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 Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}

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Lysandre Hellspin
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MessageSujet: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 0:08

Personnage libre


Avez-vous déjà joué à ce jeu, le Loup-garou de Thiercelieux ? Avez-vous déjà frémi d'être cet animal, vouloir gagner la partie en menant au bûcher toute personne pouvant faire de même avec vous, en assassinant à chaque pleine lune des crétins incapables de vous reconnaître ? Avez-vous… seulement imaginé ce que cela vous ferait si, une nuit de plus, le maître du jeu décidait à votre place et vous soufflait : Loups-garous, ouvrez les yeux…

I. identité
    Je m'appelle Lysandre Rafaël Hellspin, je suis né le 17 décembre 1964, ce qui me laisse donc être à ce jour âgé de 29 ans. Je suis un sang mêlé, et je n'ai d'ailleurs jamais eu aucune honte à faire parti de cette grande population qui n'a ni le sang aussi pur que ceux qui se pensent au-dessus du reste du monde, ni le sang trop proche de ceux que l'on nomme moldu, et je dois bien reconnaître que c'est une bonne chose. Ils... non, en fait, c'est idiot, personne ne comprendrait jamais ce que je suis, personne ne m'accepterait... si l'on savait que je suis un loup-garou. Paria dans l'âme, monstre dans vos songes, la vérité pourtant n'est que mon secret le plus obscur que je ne désire partager avec personne. D'ailleurs, aussi étrange que cela puisse paraître, personne ne le soupçonne jusqu'ici, alors que je vis actuellement à Pré-au-Lard, où je possède ma propre boutique d'apothicaire, le Sisymbre. Vous y trouverez des plantes, divers autres ingrédients, des potions faites sur commandes, ainsi que des livres sur la botanique et l'art des potions. Et s'il m'arrive de disparaître, n'est-ce pas normal au fond ? Après tout... ne faut-il pas que j'aille cueillir certaines plantes à la pleine lune ? Et malade comme un chien avec cette maudite potion, c'est bien ce que je fais chaque mois. Et puis... je suis de nature fragile, ne vous l'a-t-on pas dit ? Si bien sûr.


II. caractère

    Vous pourriez jurer me connaître, mais serait-ce seulement la vérité ? Que savez-vous de moi ? L'apparence de mon existence, sans le moindre doute, puisque vous ignorez mon plus oppressant secret, celui qui me laissa la première nuit aux prises avec les ténèbres obséquieuses d'une nature carnassière et prédatrice sur laquelle je n'ai jamais eu la moindre prise. Certains auraient préféré ignorer leurs actes... mais ce ne sont que des pleutres, des idiots préférant se terrer derrière le voile d'une transformation. Personnellement je préfère savoir... même si l'horreur chemine à travers ces souvenirs, même si je me souviens de cet être que j'ai assassiné de sang froid, sans trembler, vibrant de l'excitation bestiale qui palpitait alors dans mes veines. Tremblez... si loup je deviens, car jamais... jamais... je n'ai pu contrôler l'animal, ce corps qui n'est alors plus mien et dans lequel je ne peux être que spectateur, cloitré derrière ces prunelles qui sont miennes, ressentant ce désir, ce besoin... me privant de toute raison, de toute reconnaissance, ne me laissant avoir pleinement conscience de mes actes qu'à l'aube venue. Aussi, si je déteste cette potion... son goût, la réaction détestable qu'elle produit chaque mois sur mon corps, comme si des lames lacéraient mes veines, comme si mon estomac se révulsait, comme si ma gorge s'enflammait... je la préfère mille fois à cette perte de contrôle, à cette bestialité si sombre, à cette satisfaction malsaine de se repaître dans la mort et le sang.

