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 Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut

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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Mer 7 Jan - 1:09


©Pennylane
Jane Lauren Carlton
/// Mon personnage est Prédéfini ///


I. Identité

    Nom, Prénoms :
    Carlton, Jane Lauren.
    Carlton, patronyme de son géniteur dont Jane a hérité par respect pour la coutume. Il n’y a pas grand-chose à savoir sur ce nom, sinon qu’il était assez répandu à la naissance de Jane mais qu’il se raréfia par la suite, allez savoir pourquoi …
    Jane. Là encore, on pouvait voir nombre de femmes et de fillettes possédant ce prénom. Les parents de la blondinette ne furent jamais vraiment des originaux.
    Lauren. Certes moins fréquent que Jane, il ne s’agit cependant là que d’un second prénom. Rares sont les circonstances dans lesquelles il en est fait usage.

    Date de Naissance & Ages: Née le 16 Mai 1708, Jane savoure actuellement sa 285ème année sous les traits d’une jeune femme de 25 ans, encore fraîche et pétillante pour son âge bien que son teint pâle puisse parfois la trahir.

    Lieu de Résidence : Jane possède un appartement tout ce qu’il y a de plus raffiné au cœur de Londres. Mais il lui arrive aussi de faire des sauts au Manoir de Hight Wycombe, la belle demeurant une vampire avant tout.



II. Informations complémentaires

    Composition de la Baguette :
    Mesurant 25 cm, faite en bois de Saule, elle comprend un crin de licorne et apparaît comme relativement souple et rapide.

    Camps : Neutre. Elle épie ça et là, offrant des informations au grès de ses fantaisies.

    Métier : Elle porte la casquette d’informatrice pour le compte de la Gazette du Sorcier à ses heures perdues. Pour l’argent pensez-vous? Non, seulement pour son plaisir le plus pervers.

    Type de créature : Vampire

    Don particulier :
    La discrétion. Sans doute s’agit-il d’une capacité due à la nature vampirique de Jane. Quoiqu’il en soit, lorsque l’on a la curiosité comme pêché mignon, ce « don » apparaît comme une véritable bénédiction. Jane a déjà manqué de discrétion par le passé, cela lui a valut des canines proéminentes. Désormais, il est presque impossible de surprendre sa présence. Le dicton « les murs ont des oreilles » revêt tout son sens lorsque Jane prospecte dans les parages.



III. HJ - Vous

    Age : 18 ans
    Niveau en Rp : Je vous laisse en juger par vous même
    Présence : 5/7
    Personne sur votre avatar: Reese Witherspoon
    Code du Réglement : Ok par Minerva
    Comment nous avez-vous connus ? Par Partenariat


Dernière édition par Jane L. Carlton le Sam 10 Jan - 1:01, édité 2 fois
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Mer 7 Jan - 1:12

IV. - RP De présentation


    « June Weaver, c’est bien ça? »

    La destinatrice de cette question laissa, à dessein, un petit silence s’installer. Un sourire à demi voilé prit place sur son visage manifestement satisfait. Lorsque cette expression de triomphe apparaissait sur le visage blême de la jeune femme, il n’était pas rare de voir pâlir ses interlocuteurs. Eux qui s’attendaient si souvent à une montagne de gentillesse sous ce petit minois angélique. Mais les apparences peuvent être trompeuses, et une jeune femme belle et innocente peut se révéler être un véritable monstre de barbarie.
    Jane Lauren Carlton était un vampire, et ce depuis maintenant plus de deux siècles. Elle n’avait rien d’une novice mais ses pairs semblaient souvent trouver un malin plaisir à la traiter comme une gamine. Evidemment, son apparence frêle et sa tendance à s’attirer des ennuis ne jouaient pas en sa faveur, mais ces illustres vampires devraient parfois songer à faire preuve d’un peu d’indulgence. Quoiqu’elle fasse, elle demeurerait toujours, aux yeux de la communauté vampirique, celle qui s’était fait prendre au jeu de la curiosité. D’aucun prétendaient qu’elle ne devait sa transformation qu’à la compassion et la faiblesse du vampire qui l’avait surprise. Selon eux, il aurait dû la vider de la moindre goutte de son sang avant de réduire son corps en poussière et ainsi éviter tout soupçon par rapport à l‘existence des vampires.

