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 Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!

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Jane L. Carlton
{ Modo- fanatique shooté aux fioles de veritaserum

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Age du joueur : 27
Age du perso. : 303 ans
Date d'inscription : 06/01/2009

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MessageSujet: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Ven 17 Déc - 1:10

Jane L. Carlton

Personnage prédéfini.



I. identité

    Nom, prénom : Carlton, Jane Lauren.
    Carlton, patronyme de son géniteur dont Jane a hérité par respect pour la coutume. Il n’y a pas grand-chose à savoir sur ce nom, sinon qu’il était assez répandu à la naissance de Jane mais qu’il se raréfia par la suite, allez savoir pourquoi.
    Jane. Là encore, on pouvait voir nombre de femmes et de fillettes possédant ce prénom. Les parents de la blondinette ne furent jamais vraiment des originaux.
    Lauren. Certes moins fréquent que Jane, il ne s’agit cependant que d’un second prénom. Rares sont les circonstances dans lesquelles il en est fait usage.

    Date de naissance/Âge : Née le 16 Mai 1690, Jane savoure actuellement sa 303ème année sous les traits d’une jeune femme de 20 ans, encore étrangement fraîche et inconsciente pour son âge malgré son teint pâle hors du commun.

    Origines : Vampire
    Lieu de résidence : Jane possède un appartement raffiné au cœur de Londres. Mais il lui arrive aussi de faire des sauts au Manoir de Hight Wycombe, où elle adore se pavaner.
    Statut : Informatrice, prenant ses ordres directement du Roi des vampires.
    Métier : Elle informe la Gazette du Sorcier à ses heures perdues. Elle ne le fait cependant pas pour l’argent, mais uniquement pour son petit plaisir pervers.



II. caractère

    Qualités Principales :
    Curieuse - Rusée - Calculatrice - Joueuse - Subtile - Dynamique - Opiniâtre
    Défauts principaux :
    Insouciante - Intéressée - Sarcastique - Egoïste - Arrogante - Gourmande - Sadique
    Peur : Elle a beau s’en cacher habilement, Jane a une peur panique et inconsidérée. Elle craint la solitude. S’il lui arrive de s’isoler, ce qu’elle redoute c’est que les autres la laissent volontairement seule et livrée à elle-même. Elle sait se débrouiller, elle est pleine de ressources, et pourtant elle perd ses moyens lorsqu’on lui tourne le dos. Ne cherchez pas plus loin la raison qui l’a poussée à enlever la dernière étincelle de vie à son propre créateur.
    Rêve : Depuis qu’elle est vampire, et même avant lui semble t’il, Jane n’a jamais eu de grands rêves transcendants. Elle nourrissait quelques désirs, bien sûr, peut-être même plus que quiconque, mais jamais elle ne s’est sentie poussée en avant par un seul et unique rêve. Et pourtant, depuis la décision selon laquelle les vampires doivent séduire les êtres humains, Jane a un rêve. Elle s’en défend cependant très bien. Croyez le ou non, Jane songe secrètement à l’idée de donner la vie.



III. infos & options

    Prénom/pseudo : Criquy
    Âge : 20 ans
    Niveau RP : Abominable
    Fréquence de connexion maximale : 7/7
    Célébrité avatar : Reese Witherspoon
    As-tu lu le règlement ? Vu ~~
    Comment as-tu connu le forum ? Ancienne version
    Qu'en penses-tu ? Quel désastre!
    Ton élément préféré sur le forum : Jane!
    Dirais-tu que ta fiche est réussie ? Pour être honnête, je la trouve encore légère, mais faut bien que j'm'arrête. Si je m'écoutais ce serait plus une fiche, mais un roman! (a)


Dernière édition par Jane L. Carlton le Mer 29 Déc - 14:45, édité 1 fois
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Ven 17 Déc - 1:11

IV. biographie

Chapitre I: Origines


    «  June Weaver, c’est bien ça? »