    Mais laissons cela de côté, et attardons-nous sur le fond de la question... qui suis-je ? Peut-être que le plus simple serait d'énumérer une liste d'adjectifs, quelconques et avariés ? Quelles sont donc mes qualités Principales ? Et bien l'on pourrait dire que je suis intelligent, volontaire, et courageux. Et en ce qui concerne mes principaux défauts ? Sans doute que je suis égoïste, rancunier et cynique. Mais j'en oublie... j'en délaisse. Volontaire ou involontairement ? Qu'importe au fond... de savoir que je suis jaloux et possessif, critique et acerbe, insoumis et taquin, déterminé et patient, imaginatif et violent, lucide et secret, organisé et menteur, irascible et calculateur, hédoniste et moqueur, taciturne et solitaire...

    Des qualités et des défauts que j'ai pu développer au cours de toutes ces années, moi, l'ex-gryffondor ayant quelque peu perdu de sa superbe. Car, et ne riez pas, ma peur n'est autre que d'engendrer un autre monstre à mon image... car les pronostiques, si l'on exempte la possibilité de morsure et de griffure - ce qui fait le plus peur au reste du monde par ailleurs, et qui me condamne à jamais au silence de ma condition - est cette maudite proportion... un enfant sur dix peut être atteint génétiquement de lycanthropie. Adieu tout rêve de famille, adieu... et pourtant, c'est bel et bien l'un de mes espoirs fous : avoir une famille, peut-être simplement parce que cela m'est interdit de par ma condition, et que je me contraints à repousser toute ombre d'une prétendante sérieuse à cause de ça.

    Alors si j'aime être ce que je suis ? Si j'aime ma malédiction ? Ne le criez pas trop fort, mais j'avoue être mitigé à ce sujet. Il y a des avantages et des inconvénients... D'ailleurs, il m'arrive de transplaner dans une région éloignée et désertique de toute vie, juste pour profiter d'une nuit animale, ne plus souffrir de la faiblesse engendrée par cette maudite potion. Mais souvenez-vous que je n'oublie rien de mes méfaits ces nuits-là, et que je pourrais tuer jusqu'à ma propre mère sans en éprouver l'ombre d'un remord avant l'aube. Mère déjà morte soit dit-en passant, tout comme mon père, mes grands-parents, ou plus simplement... ma sœur.


Dernière édition par Lysandre Hellspin le Ven 24 Déc - 21:24, édité 18 fois
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Lysandre Hellspin
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 0:09

III. biographie

    Le jour se couchait à l’horizon, maladive espérance d’une nouvelle nuit à venir, tandis que mon corps maladif, ma peau si pâle, tellement fiévreuse, se tordait sur les draps immaculés que ma sœur avait changé quelques heures auparavant. Mais qu’en savais-je alors que j’étais alité, sombrant entre des hallucinations et un venimeux délire, mes yeux voilés par la sinistre malédiction qui s’immolait dans mes veines, sombre venin que je sentais alors brûler chaque venelle de mon sang ; mon souffle se tétanisant brièvement dans ma gorge, s’échouant au rebord de mes lèvres la seconde suivante sous un allaitement pernicieux. Mes paupières se clôturèrent alors à la recherche de ce soulagement insaisissable que je sentais pourtant être à porté… à porté… Une nouvelle contraction me plia brusquement en deux, tandis qu’une nouvelle perle de sueur s’égarait sur ma joue, telle une larme reflétant la souffrance qui me brûlait, me tuait à petit feu. Et je savais sous une certitude blafarde ce qui m’arrivait alors, cette conscience, cette lucidité qui m’avaient tellement fait défaut ces dernières semaines, et qui n’apparaissaient que sous d’impérieuses périodes bien trop brèves pour prévenir celle qui m’avait veillée toutes ces semaines, et rappelaient à ma mémoire l’instant de la morsure… l’instant qui avait insufflé dans les profondeurs de mon être une malédiction qui pourrait tout aussi bien me tuer cette nuit.