    Cependant, le vampire avait reconnu là toute l’impétuosité de la jeunesse et songé qu’un peu de curiosité serait du meilleur effet dans les rangs des longues dents.
    Et dire que la transformation de Jane n’avait tenu qu’à un fil …


    FLASH BACK


    « Elizabeth! As-tu vu mes boucles? »

    Aucune réponse. Ce n’était pas comme si elle était entrée sans frapper ou même sans prévenir. Et puis la situation était grave, les filles Carlton étaient attendues chez un noble gentilhomme. Si l’une d’elles se débrouillait assez bien, elle deviendrait peut-être sa femme. Par conséquent, Jane ne voulait rien laisser au hasard. Elle devait être resplendissante ce soir et, pour cela, il lui fallait ses boucles d’oreilles porte bonheur qui se trouvaient aussi être les plus honteusement cher qu’elle possédât.
    La jeune fille poussa silencieusement la porte de la chambre de sa sœur aînée et, ne se heurtant à aucune protestation, se décida à entrer. Vide. Elizabeth était encore certainement partie Dieu seul savait où avec ce jeune arriviste de Peter Ludlow. Ce garçon n’avait rien de noble, évidemment, il n’était qu’un détestable nouveau ‘riche’ dont le père avait fait ‘fortune’ de façon obscure.
    Jane désapprouvait la relation que sa sœur entretenait avec cet homme, mais Elizabeth continuait à lui répéter que ça n’était pas ses affaires. Malheureusement pour elle, sa cadette n’avait aucune notion par rapport à ce qui pouvait être de l’ordre du privé ou ne pas l’être. Ce fut d’ailleurs cette absence de tout respect pour la vie privée qui poussa Jane à fouiller la chambre de son aînée, à la recherche de ses boucles qui, admettons le, avaient peu de chance de se trouver précisément dans cette chambre. Jane n’y allait jamais et Elizabeth n’était pas du genre à emprunter les affaires de ses sœurs. En réalité, dès l’instant où Jane avait posé un pied dans cette chambre, la recherche de ses bijoux n’avait plus été qu’un vilain prétexte pour laisser libre cours à sa curiosité maladive.
    Lorsqu’elle se savait dans un lieu où elle n‘était pas sensée avoir à se trouver, la jeune fille faisait preuve d’une ingéniosité et d’une minutie effarantes pour poser les yeux, et parfois la main, sur un maximum de détails passionnants.
    C’est ainsi qu’elle trouva rapidement le journal d’Elizabeth, soigneusement rangé dans un tiroir verrouillé que Jane parvint à ouvrir de façon expéditive à l’aide d’un peu d’ingéniosité et de l’une de ses barrettes à cheveux.



    Citation :
    25 Avril 1708:

    Cher Journal,

    Cela fait maintenant plusieurs mois que j’emprunte discrètement de l’argent à mon père et que les accessoires et bijoux de ma mère et de mes sœurs s’évanouissent sans qu’elles n’y prennent garde.
    Peter m’a assuré que si nous faisions cela chacun de notre côté, nous aurions amassé assez d’argent pour partir vivre loin de nos familles et nous installer confortablement sans nous inquiéter de l’avenir de notre propre famille.
    Notre propre famille … Je ne saurais dire s’il s’en est aperçu, mais ces mots m’ont chamboulée. Rien d’autre n’aurait pu me faire davantage plaisir que la perspective d’un avenir commun, qui plus est resplendissant.
    Voilà pourquoi je fais tout ça. Pourquoi j’agis ainsi, m’apparentant à une traitre. J’aime ma famille. Je pense qu’ils le savent. Mais ils ne permettront jamais que je m’unisse à un homme comme Peter. Jane me l’a assez souvent fait remarqué: « il n’est pas du même monde », « tu crois qu’il sait ce que signifie le mot ‘oisiveté’? » . Quelle petite prétentieuse parfois! Peut-être ne le sait-elle pas, ou bien le fait-elle justement à dessein, mais elle me blesse énormément lorsqu’elle me rappelle la condition de Peter. Et je ne veux pas que mes enfants puissent eux aussi être considérés de cette façon répugnante! C’est pourquoi j’aide Peter à rassembler assez d’argent pour subvenir à nos besoins. D’ailleurs, j’ai pris les boucles d’oreilles préférées de Jane. Ainsi, elle me rembourse pour toute la peine qu’elle a pu me donner. Elle ne les met jamais ces boucles de toutes façons. Elle ne cesse de répéter qu’elles ne doivent être portées que pour les occasions les plus importantes. Quel honneur je lui fais: ses boucles vont servir pour une occasion aussi primordiale que la bonne marche de ma future famille. Cette ingrate devrait m’en remercier. Un jour, elle se rendra sans doute compte de tout ce que j’ai fais pour elle, et alors elle ne s’embarrassera pas de l’emprunt d’une vulgaire paire de boucles d’oreilles…

