisir qui lui secouaient le corps et lui faisaient perdre la raison. Il en perdit toute notion de temps & de lieu ; jusqu'à venir s'emparer de ses lèvres et l'embrasser avec fougue. Puis, tous ses muscles se relâchèrent soudainement et, dans un soupir entrecroisé de gémissements, leur étreinte prit fin.

    Il aurait pu regretter que cela se fût passé ainsi. Il aurait pu se dire que dans une chambre, tous deux enveloppés par un cocon de douceur et de chaleur, le moment n'en aurait été que plus beau. Il aurait pu se dire également que dans un lit, il aurait pu la tenir longuement contre lui, à laisser ses doigts errer tendrement sur sa peau pâle tandis que leurs respirations reprenaient un rythme normal, à poser sur elle un regard protecteur et encore un peu fiévreux. Le cadre parfait, ce qu'il s'était souvent pris à imaginer lorsqu'il lui était arrivé de penser à leur première fois ensemble. Oui, il aurait pu se dire tout ça, et regretter de lui avoir ainsi volé sa candeur dans de simples vestiaires, comme un voleur, avec fougue et empressement, mais ce ne fut pas le cas. Parce que quand il posa son front contre celui d'Eileen, et que son regard se perdit dans le sien, et qu'il posa l'une de ses mains contre la joue légèrement rougie de sa petite amie, il en éprouva une bouffée de tendresse et d'amour qui lui comprima un instant la poitrine et lui noua la gorge. Le lieu, le cadre, les circonstances, ça n'avait pas d'importance ; ça ne servait qu'à rassurer. Là, tous les deux au milieu des vestiaires de Poudlard, là où n'importe qui aurait pu les surprendre, ils étaient plus proches qu'ils ne l'avaient jamais été jusqu'à présent.

    Doucement cette fois, il vint chercher ses lèvres. Les mots tambourinaient dans sa poitrine, faisaient rage contre les parois de son crâne. Je t'aime. Je t'aime, Eileen. Le sentiment était tellement fort que les mots ne voulaient pas sortir, toujours pas, mais il espérait que son regard, ses prunelles cobalt, en seraient le reflet. Il la serrait toujours contre lui, incapable de se résoudre à la lâcher, à rompre le contact de leurs peaux. A mesure que les secondes passaient, cette sorte d'état second qui voilait son esprit s'estompait et sa raison reprenait ses droits. Se détachant légèrement, mais sans rompre pleinement le contact, il prit le temps de l'observer. De la contempler, vraiment. Laisser ses yeux errer sur les courbes de son corps que ses mains avaient explorées à peines quelques minutes auparavant, graver dans son esprit cette image d'elle, nue, les joues rougies et l'air un peu gêné. Un sourire tendre vint étirer ses lèvres, qu'il déposa ensuite sur la joue de la jeune femme. Et puis un murmure.

      « Ne rougis pas, 'Leen. Tu es vraiment belle. » Un baiser, à nouveau.

    Et le bruit d'une porte qu'on ouvre.

      « Bon alors Evan, qu'est-ce que tu f... »

    Instantanément, et avant même d'avoir reconnu la voix, il attira Eileen contre lui et l'enserra de nouveau dans son étreinte, comme pour la protéger des regards. Ce qui était définitivement le cas. Son coeur venait de battre à l'instant les performances de l'Eclair de feu, et passer de 60 à 150 pulsations par minute en l'espace d'une seconde et demie. La porte se referma aussitôt, mais il eut le temps de voir la silhouette de celui qui les avait découverts. La tension retomba instantanément et il éclata de rire, cachant son visage dans les cheveux d'Eileen. Puis, reprenant son sérieux, il lança de manière à être entendu de l'autre côté :

      « ALEC ! Fais pas ton timide voyons, on est en famille ! »
      « J'veux pas le savoir ! Je vous parlerai quand vous serez dans des tenues plus décentes. »

    A nouveau, un rire de la part d'Evander.

      « Ton cousin a le don d'arriver au bon moment... Merlin, il va être invivable après ça. »


    Et il revint cueillir ses lèvres une dernière fois.
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Hard to stop thinking, harder to stop needing #_Pv

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