    J’aurais tellement préféré que ce soit le cas, m’accrochant à ce souhait si ténébreux, tandis que le parfum de ma sœur me parvenait alors, éveillant, éveillant… NON ! aurais-je voulu crier, mais mes lèvres ne furent capables que de trembler, tandis que je restais contracté et muet sous la douleur qui m’engloutissait, me dévorait à cette seconde. Tue-moi… Tue-moi… pensais-je, ordonnais-je à ce qui brisait mes os, transformait mon corps, étirait mes membres, mes muscles, lacérait ma peau de l’intérieur… Il fallait que je meurs, il le fallait pour la sauver, elle. Billy… où était-il ce bougre d’imbécile auquel je n’aurais même pas été capable de souffler mon désir qu’il la protège comme il l’avait fait avec moi, m’extirpant des crocs de la bête cette fameuse nuit qui m’avait valu une blessure qu’il avait ensuite soigné. Je n’en avais que des souvenirs diffus, entrecoupés d’obscurité et de trous impénétrables… j’aurais dû mourir sous la volonté sanguinaire de l’animal maudit, et je n’aurais été qu’un cadavre disloqué sans son intervention.

    Qu’avait-il dit ? Je ne l’ai appris que plus tard, bien plus tard… il avait prétendu qu’une chimère avait tenté de me tuer et qu’il m’avait sauvé en transplanant. C’était en parti la vérité, puisque l’attaque avait bien eu lieu, mais la créature était toute autre, délivrant avec sa morsure une maladie bien plus pernicieuse que celle que ma blessure avait, selon lui, délivré à mon sang. Il m’avait alors soigné du mieux qu’il avait pu, rechignant à m’emmener voir un médecin, de crainte que l’on reconnaisse la blessure. Sans doute avait-il eu raison, mais ma sœur… pourquoi n’avait-il pas eu assez confiance en elle pour lui confier la véritable nature de ce qui me rongeait à cette seconde ? Faisant prendre une forme étrange à mon bras et m’arrachant un cri sourd, qui s’étrangla dans ma gorge étrécie sous ma recherche désespérée d’air, terriblement sèche sous la respiration saccadée qui était la mienne à cette seconde.

    Profitant d’une maigre accalmie, je me suis laissé tomber au sol, m’extirpant de mon lit, rampant à même ce bois dont je sentais avec trop de précision chaque aspérité le composant, sa fraicheur moite et bienfaisante, son odeur de cire passée… Il fallait que je sorte, que je quitte cet endroit, mais une nouvelle crise me comprima la poitrine, me laissant me tordre à même le sol, mes muscles bandés à l’extrême, mes doigts se contractant sur la nappe voisine, entrainant dans ce geste risible la cruche dans une chute inévitable, verre brisé à même le bois qui la prévint qu’une chose se passait, que quelque chose n’allait pas.

    Mais à mesure que le temps s’écoulait, que la douleur si cuisante se ternissait, mon esprit changeait, mon regard s’assombrissait… Alors j’entendis ses pas, et sous une dernière lueur de lucidité, mes lèvres… non, elles n’étaient déjà plus humaines… formèrent un non que mes cordes vocales n’étaient plus à même de prononcer, paroles s’échouant sous l’apparence d’un grognement sourd. Puis ce ne fut plus vraiment moi, l’animal que j’étais devenu se raidissant derrière le lit sous la forme d’une boule informe, un poil dru et bleu sombre parsemant ma nouvelle apparence, mon odorat percevant l’approche d’une proie juvénile, s’attardant sous la pulsation maligne qui battait à sa gorge, palpitant inquiet et oppressé s’acculant contre sa poitrine comme s’il cherchait à s’en échapper. Tandis que le poids délicat de ses pas attirait avec une frauduleuse obstination toute mon attention, mes oreilles à présent dressées dans la direction de la porte sous l’obscurité ténébreuse de la pièce dans laquelle je me fondais tel le prédateur que j’étais, me drapant de la nuit comme d’un voile éternel.