    Je te laisse journal, le temps est passé plus vite que je ne l’aurais cru sous ma plume. Il est l’heure que j’aille retrouver Peter et que nous mettions ce que nous avons rassemblé en commun. J’espère qu’il ne s’inquiétera pas trop si j’apporte une plus grande contribution que lui. Il ne s’arrête jamais de dire que la fortune de ma famille ne doit pas créer de rempart entre nous. Qu’il aurait aimé que, tout comme lui, je ne possède pas une fortune si colossale mais que, tout compte fait, nous aurons au moins l’occasion d’en profiter. Il est si adorable lorsqu’il me demande si personne n’a surpris mes petites ponctions sur la fortune familiale. Il s’inquiète vraiment de ma sécurité, j’avoue que c’est grisant. Quel homme parfait!
    Mais je ne vais pas m’étendre plus en compliment, je suis sensée le retrouver dans à peine une heure dans un pub aux abords de Londres. Le Voyageur Ailé … Je crois que c’est son nom. Je ne sais même pas exactement comment je vais pouvoir le trouver. Espérons que je ne serais pas rentrée trop tard chez moi, pour pouvoir faire ma valise rapidement lorsque toute la famille sera à la réception de ce Duc ou de ce Compte je ne sais quoi.

    A bientôt, journal. Je reviens te chercher rapidement. Nous allons accomplir ensemble ce périple vers un avenir meilleur.



    Lorsque Jane arriva au terme de sa lecture, elle se demanda si elle avait bien saisi tout ce que le texte dévoilait. Une seconde lecture ne fut pas de trop, assurée que sa sœur ne reviendrait pas à la maison avant qu’ils ne soient tous sortis et donc qu‘elle avait encore un peu de temps devant elle.
    Jane se demandait ce qui la choquait le plus dans cette cruelle découverte. Était-ce le fait que Elizabeth trahisse sa propre famille ou bien qu’elle l’ait traitée, ELLE, d’ingrate? Ou peut-être était-ce cette étrange impression que Peter n’était réellement pas un homme sur qui il était avisé de compter.
    Sa curiosité lui avait, dans tous les cas, permit de lever le voile sur une étrange affaire. Cette dernière relevait désormais de l’esprit d’investigation de Jane qui, dès qu’il se réveilla, ne lui permit aucun échappatoire. Elizabeth avait laissé une adresse … ou du moins quelque chose y ayant trait. Peut-être était-ce un leurre, sa sœur avait très bien pu laisser son journal et cette adresse afin de tous les envoyer sur une fausse piste. Mais, à y réfléchir, Jane n’estimait pas sa sœur assez rusée pour monter un tel plan. Elle se trouvait donc certainement encore au Voyageur Ailé.

    Poussée par ce besoin d’en savoir toujours plus, et aussi par sa rancœur nouvelle vis-à-vis de sa sœur, Jane retrouva le pub en un temps record et put bientôt admirer son enseigne de bois usé à la peinture écaillée se balançant légèrement sous la brise printanière.