    La destinatrice de cette question laissa un léger silence s’installer. Un sourire à demi voilé prit place sur son visage manifestement satisfait. Lorsque cette expression de triomphe apparaissait sur le visage blême de la jeune femme, il n’était pas rare de voir pâlir ses interlocuteurs. Eux qui s’attendaient si souvent à une montagne de gentillesse sous ce petit minois angélique. Mais les apparences peuvent être trompeuses, et une jeune femme belle et innocente peut se révéler être un véritable monstre de barbarie.
    Jane Lauren Carlton était une digne représentante de la race des vampires, et ce depuis près de trois siècles. Elle n’avait rien d’une novice mais ses pairs semblaient souvent trouver un malin plaisir à la traiter comme une gamine. Evidemment, son apparence frêle et sa tendance à s’attirer des ennuis ne jouaient pas en sa faveur, mais ces illustres vampires finiraient par se mordre les doigts s’ils ne songeaient pas à faire preuve d’un peu d’indulgence. Quoiqu’elle fasse, elle demeurerait toujours, aux yeux de la communauté vampirique, celle qui s’était fait prendre au jeu de la curiosité. D’aucun prétendaient qu’elle ne devait sa transformation qu’à la compassion et la faiblesse du vampire qui l’avait surprise. Selon eux, il aurait dû la vider de la moindre goutte de son sang avant de réduire son corps en poussière et ainsi éviter tout soupçon sur l‘existence des vampires.

    Cependant, le vampire avait reconnu là toute l’impétuosité de la jeunesse et songé qu’un peu de curiosité serait du meilleur effet dans les rangs des longues dents.
    Et dire que la transformation de Jane n’avait tenu qu’à un fil …


    FLASH BACK

    « Elizabeth! As-tu vu mes boucles? »

    Aucune réponse. Ce n’était pas comme si elle était entrée sans frapper ou même sans prévenir. Et puis la situation était grave! Les filles Carlton étaient attendues chez un noble gentilhomme. Si l’une d’elles se débrouillait assez bien, elle deviendrait peut-être sa femme. Par conséquent, Jane ne voulait rien laisser au hasard. Elle devait être resplendissante ce soir et, pour cela, il lui fallait ses boucles d’oreilles porte bonheur qui se trouvaient aussi être les plus honteusement cher qu’elle possédât.
    La jeune fille poussa silencieusement la porte de la chambre de sa sœur aînée et, ne se heurtant à aucune protestation, se décida à entrer. Vide. Elizabeth était encore certainement partie Dieu seul savait où avec ce jeune arriviste de Peter Ludlow. Ce garçon n’avait rien de noble, évidemment, il n’était qu’un détestable nouveau ‘riche’ dont le père avait fait ‘fortune’ de façon obscure.
    Jane désapprouvait la relation que sa sœur entretenait avec cet homme, mais Elizabeth continuait à lui répéter que ça n’était pas ses affaires. Malheureusement pour elle, sa cadette n’avait aucune notion de ce qui pouvait être de l’ordre du privé ou non. Ce fut d’ailleurs cette absence de tout respect pour la vie privée qui poussa Jane à fouiller la chambre de son aînée, à la recherche de ses boucles qui, admettons le, avaient peu de chance de se trouver là. Jane n’y allait jamais et Elizabeth n’était pas du genre à emprunter les affaires de ses sœurs. En réalité, dès l’instant où Jane avait posé un pied dans cette chambre, la recherche de ses bijoux n’avait plus été qu’un vilain prétexte pour laisser libre cours à sa curiosité maladive.
    Lorsqu’elle se savait dans un lieu où elle n‘était pas supposée se trouver, la jeune fille faisait preuve d’une ingéniosité et d’une minutie effarantes pour poser les yeux, et parfois la main, sur un maximum de détails passionnants.
    C’est ainsi qu’elle trouva rapidement le journal d’Elizabeth, soigneusement rangé dans un tiroir verrouillé que Jane parvint à ouvrir de façon expéditive à l’aide d’un peu d’ingéniosité et de l’une de ses barrettes à cheveux.

    Citation :
    25 Avril 1708:

    Cher Journal,

    Cela fait maintenant plusieurs mois que j’emprunte discrètement de l’argent à mon père et que les accessoires et bijoux de ma mère et de mes sœurs s’évanouissent sans qu’elles n’y prennent garde.
    Peter m’a assuré que si nous faisions cela chacun de notre côté, nous aurions amassé assez d’argent pour partir vivre loin de nos familles et nous installer confortablement sans nous inquiéter de l’avenir de notre propre famille.
    Notre propre famille … Je ne saurais dire s’il s’en est aperçu, mais ces mots m’ont chamboulée. Rien d’autre n’aurait pu me faire davantage plaisir que la perspective d’un avenir commun, qui plus est resplendissant.
    Voilà pourquoi je fais tout ça. Pourquoi j’agis ainsi, en digne traitre. J’aime ma famille. Je pense qu’ils le savent. Mais ils ne permettront jamais que je m’unisse à un homme comme Peter. Jane me l’a assez souvent fait remarqué: « il n’est pas du même monde », « tu crois qu’il sait ce que signifie le mot ‘oisiveté’? » . Quelle petite peste prétentieuse elle fait parfois! Peut-être ne le sait-elle pas, ou bien le fait-elle justement exprès, mais elle me blesse énormément lorsqu’elle me rappelle la condition de Peter. Et je ne veux pas que mes enfants puissent eux aussi être considérés de cette façon répugnante! C’est pourquoi j’aide Peter à rassembler assez d’argent pour subvenir à nos besoins. D’ailleurs, j’ai pris les boucles d’oreilles préférées de Jane. Ainsi, elle me rembourse pour toute la peine qu’elle a pu me causer. Elle ne les met jamais ces boucles de toutes façons. Elle ne cesse de répéter qu’elles ne doivent être portées que pour les occasions les plus importantes. Quel honneur je lui fais: ses boucles vont servir pour une occasion aussi primordiale que la bonne marche de ma future famille. Cette ingrate devrait m’en remercier. Un jour, elle se rendra sans doute compte de tout ce que j’ai fais pour elle, et alors elle ne s’embarrassera pas de l’emprunt d’une vulgaire paire de boucles d’oreilles…

    Je te laisse journal, le temps est passé plus vite que je ne l’aurais cru sous ma plume. Il est l’heure que j’aille retrouver Peter et que nous mettions ce que nous avons rassemblé en commun. J’espère qu’il ne s’inquiétera pas trop si j’apporte une plus grande contribution que lui. Il ne s’arrête jamais de dire que la fortune de ma famille ne doit pas créer de rempart entre nous. Qu’il aurait aimé que, tout comme lui, je ne possède pas une fortune si colossale mais que, tout compte fait, nous aurons au moins l’occasion d’en profiter. Il est si adorable lorsqu’il me demande si personne n’a surpris mes petites ponctions sur la fortune familiale. Il s’inquiète vraiment de ma sécurité, j’avoue que c’est grisant. Quel homme parfait!
    Mais je ne vais pas m’étendre plus en compliment, je suis sensée le retrouver dans à peine une heure dans un pub aux abords de Londres. Le Voyageur Ailé … Je crois que c’est son nom. Je ne sais même pas exactement comment je vais pouvoir le trouver. Espérons que je ne serais pas rentrée trop tard chez moi, pour pouvoir faire ma valise rapidement lorsque toute la famille sera à la réception de ce Duc ou de ce Compte je ne sais quoi.

    A bientôt, journal. Je reviens te chercher rapidement. Nous allons accomplir ensemble ce périple vers un avenir meilleur.


    Arrivée au terme de sa lecture, Jane se demanda si elle avait bien saisi tout ce que le texte dévoilait. Une seconde lecture ne fut pas de trop, assurée que sa sœur ne reviendrait pas à la maison avant qu’ils ne soient tous sortis et donc qu‘elle avait un certain temps devant elle.
    Jane se demandait ce qui la choquait le plus dans cette cruelle découverte. Était-ce le fait que Elizabeth trahisse sa propre famille ou bien qu’elle l’ait traitée, ELLE, d’ingrate? Ou peut-être était-ce cette étrange impression que Peter n’était réellement pas un homme sur qui il était avisé de compter.
    Sa curiosité lui avait, dans tous les cas, permit de lever le voile sur une étrange affaire. Cette dernière relevait désormais de l’esprit d’investigation de Jane qui, désormais réveillé, ne lui laissait aucun échappatoire. Elizabeth avait laissé une adresse … ou du moins quelque chose qui s‘en rapprochait. Peut-être était-ce un leurre, sa sœur avait très bien pu laisser son journal et cette adresse afin de tous les envoyer sur une fausse piste. Mais, à y réfléchir, Jane n’estimait pas sa sœur assez rusée pour monter un tel plan. Elle se trouvait donc certainement encore au Voyageur Ailé.

    Poussée par ce besoin d’en savoir toujours plus, et aussi par sa rancœur nouvelle vis-à-vis de sa sœur, Jane retrouva le pub en un temps record et put bientôt admirer son enseigne de bois usé à la peinture écaillée qui se balançait légèrement sous la brise printanière.