    Me redressant sournoisement, mes babines se retroussèrent, laissant un filet de bave s’exiler sur mon pelage, tandis que d’une patte somme-toute énorme, je n’esquissais pas l’ombre d’un bruit… Surprenante condition dont le prédateur que j’étais se réjouissait, tandis que l’excitation et la faim me laissait me tendre en direction de cette porte dont le battant ne tarda pas à s’ouvrir sur cette frêle créature aux cheveux si blonds, si doux, si…inutiles. Je ne rêvais que de sentir sa chair se tordre sous mes crocs, et déjà, d’un bon, j’atterrissais sur elle, mes crocs frappant sa gorge, réduisant au silence ce cri qu’elle n’eut même pas le temps de prononcer, immonde gargouillis dont je ne pouvais que me réjouir d'entendre tandis que la saveur du sang s’immolait au fond de ma gorge, et que d’un subit rebond de sauvagerie, je commençais à me repaître de ma victime… ma nourriture.

    Ma transformation ne dura… en tout et pour tout que quelques heures, la première se voulant laborieuse et douloureuse, je me suis éveillé dans une marre de sang, le visage maculé de celui de ma sœur, le goût de sa chair ancré dans ma bouche… Je me suis mis à vomir, à rendre cette plénitude qui satisfaisait mon ventre et me révulsait. Avais-je rêvé ? Comment pouvais-je ne serait-ce que le penser quand j’étais sous une nudité vibrante recouvert de cette liqueur rougeâtre… ? Mes doigts se tendirent ensuite, à tâtons, à la recherche de l’ultime preuve… celle qu’il me fallait trouver et que je me refusais à voir, du moins jusqu’à ce que j’effleure un bras. Immédiatement mes paupières se sont ouvertes sur l’horreur flagrante du cadavre de ma petite sœur, mon cœur se brisant, éclatant tandis que des larmes gagnaient mes traits, traçant de sombres sillons sur le sang séché redessinant mon visage.

    « Non… non… NONNNNNNNN ! » me suis-je alors mis à hurler, tandis que je la prenais dans mes bras, la berçant sous le dégoût que je ressentais vis-à-vis de mon être.

    Je l’avais tuée… assassinée… et la cruauté de ces souvenirs restaient ancrée au fond de mon âme, tandis que je ne pouvais m’empêcher de revoir notre enfance… elle, sa longue et lourde chevelure valsant au gré d’un vent clément, tandis que je la poursuivais tel le loup qu’un jour je suis à contrecœur devenu. Nous étions nés dans une famille de sang mêlés, descendants lointain d’une famille de sang pur qui nous avait légué Billywigs, elfe de maison qui m’avait toujours adoré, et que ma grand-mère m’avait directement légué, consciente que la créature ne servirait jamais mieux un autre membre de la famille.

    Elle n’aura jamais eu sans doute conscience d’à quel point sa décision était une justesse précieuse. Il aurait donné sa vie pour me sauver, tandis qu’il trottinait derrière nous, qu’il pestait par la suite de ne pouvoir me suivre à Poudlard lorsqu’il fut temps de commencer ma scolarité sorcière. Poudlard… J’hume alors l’air ambiant, conscient de l’odeur ferreuse qui me chatouillait les narines à cette seconde si précise, désireux que j’étais d’infirmer la réalité l’espace de quelques instants : qu’avais-je été dans cette fameuse école ? Un élève courageux, de bonne humeur, désireux de faire des animaux dangereux toute sa vie, de rire au nez face au danger, à me repaître de cette chance qui me collait à la peau toutes ces années ; j’étais intelligent, et mes résultats suivaient mes désirs, mes souhaits d’avenir. Passionné, coureur de jupons à mes heures, j’ai même eu l’audace d’être préfet. J’en rirais presque jaune, tant le destin avait décidé de retourner sa veste, la blessure maculant mon flan me tiraillant légèrement, tout mon être épuisé de ma nuit me rappelait la douleur de la transformation… qu’étais-je devenu ? Un monstre ? Un paria si l’on venait à apprendre la créature maléfique qui me représentait, comme un exemple extirpé d’un livre pour être livré aux regards curieux. Poudlard… ces années me semblaient si lointaines, alors que je n’avais quitté l’école qu’un an plus tôt, directement embauché dans un métier qui n’aurait pas dû vouloir ma perte si vite. Non… je n’étais pas dans une région à risque, mais il avait fallu que je sorte un soir de pleine lune pour observer un autre animal, bien moins dangereux… les loups-garous, normalement, devaient se traiter. Et j’ignore qui m’avait légué les affres de cette malédiction que je haïssais de toute mon âme à cet instant…