    Au rez-de-chaussée, le peu de clients attablés étaient déjà presque ivres morts malgré l’heure peu avancée. Profitant du fait que le tenancier et la serveuse soit occupés à aider un homme à se redresser, Jane se faufila vers l’escalier. Elle le monta très précautionneusement, condition sinéquanone pour ne pas se faire remarquer étant donné le caractère vétuste des planches qui le composaient et qui menaçaient de craquer au moindre pas trop précipité de la demoiselle. Un couloir des plus réduits et des plus miteux faisait suite à l’escalier, mettant Jane réellement mal à l’aise. Fréquenter ce genre de lieu délabré ne faisait pas partie de ses prérogatives. Elle devait s’empresser de retrouver sa sœur, de lui demander des explications et … A bien y réfléchir, ce lieu ne promettait rien de bon par rapport à « l’homme parfait » d’Elizabeth. Comment un homme fréquentant ce genre d’endroit pouvait décemment mériter cette dénomination?!

    Des éclats de voix coupèrent court à tout réflexion de la part de Jane. Elle se rapprocha lentement de la porte derrière laquelle devait se trouver les propriétaires des voix et tendit l’oreille.


    « Vous … Vous m’aviez dit que si je parvenais à me procurer ce que je vous devais, je serais libéré de mes obligations et que nos routes ne se recroiseraient jamais plus! »

    Un rire dépourvu de toute marque de joie suivit ces paroles. Jane pensait avoir reconnu la voix comme appartenant au si « parfait » Peter. Lui qu’elle avait toujours pensé détester, elle fut comme prise d’affection pour celui qui devait faire face à quelqu’un possédant un rire aussi déconcertant que celui qui venait de retentir.

    « Vois-tu, mon cher Peter, tout est une question d’interprétation. Si je te tue maintenant, tu seras libéré de tes obligations et nos routes n’auront aucune chance de se croiser à nouveau. »

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Un craquement morbide parvint aux oreilles de Jane, bientôt suivi par un bruit de ponction des plus effroyables. Jane ne pouvait même pas imaginer ce qui se déroulait derrière cette porte. C’était tout simplement hors de son entendement. Se pressant davantage contre la porte, elle poussa le vice jusqu’à tourner délicatement la poignée afin de pouvoir jeter un rapide coup d’œil à l’intérieur. Il n’y avait aucune chance qu’elle se fasse remarquer. Pas plus que la porte n’avait de chance de s’ouvrir brutalement dans un craquement assourdissant et de laisser ainsi Jane s’étaler de tout son long à l’entrée de la pièce. La curiosité est un vilain défaut, notamment pour ceux qui manquent cruellement de chance.

    « Mais qu’est-ce que c’est, une réunion?! »

    Celui qui venait d’élever la voix sur un ton sarcastique et agacé se trouvait à trois pas tout au plus de Jane. Il tenait Peter qui s’écroula littéralement lorsque l’homme le lâcha.
    Jane se releva aussi rapidement que ses muscles engourdis le permirent et prit l’inconnu de cours avant même qu’il n’ait pu proférer de nouvelles paroles assassines.


    « Qui êtes-vous? »

    Il parut offusqué. Ou bien amusé. En vérité son regard et son visage avait le don de revêtir plusieurs expressions à la fois, bien que parfois diamétralement opposées. Cela rendait l’homme très difficile à cerner, tout autant que ses sentiments et ressentiments, mais c’est une chose que Jane parvint à élucider par la suite. Quoiqu’il en soit, il posa une main sur sa hanche en un geste théâtral avant de répondre:

    « C’est plutôt à moi de poser la question, car ce n’est pas moi qui ait fait ainsi irruption dans la salle au beau milieu d’une conversation privée! »

    Le regard de Jane passa tour à tour sur son interlocuteur et sur le corps inerte de Peter. De toute évidence, le pauvre garçon était mort. De là où elle se trouvait, la jeune femme n’avait aucune chance de juger de la cause de la mort. Cela relevait donc entièrement du mystère. Mais, quoiqu’il en soit, les faits étaient clairs, Peter ne vivait plus.

    « Je pense plutôt que le conversation était terminée lorsque je suis « entrée » »

    Là encore, Jane n’aurait su dire si sa réplique avait été accueillie avec agacement par le meurtrier ou bien s’il trouvait les paroles de la demoiselle plutôt avisées voire distrayantes.