    Au rez-de-chaussée, le peu de clients attablés étaient déjà presque ivres morts malgré l’heure peu avancée. Le tenancier et l’unique serveuse étaient occupés à aider un homme à se redresser, et Jane en profita lâchement pour se faufiler jusqu’à l’escalier. Elle le monta très précautionneusement, condition sinéquanone pour ne pas se faire remarquer étant donné le caractère vétuste des planches qui le composaient et qui menaçaient de craquer au moindre de ses pas . Un couloir des plus réduits et des plus miteux faisait suite à l’escalier, mettant Jane réellement mal à l’aise. Fréquenter ce genre de lieu délabré ne faisait pas partie de ses prérogatives. Elle devait s’empresser de retrouver sa sœur, de lui demander des explications et … A bien y réfléchir, ce lieu ne promettait rien de bon concernant « l’homme parfait » d’Elizabeth. Comment un homme fréquentant ce genre d’endroit pouvait-il mériter cette dénomination?!

    Des éclats de voix coupèrent court à sa réflexion. Elle se rapprocha lentement de la porte d’où provenaient les bruits et tendit l’oreille.

    « Vous … Vous m’aviez dit que si je parvenais à me procurer ce que je vous devais, je serais libéré de mes obligations et que nos routes ne se recroiseraient jamais plus! »

    Un rire dépourvu de joie suivit ces paroles. Jane pensait avoir reconnu la voix du si « parfait » Peter. Elle avait toujours pensé le détester, et pourtant elle fut prise d’une sorte d’affection pour celui qui devait faire face au propriétaire d’un rire aussi glaçant que celui qui venait de retentir derrière la porte.

    « Vois-tu, mon cher Peter, tout n'est qu'une question d’interprétation. Si je te tue maintenant, tu seras libéré de tes obligations et nos routes n’auront aucune chance de se croiser à nouveau. »

    Aussitôt dit, aussitôt fait. Un craquement morbide parvint aux oreilles de Jane, bientôt suivi par un bruit de ponction effroyable. Jane ne pouvait même pas imaginer ce qui se déroulait derrière cette porte. C’était tout simplement hors de son entendement. Se pressant davantage contre la porte, elle poussa le vice jusqu’à tourner délicatement la poignée afin de pouvoir jeter un rapide coup d’œil à l’intérieur. Il n’y avait aucune chance qu’elle se fasse remarquer. Pas plus que la porte n’avait de chance de s’ouvrir brutalement dans un craquement assourdissant et de laisser ainsi Jane s’étaler de tout son long à l’entrée de la pièce. Et pourtant, ce fut exactement ce qui se produisit. La curiosité est un vilain défaut, notamment pour ceux auxquels la chance ne sourit pas.

    «  Mais qu’est-ce que c’est, une réunion?! »

    Celui qui venait d’élever la voix sur un ton sarcastique et agacé se trouvait à trois pas tout au plus de Jane. Il tenait Peter qui s’écroula littéralement lorsqu’il daigna le lâcher.
    Jane se releva aussi rapidement que ses muscles engourdis le permirent et prit l’inconnu de cours avant même qu’il n’ait pu proférer de nouvelles paroles assassines.

    « Qui êtes-vous? »

    Il parut offusqué. Ou peut-être amusé? En vérité, son regard et son visage avaient le don de revêtir plusieurs expressions à la fois, bien que parfois diamétralement opposées. Cela rendait l’homme très difficile à cerner, tout autant que ses sentiments et ressentiments, mais ce fut une chose que Jane parvint à élucider par la suite. Quoiqu’il en soit, il posa une main sur sa hanche en un geste théâtral avant de répondre:

    « C’est plutôt à moi de poser la question, car ce n’est pas moi qui ai ainsi fais irruption dans la salle au beau milieu d’une conversation privée! »

    Le regard de Jane passa tour à tour sur son interlocuteur et sur le corps inerte de Peter. De toute évidence, le pauvre garçon était mort. De là où elle se trouvait, la jeune femme n’avait aucune chance de juger de la cause de la mort. Cela relevait donc entièrement du mystère. Mais, quoiqu’il en soit, les faits étaient clairs, Peter ne vivait plus.

    « Je pense plutôt que le conversation était terminée lorsque je suis « entrée » »

    Là encore, Jane n’aurait su dire si sa réplique avait été accueillie avec agacement par le meurtrier ou bien s’il la trouvait au contraire avisée, voire distrayante.