    Mais un PLOP se fit brusquement entendre, et avant même de rouvrir les yeux sur l’être qui se tenait devant moi, je savais qu’il s’agissait de Billy. Une irradiante colère chassa derechef la venimeuse tristesse qui me poussait à la garder dans mes bras, à haïr ce petit être, qui, au fond, n’avait jamais voulu que ma propre protection. Mais à cet instant, j’avais envie de tuer, de le lier à cette marre de sang pour qu’il comprenne ma tristesse, ma douleur, ma peine, mon horreur… Arrachez-moi le cœur ! Non… cela ne durerait qu’une seconde, car contre toute attente, l’ardeur de la vie palpitait au fond de mon être, prêt à entamer une guerre d’usure contre le monde qui jamais ne découvrirait ma tare. Ma promesse. Oui… l’elfe avait eu raison au fond, bien que je regretterai toujours qu’il ne lui ait fait confiance/ Néanmoins, à cette seconde, la raison ne voulait pas de place dans l’ombre de mon esprit, ne laissant que la splendide rancœur de la folie au creux de ce précipice.

    Déposant précieusement le corps de celle que j’aimais encore à outrance, telle une poupée de porcelaine, désarticulée, déjà brisée, que je ne désirais endommager plus encore, sur le sol. Je me suis prudemment redressé, ressentant cette tension qui malmenait mes muscles et qui me semblait traitreusement familière, mon regard d’encre sombre venant sous une lenteur mortifère se braquer sur l’être qui se tenait face à moi, immobile, n’attendant que l’assaut de ma punition, inévitable à son sens. Il m’aimait, je pouvais le déceler dans ses prunelles… il m’aimait plus que sa vie elle-même, et une ombre de regrets valsait dans ses yeux, comme s’il avait conscience d’avoir mal calculé les choses, tout en ayant conscience qu’il n’aurait pas agit autrement. Lysandre en premier, Mélise en second. Mes poings se contractèrent avec brusquerie…

    « Pourquoi ? » soufflais-je d’une voix devenue sourde sous l’intensité de mes émotions.
    « Pour vous protéger mon maître… » laissa-t-il filer d’une petite voix, si frêle, si fragile…

    Mais qui ne sut retenir le coup de poing qui fila droit sur ses traits disgracieux, le faisant voler à travers la pièce, sans qu’il ne cherche à se soustraire à cela, ce qui laissa une rage plus sourde s’enhardir dans mon cœur. Je l’aurais tué… et… il y avait eu assez de mort, aussi ce ne fut qu’un grognement qui me laissa frapper d’un poing rageur le mur qui déferla en moi, avant de m’échouer sur le sol. La douleur me faisait du bien, je la sentais, je la voyais, elle n’était pas cette fourbe entrave qui lacérait l’organe qui me laissait vivre.

    « Maître…
    - Disparaît… Disparaît ! » finis-je pas ordonner plus fermement, avant qu’un PLOP significatif ne m’indique qu’il avait obéit.

    Combien de temps suis-je resté ainsi avant de la reprendre dans mes bras ? Combien de temps s’écoula-t-il avant que Billy ne revienne enfin, et qu’une mise en scène macabre ne soit organisée par ses bons soins sur mon ordre… ? Je ne pouvais risquer ma vie, mais je voulais m’assurer qu’on la découvrirait rapidement, qu’elle ne pourrirait pas indéfiniment dans les bois. Et quelques jours plus tard, l’on vint me prévenir, ma sœur était morte… je le savais déjà aurais-je pu leur dire, mais je ne le fis pas ; impersonnel, je me suis simplement occupé des obsèques. J’avais déjà assez pleuré sur son sort, sur mon geste, il était temps de vivre pour elle, pour nous… pour moi.