    « Tu as le sens de l’observation. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Cette femme est entrée alors que je me nourrissais , je n’ai donc eu d’autre choix que de mettre un terme à sa vie, pour qu’elle ne parle pas, et aussi parce que mon estomac n’était pas tout à fait plein… »

    Il désignait un corps étendu et sans vie à l’autre bout de la pièce. Jane reconnut alors avec horreur l’identité du cadavre. Elizabeth. La pauvre s’était de toute évidence trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Jane apprendrait plus tard qu’elle était arrivée en avance et avait donc surprit, comble de l’irrespect, un vampire en pleine collation. Peter n’était arrivé que quelques minutes plus tard et avait trouvé Elizabeth morte. Cela ne l’avait pas plus affecté que cela, il n’avait rien fait d’autre que se servir d’elle afin de payer sa dette au vampire dont il ignorait en réalité tout de la nature.

    « … Et cet imbécile. Il ne servait à rien. Son sang n’était même pas savoureux, quel blasphème! Comprend bien que je me trouve dans l’obligation de faire passer le goût atroce de son sang et que je ne doute pas de la saveur parfaite du tien. »
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Sam 10 Jan - 1:02

    Jane craignait de comprendre. Comme tout le monde, elle avait déjà entendu des histoires à propos de suceurs de sang. Mais de là à imaginer que de telles créatures puissent exister …
    Le rythme cardiaque de la jeune femme s’accéléra tandis que le vampire comblait lentement l’espace qui les séparait. Comme s’il prenait un plaisir cynique à cette situation, il continuait à lui asséner des formules assassines.


    « Ta grande sœur ne t’as donc jamais dit que la curiosité était un vilain défaut lorsqu’elle te surprenait à fouiller dans ses affaires? … »

    Le visage blafard du vampire n’était plus qu’à quelques centimètres de celui de Jane. Elle pâlissait tellement qu’elle aurait pu en concurrencer la créature elle-même.
    Elle rassembla juste assez de courage pour exposer sa situation en quelques mots.


    « Ma grande sœur, vous venez de la tuer. C’est justement en fouillant dans ses affaires que je suis arrivée jusqu’ici. Elle avait l’intention de partir en nous volant, moi et ma famille. Et … je tiens tellement à mes boucles d’oreilles. »

    C’était réellement désespéré. Pouvait-elle vraiment espérer faire ressentir de la pitié à une créature dont elle ne savait même pas si le cœur battait encore? Elle était ridicule, et elle allait mourir. Après avoir plongé un instant ses yeux dans ceux du vampire, elle les ferma et se résolut alors à la mort.
    Mais elle ne vint pas. Tout ce qui vint, ce fut une caresse au touché glacial. Jane rouvrit les paupières et jura voir de la compassion dans les yeux de la bête. Il leva légèrement le menton de la belle en un geste plein d’une douceur dont Jane ne l’aurait jamais crut capable après avoir ôter la vie, de sang froid, à deux personnes d‘affilée.


    « Le jour est mal choisi pour voler la vie d’une demoiselle aussi belle et prometteuse. Je ne suis pas sensé laisser de témoin qui pourrait révéler l’existence des miens. Mais, je suppose que si le témoin n’est pas plus humain que moi … »

    Il laissa sa phrase en suspens. Sans doute dans l’attente d’une réaction de Jane. Le choix était simple: vivre ou mourir. Même si elle vivrait sans doute de façon assez différente, la jeune femme ne connaissait rien de pire que la mort. Elle avait encore tant de chose à découvrir, à aimer ou à détester. Son regard parla pour elle, entraînant les lèvres du vampire vers son cou. La morsure lui fit l’impression d’une déchirure glaciale. Elle perdit aussitôt connaissance.