    «  Tu as le sens de l’observation. Peut-être un peu trop d’ailleurs. Cette femme est entrée alors que je me nourrissais , je n’ai donc eu d’autre choix que de mettre un terme à sa vie, pour qu’elle ne parle pas, et aussi parce que mon estomac n‘était guère rempli… »

    Il désignait un corps étendu et sans vie à l’autre bout de la pièce. Jane reconnut alors avec horreur l’identité du cadavre. Elizabeth. La pauvre s’était de toute évidence trouvée au mauvais endroit au mauvais moment. Jane apprendrait plus tard qu’elle était arrivée en avance et avait donc surprit, comble de l’irrespect, un vampire en pleine collation. Peter n’était arrivé que quelques minutes plus tard et avait trouvé Elizabeth morte. Cela ne l’avait pas plus affecté que cela, il n’avait rien fait d’autre que se servir d’elle afin de payer sa dette au vampire dont il ignorait en réalité tout de la nature.

    « … Et cet imbécile. Il ne servait à rien. Son sang n’était même pas savoureux, quel blasphème! Comprend bien que je me trouve dans l’obligation de faire passer le goût atroce de son sang et que je ne doute pas de la saveur parfaite du tien. »

    Jane craignait de comprendre. Comme tout le monde, elle avait déjà entendu des histoires à propos de suceurs de sang. Mais de là à imaginer que de telles créatures puissent exister …
    Le rythme cardiaque de la jeune femme s’accéléra tandis que le vampire comblait lentement l’espace qui les séparait. Comme s’il prenait un plaisir cynique à cette situation, il continuait à lui asséner des formules assassines.

    «  Ta grande sœur ne t’as donc jamais appris que la curiosité était un vilain défaut lorsqu’elle te surprenait à fouiller dans ses affaires? … »

    Le visage blafard du vampire n’était plus qu’à quelques centimètres de celui de Jane. Elle pâlissait tellement qu’elle aurait pu en concurrencer la créature elle-même.
    Elle rassembla juste assez de courage pour exposer sa situation en quelques mots.

    «  Ma grande sœur, vous venez de la tuer. C’est justement en fouillant dans ses affaires que je suis arrivée jusqu’ici. Elle avait l’intention de partir en nous volant, moi et ma famille. Et … je tiens tellement à mes boucles d’oreilles… »

    C’était réellement désespéré. Pouvait-elle vraiment imaginer faire ressentir de la pitié à une créature dont elle ne savait même pas si le cœur battait encore? Elle était ridicule, et elle allait mourir. Après avoir plongé un instant ses yeux dans ceux du vampire, elle les ferma et se résolut alors à la mort.
    Mais elle ne vint pas. Tout ce qui vint, ce fut une caresse au touché glacial. Jane rouvrit les paupières et jura voir de la compassion dans les yeux de la bête. Il leva légèrement le menton de la belle en un geste plein d’une douceur dont Jane ne l’aurait jamais cru capable après un double meurtre.

    « Le jour est mal choisi pour voler la vie d’une demoiselle aussi belle et prometteuse. Je ne suis pas sensé laisser de témoin qui pourrait révéler l’existence des miens. Mais, je suppose que si le témoin n’est pas plus humain que moi … »

    Il laissa sa phrase en suspens. Sans doute dans l’attente d’une réaction de Jane. Le choix était simple: vivre ou mourir. Même si sa vie prendrait sans doute un tournant bien différent, la jeune femme ne connaissait rien de pire que la mort. Elle avait encore tant de chose à découvrir, à aimer ou à détester. Son regard parla pour elle, entraînant les lèvres du vampire vers son cou. La morsure lui fit l’impression d’une déchirure glaciale. Elle perdit aussitôt connaissance.

    FIN FLASH BACK


    « Mademoiselle? »

    Le jeune pigiste semblait réellement inquiet. Jane fut touchée qu’un simple mortel puisse s’inquiéter de voir son regard se perdre dans la contemplation d’une feuille blanche posée sur le bureau. La vampire s’anima alors de nouveau, reprenant le peu de couleur qu‘il lui était donné de posséder. Son regard se fixa sur son interlocuteur, un jeune homme tout à fait charmant autant que Jane puisse en juger. Il avait des traits fins, des cheveux bruns, tout à fait au goût de la vampire et, surtout, des mains incroyablement …

    « Vous êtes sûre que ça va? »

    Se souvenant subitement du but premier de sa présence dans les bureaux de la Gazette du Sorcier, Jane laissa échapper un fin sourire. Son esprit avait parfois la manie de vagabonder sans en avoir reçu l’autorisation, c’en était frustrant. Elle avait un objectif, elle ne devait pas le quitter des yeux.