    ~~~~~~~~~~~~

    Qu’advint-il ensuite de moi ? Non… je ne reparti pas à la recherche d’animaux. Comment l’aurais-je pu ? Ils sont moins bêtes que les humains, les licornes par exemple sont plus nerveuses à mon contact, comme si elles sentaient ma nature différente, comme si mon odeur était autre que celle du commun des mortels ? Mais elles ne me craignent pas… enfin pas vraiment. Néanmoins, inutile de prendre des risques inconsidérés en menant un être trop curieux à réaliser ma nature profonde. J’ai ainsi décidé d’ouvrir une boutique d’apothicaire à Pré-au-Lard, il m’a fallut un an pour me remettre pleinement de mon attaque… un an où j’eus le temps d’acheter et de monter mon affaire… bien que l’on me trouva toujours un air fatigué et blafard… la chimère et la mort prématurée de ma petite sœur était sans doute responsable de ma maigre santé. Et lorsqu’il le fallait, Billy me remplaçait fidèlement à la boutique, prenait les commandes, tandis qu’officiellement j’étais à la recherche de plantes que l’on ne pouvait cueillir qu’à la pleine lune. Parfois seulement… et la nuit uniquement en compagnie de l’elfe, dans d’autres cas, Billy les cueillait à ma place tandis que j’étais trop malade… ou simplement trop loup pour pouvoir le faire. C’était lui qui me transplanait jusqu’au lieu désertique où je laissais libre court à ma nature, lui qui transplanait jusqu’aux endroits de cueillette… trop faible que j’étais pour le faire moi-même.

    J’avoue sans honte que sans lui, j’aurais sans nul doute été démasqué depuis longtemps, mais il mentait chaque jour que Merlin faisait, pour m’éviter d’être découvert. Après tout, aucun loup-garou ne s’en était pris à moi, et personne ne sut jamais que j’avais tué ma douce Mélise… personne… à part moi-même. Elle était d'ailleurs devenue ma hantise, mon épouvantard, et il m’arrive encore de rêver d’elle lorsque la nuit m’étreint, de m’éveiller en sueur, chaque parcelle de mon être tendu à l’extrême… Mais d’un parfum, je sais immédiatement où je me trouve, d’un bruissement, j’ai conscience que la branche dehors frotte toujours au même endroit de la bâtisse, de mon magasin s’avérant également être ma maison.

    Et si je n'eus jamais d'histoire sérieuse avec une fille, une farandole occasionnelle de ces donzelles s'égarant dans mon lit ne me gêna jamais. Après tout, il suffisait de prendre ses précautions, et la magie se voulait plus efficace que n'importe quelle méthode moldue, pour éviter tout problème imprévu. J'ai réappris à vivre parmi le monde environnant, j'ai perçu les regards acides de ceux qui ne comprenaient pas la différence… oh non, pas par rapport à moi, mais par rapport à d'autres. Peut-être faudrait-il qu'ils comprennent que l'on peut vivre ensemble, sans problème, sans honte, si l'on est suffisamment prudent. Après tout, les habitants de mon village m'apprécie malgré mon caractère parfois bourru et irascible, la vie suit son court comme il se doit, et rien ne s'écroule autour de moi, tandis que chaque mois, ou presque, je confectionne la potion qui me maintiendra, me rattachera, une nuit de plus, à cette humanité désuète qui n'est finalement qu'une parcelle de ce que je suis.

    Oui je suis un monstre, mais tant que vous l'ignorez, cela n'a aucune importance.
    Oui, vous me craindriez… mais seulement parce que vous auriez peur de moi, d'être contaminé.

    Mais en attendant, vous me commandez des plantes, des potions, des livres, et vous me les achetez sans vous douter de rien. Ma vie n'est que mystère et mensonge, mais vous n'en savez rien. Le doute n'est pas permis pour ceux dont je suis proche, n'étant simplement que d'une nature fragile depuis les horreurs ayant frappé mon existence. Quant aux vampires ? N'allez pas imaginer que je les déteste, que je voudrais leur mort ou une idiotie du même genre… Non, je me contente de les éviter ; après tout, je n'ai tout simplement pas confiance en eux et leurs nouvelles lubies régulières.