    FIN FLASH BACK


    « Mademoiselle? »

    Le jeune pigiste semblait réellement inquiet. Jane fut touchée qu’un simple mortel puisse s’inquiéter de voir son regard se perdre dans la contemplation d’une feuille blanche posée sur le bureau. Le vampire s’anima de nouveau, reprenant le peu de couleur qu‘il lui était donné de posséder. Son regard se fixa de nouveau sur son interlocuteur, un jeune homme tout à fait charmant autant que Jane puisse en juger. Il avait des traits fins, des cheveux bruns, tout à fait au goût de la vampire et, surtout, des mains incroyablement …

    « Vous êtes sûre que ça va? »

    Se souvenant subitement du but premier de sa présence dans les bureaux de la Gazette du Sorcier, Jane laissa échapper un fin sourire. Son esprit avait parfois la manie de vagabonder sans en avoir reçu l’autorisation, c’en était frustrant. Elle avait un objectif, elle ne devait pas le quitter des yeux.

    « Ca ira, oui. Je m’appelle bien June Weaver, pour répondre à votre question. »

    C’était faux bien sûr. June Weaver n’était qu’un pseudonyme, emprunté à une amie d’enfance sans doute morte et enterrée depuis plusieurs décennies. La sagesse n’était pas la qualité la plus évidente que possédait Jane, mais elle n’était pas idiote non plus. Donner son véritable nom ne serait pas d’un grand intérêt, le vampire ne recherchant pas la gloire, et pourrait même se révéler dangereux par la suite.
    En effet, Jane était ce que certains osent appeler une « moucharde ». Personnellement, elle s’intitulerait davantage « informatrice » ou encore « source innocente » (lors des pérégrinations les plus improbables de son esprit). Quoiqu’il en soit, son passe temps favori est de partir à la recherche d’informations pour ensuite les livrer selon ses envies. En d’autres termes, elle épie les gens importants à leur insu et se précipite ensuite vers leurs détracteurs afin d’offrir des informations qui vaudraient parfois de l’or pour son simple petit plaisir pervers. En effet, Jane adore se dire qu’elle peut influer sur les gens et les évènements en agissant uniquement dans l’ombre. Elle reconnait volontiers ressentir un bonheur sadique à voir des gens tués ou menacés suite à des informations qu’elle a put livrer. En l’occurrence, Jane se contrefiche éperdument des camps, du bien ou du mal. Elle se contente de laisser libre cours à sa curiosité pour ensuite mesurer à qui elle doit faire partager ses découvertes de manière à ce que cela fasse le plus de bruit possible. Naturellement, elle travaille aussi pour les beaux yeux du couple régnant sur les vampires et donne ainsi raison à celui qui l’a transformée: une curieuse habile n’est pas de trop chez les longues-dents.


    « On m’a dit que vous veniez régulièrement nous apporter des informations toutes plus intrigantes les unes que les autres. »

    « Ah oui? On vous a dit ça »

    Le visage de Jane rayonnait de mille feux devant ce qu’elle recevait comme un compliment. Fusse t’il volontaire, il n’aurait pas été plus grisant. Décidément, le vampire aimait beaucoup ce jeune homme … Mais là n’était pas la question. Le Roi lui avait fait comprendre qu’il aimerait qu’une information toute particulière tombe innocemment entre les mains des journalistes de la Gazette. Jane n’avait pas d’autre choix que de satisfaire son monarque, d’autant plus que l’idée était séduisante. Et ce n’était pas comme si la jolie blonde n’était pas familière de ce genre de pratiques douteuses et un brin cyniques.

    « Ecoutez alors ce que j’ai à vous apprendre … »
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Dim 11 Jan - 15:44

    Bonjour et Bienvenue sur Éloge ! c9

    Fiche très agréable à lire, validée bien évidemment. =)

    Bon jeu sur le forum, Miss, et au plaisir de te croiser en RP ! I love you
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Dim 11 Jan - 16:07

Merci beaucoup pour cette validation!

Ce serait un plaisir pour moi aussi, et pour mes canines hearties
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Regulus A. Black
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Dim 11 Jan - 16:09

    Pour tes canines, j'espère pas...
    J'ai beau être un gentil vampire, je ne laisse pas mes semblables me mordre ! What a Face
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Dim 11 Jan - 16:24

Il y a un début à tout :)
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   Lun 12 Jan - 14:10

Bienvenue,
Et + 4 cartes pour fiche terminée en 3 jours Wink
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut   

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Jane L. Carlton :: La curiosité est un vilain défaut

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