    «  Ça ira, oui. Je m’appelle bien June Weaver, pour répondre à votre question. »

    C’était faux bien sûr. June Weaver n’était qu’un pseudonyme, emprunté à une amie d’enfance sans doute morte et enterrée depuis plusieurs décennies. La sagesse n’était pas la qualité la plus évidente que possédait Jane, mais elle n’était pas idiote non plus. Donner son véritable nom ne serait pas d’un grand intérêt, la vampire ne recherchant pas la gloire, et pourrait même se révéler dangereux par la suite.
    En effet, Jane était ce que certains osaient appeler une « moucharde ». Personnellement, elle s’intitulerait davantage « informatrice » ou encore « source innocente » (lors des pérégrinations les plus improbables de son esprit). Quoiqu’il en soit, son passe temps favori était de partir à la recherche d’informations pour ensuite les livrer selon ses envies. En d’autres termes, elle épiait les gens importants à leur insu et se précipitait ensuite vers leurs détracteurs afin de leur offrir des informations qui valaient parfois de l’or pour son simple petit plaisir pervers. En effet, Jane adorait se dire qu’elle pouvait influer sur les gens et les évènements en agissant uniquement dans l’ombre. Elle reconnaissait volontiers ressentir un bonheur sadique à voir des gens tués ou menacés suite à des informations qu’elle avait pu livrer. En l’occurrence, Jane se contrefichait éperdument des camps, du bien ou du mal. Elle se contentait de laisser libre cours à sa curiosité pour ensuite mesurer à qui elle devait faire partager ses découvertes de manière à ce que cela fasse le plus de bruit possible. Naturellement, elle travaillait aussi pour les beaux yeux du couple régnant sur les vampires et donnait ainsi raison à celui qui l’avait transformée: une curieuse habile n’était pas de trop chez les longues-dents.

    «  On m’a dit que vous veniez régulièrement nous apporter des informations toutes plus intrigantes les unes que les autres. »

    « Ah oui? On vous a dit ça… »

    Le visage de Jane rayonnait de mille feux devant ce qu’elle recevait comme un compliment. Fusse t’il volontaire, il n’aurait pas été plus grisant. Décidément, elle aimait beaucoup ce jeune homme … Mais là n’était pas la question. Le Roi lui avait fait comprendre qu’il aimerait qu’une information toute particulière tombe innocemment entre les mains des journalistes de la Gazette. Jane n’avait pas d’autre choix que de satisfaire son monarque, d’autant plus que l’idée était séduisante. Et ce n’était pas comme si la jolie blonde n’était pas familière à ce genre de pratiques douteuses, un brin cyniques.

    « Ecoutez bien alors ce que j’ai à vous apprendre … »




Chapitre II: Premiers pas


    Une odeur familière flottait dans l’air. Une odeur que Jane avait appris à éviter, par mesure de précaution. Car elle lui rappelait des évènements qu’elle avait enfoui au plus profond d’elle-même, encore une fois par prudence. Elle avait beau briller par son insouciance, même en temps que bête cruelle et sanguinaire, il restait des matières où l’attention était de rigueur. Au fil de sa vie vampirique, Jane avait commis des actes répréhensibles en masse, dont certains n’étaient même pas tolérés par sa communauté. Cette odeur était le signe de son imprudence, la preuve de son incompétence. Et Jane détestait par-dessus tout être placée face à ses défaillances.
    Cet homme, bien qu’il n’en soit plus réellement un depuis bien avant la naissance de Jane, représentait tout ce qu’elle abhorrait, puisqu’il lui jetait au visage ses propres imperfections.


    FLASH BACK

    Son réveil avait été critique, et maintenant elle se retrouvait complètement dans le gaz. Sa gorge était sèche, et son nez piqué au vif. Tant d’odeurs lui parvenaient en simultanée que son nez lui faisait mal, elle aurait même juré qu’il était prêt à saigner. Mais elle n’eut pas l’occasion de se pencher plus longtemps sur ses petites souffrances, car la bête qui lui avait sauté au cou la considérait désormais d’un œil satisfait. Ce fut presque sans réfléchir qu’elle objecta:

    « Qu’est-ce que vous avez à me regarder de la sorte? Vous n’avez jamais vu une belle jeune fille au réveil?! »

    Le rire froid de l’homme qui avait commis un double meurtre presque sous ses yeux lui rappela la situation. Ce n’était vraiment pas le moment d’être agressive. A vu d’œil, et de nez, Jane était à peu près sûre qu’il ne l’avait pas vraiment tuée. Il lui avait fais autre chose. Mais elle ne parvenait pas encore à comprendre ce que cela signifiait. Elle aurait pu y réfléchir des heures durant, s’il ne lui avait pas donné la réponse d’un bloc, ayant presque pitié de sa parfaite ignorance.