    Chacun son monde, chacun sa vie.



Dernière édition par Lysandre Hellspin le Ven 24 Déc - 21:22, édité 11 fois
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Lysandre Hellspin
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 0:09

IV. contexte

    Enseignement de 3ème année :

      [X] Arithmancie,
      [] Divination,
      [] Etudes des Moldus,
      [] Etudes des Runes,
      [X] Soins aux Créatures Magiques.


    Notes au BUSE :


      [ E ] Arithmancie,
      [ A ] Astronomie,
      [ O ] Botanique,
      [ O ] Défense Contre les Forces du Mal,
      [ P ] Histoire de la Magie,
      [ E ] Métamorphose,
      [ O ] Potions,
      [ E ] Soins aux Créatures Magiques,
      [ O ] Sortilèges,
      [ A ] Vol sur Balai.
      T O T A L . D E . B U S E S : 9/10


    Enseignement de 6ème et 7ème année :

      [X] Arithmancie,
      [] Astronomie,
      [X] Botanique,
      [X] Défense Contre les Forces du Mal,
      [] Divination,
      [] Etudes des Moldus,
      [] Etudes des Runes,
      [] Histoire de la Magie,
      [X] Métamorphose,
      [X] Potions,
      [X] Soins aux Créatures Magiques,
      [X] Sortilèges,
      [] Vol sur Balai.


    Notes au ASPIC :


      [ A ] Arithmancie,
      [ P ] Astronomie,
      [ O ] Botanique,
      [ E ] Défense Contre les Forces du Mal,
      [ A ] Métamorphose,
      [ O ] Potions,
      [ E ] Soins aux Créatures Magiques,
      [ O ] Sortilèges.
      T O T A L . D ' . A S P I C : 7/8




V. infos & options
Spoiler:
 


Dernière édition par Lysandre Hellspin le Ven 24 Déc - 21:28, édité 6 fois
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N. Heÿrees M. Deadwhisper
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 0:30

… 
:potty:
Même que c'est moi la petite chose *-*  
*lui saute au cou et le lui mord, même si elle n'a pas les dents pour * tongue

Bon courage pour ta fiche, même si je sais d'avance que tu vas rouspéter, mais qu'elle sera AWESOME *Q*
*se prépare d'avance à faire du harcèlement moral, sexuel, et tout ce qu'il est possible de faire dans le harcèlement*
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Lysandre Hellspin
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 1:12

Oui c'est toi AAAmm
*la réceptionne et la laisse le mordre... de toute façon ça guérira avec ses petites dents xD*

Merci beaucoup I love you
Mais ça suffit oui xD... J'ai le droit de critiquer ce que je fais x) ... C'est pas toujours super x)
*Tout ça (a) ?*
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Julian Halln
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Ven 24 Déc - 22:18


    Bonsoir à toi !

    Alors, ta fiche est... très bien écrite. Il y a beaucoup de vocabulaire élaboré et l'histoire est superbement maniée et amenée. Par contre, on a tendance à se perdre dedans, la faute aux longues phrases (j'en ai relevée une qui fait quatre lignes!). Mais ça ne nuit pas à ta fiche, donc, je te valide.

    Je te conseille de lire ce sujet et celui-ci (si ce n'est pas déjà fait...) ! Smile

    Bon jeu parmi nous et surtout : bon réveillon ! Roi

__________________________________________________________

Quand j'étais petit, j'étais un Jedi. Tellement nerveux que lorsqu'il pleuvait, souvent je m'électrocutais. Et j'ai rencontré une fille en forme de fée. Tellement nerveuse que lorsqu'elle griffait, mon dos, ma peau se transformaient en pyrogravure.
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http://eloge-folie.forumactif.ws/

Lysandre Hellspin
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   Sam 25 Déc - 14:29

Merciiiii, et ça marche AAAmm *fait la danse de la victoire x)*

Joyeux Noël à vous Cool
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MessageSujet: Re: Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}   

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Lysandre... Werewolves, open your eyes. {100%}

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