    « J’ai déjà vu des réveils de vampires, mais il me semble que tu décroches la palme. »

    Il s’approcha du lit où Jane se trouvait, assise entre les draps. Il marqua un légère pause, à peine quelques secondes, durant lesquelles elle put pourtant sentir clairement son hésitation. Puis il s’installa au bord du lit, et tendit sa main dans la direction de la jeune femme. Elle aurait pu s’attendre à n’importe quoi, mais elle devina son geste avant même de sentir sa main froide caresser sa joue. C’était presque comme s’il existait un lien entre eux, qui lui permettait d’appréhender ses moindres gestes. Était-ce seulement possible?

    « Je viens de faire de toi mon infante, ma création, ma compagne. Tu vis aujourd’hui, même si le terme est inexact, le premier jour de ton existence vampirique. Plus jamais tu ne pourras revoir les tiens, et jamais tu n’auras de descendance, je ne le tolérerais pas. »

    L’homme, ou plutôt le vampire, était à l’image de sa caresse, glacial. Mais cela n’empêchait pas Jane de ressentir une certaine bonté venant de lui. Il ne lui avait pas totalement ôté la vie, c’était bien le signe qu’il n’était pas si monstrueux qu’elle l’avait d’abord cru. Et son implacabilité ne semblait être que de façade. Ce n’était pas comme si Jane avait l’intention de revoir sa pitoyable famille de toute façon, pas après s’être élevée à un autre degré de conscience, ni s’être enfin vu accorder la possibilité d’une nouvelle vie. Et parler de descendance touchait autant Jane que la mort de cet abruti de Ludlow. En somme, elle était plutôt ravie de pouvoir recommencer à zéro. Un seul petit détail la chiffonnait, cependant.

    « Si je comprend bien, je suis un vampire. Ces créatures légendaires que l‘on ne voit que dans les livres, ces monstres cruels et sanguinaires. Mais je suis tenu de vous obéir? Suis-je la seule dans l‘histoire de votre race à trouver que quelque chose ne colle pas? »

    Un sourire fin se dessina sur les traits du vampire, bien que la logique aurait voulu qu’il s’en offense. Jane avait l’étrange et désagréable sensation que son « créateur » était impossible à surprendre. Il prenait toujours ses paroles avec un calme et un ravissement qui l’exaspérait déjà. Combien de temps était-elle supposée rester à ses côtés?

    « Je suis d‘accord avec toi, toutes ces règles que les vampires s‘imposent à eux même sont dépassés, néanmoins celle-ci est sans doute la seule qui mérite d‘être observée. En tant que créateur, mais surtout en tant qu‘aîné, je te domine, aujourd‘hui et à jamais. Il va falloir que tu apprennes à t‘y faire, mon infante. » 

    Une légère tape sur le front agrémenta la déclaration du vampire. Jane reconnaissait la vérité dans ces paroles. Et, bizarrement, elle se sentait redevable de cet homme. Elle ferait ce qu’il lui dirait, pour l’instant tout du moins.


    Jane avait passé le jour suivant au lit, à se reposer sans en comprendre l’utilité. Elle aurait voulu profiter de son nouvel état de vampire. La veille, son créateur était resté à son chevet jusque tard dans la soirée, lui expliquant en quoi consistait désormais ses nouvelles capacités, mais aussi ses faiblesses. L’esprit de Jane s’était volontairement mis en hiatus concernant ce dernier récit. Il était impensable, à son sens, de posséder la moindre lacune, avec ce corps dont elle sentait de plus en plus la puissance. C’était sans doute pour cela qu’il lui avait fallu se reposer. Le vampire le lui avait conseillé, mais de toute façon elle avait été happée par le sommeil presque sans y prendre garde. Et elle ne se réveilla de ce sommeil intensément réparateur qu’au claquement de la porte d’entrée. Quelqu’un était entré, Jane le sentit aussi clairement que si la porte s’était ouverte sous ses yeux et que si une silhouette était apparue devant elle. Néanmoins, elle était incapable de savoir de qui il s’agissait, ni si cette personne avait été sciemment invitée à entrer. L’esprit en alerte, Jane s’extirpa de ses couvertures. Sautant du lit, elle fit quelques pas en direction de la porte avant de se stopper nette. Des bruits de pas lui signifiaient clairement qu’on approchait. La poignée de sa porte d’entrée tourna et Jane devina l’ombre qui y passa avant même de la voir. Une chose était certaine, malgré la confusion qui régnait dans l’esprit de la toute jeune vampire; le visiteur n’était pas son créateur, il n’avait absolument aucun droit d’être ici.

    Elle ne prit pas le temps de l’observer, fondant sur l’indésirable comme un aigle sur sa proie. Malheureusement, ladite proie avait pour elle l’avantage de la vitesse et de la force. Jane eut à peine le temps de comprendre ce qui lui arrivait qu’elle se retrouva hors d’état de nuire. La poigne qui l’enserrait n’avait aucune commune mesure avec ce qu’elle avait pu connaître jusque là. Elle dont le corps était mu par une puissance nouvelle se retrouvait traitée comme un fétu de paille. Elle ne faisait pas le poids et était devenue la proie. Dominée totalement par l’inconnu qui avait fais irruption dans sa chambre. Jane ressentit alors un intense sentiment d’impuissance et d’humiliation. Comme si cela ne suffisait pas, le rire amusé de son créateur retentit derrière elle.

    « Tu pensais vraiment que je me ferais avoir par cette gamine ? Depuis quand l’as-tu transformé ? Une semaine ? »

    Quelle était cette façon de discuter alors que le bras de Jane la faisait souffrir? Elle n’avait pas la moindre idée de ce à quoi il ressemblait, mais cet homme ne lui plaisait déjà pas. Sa voix, sa présence dans son dos, sa poigne de fer. Jane grimaça sous l’effet cumulé du dégout et de la colère. Elle fit claquer sa langue pour montrer son agacement, mais cela ne sembla pas suffire.

    « Trois jours ! »

    Son propre créateur la trahissait. Il semblait satisfait de son comportement, alors même qu’il n’avait fais que lui tendre un piège. C’était impardonnable, intolérable, et Jane trouverait le moyen de s’en venger.
    L’homme dans son dos, qu’elle soupçonnait lourdement d’être lui même vampire, relâcha enfin son étreinte. Jane ne se fit alors pas prier pour déguerpir à l’autre bout de la pièce, vexée autant qu’honteuse. Cela ne l’empêcha cependant pas de louper un seul mot des paroles de l’inconnu.

    « Elle est totalement apeurée et déroutée et toi, tu laisses un inconnu entrer dans cette pièce sans même qu’elle puisse te voir auparavant. Tu voulais quoi ? tester ma rapidité ? parce que ce n’est pas avec une pauvre chose comme elle que tu y arriveras. Tu devrais le savoir pourtant, nous avons presque le même âge, sans compter que tu es imprudent, j’aurais très bien pu lui arracher la tête si je m’étais vraiment senti menacé. La vie de tes infants est si peu importante pour toi ? »

    Jane vit très clairement son créateur hausser les épaules, et arborer un air presque indifférent. Et elle se jura de laisser cette image gravée dans son esprit. Elle était liée à ce vampire, qui cependant ne semblait avoir aucune réelle considération pour elle. N’était-ce qu’une manœuvre comme celles auxquelles Jane avait recouru durant toute sa courte vie d’aristocrate? Elle n’était pas en mesure de le dire. Les sourcils froncés, elle ne pouvait qu’émettre des suppositions. Ce qu’elle constatait là ne lui plaisait absolument pas. L’autre vampire ne lui jeta pas même un coup d’œil en quittant la pièce. Selon toute vraisemblance, elle n’était pour lui qu’une infante misérable sur laquelle il ne pariait pas grand-chose. Qu’était-elle en comparaison de lui? Rien du tout. Et cette constatation lui hérissa le poil. Elle qui avait toujours été habituée à être traitée avec la plus grande considération, qui avait été élevée en petite dernière comme une princesse, et dont la beauté n’avait jamais eu d’égal. Aujourd’hui, elle n’était plus rien. C’était le revers de la médaille. Recommencer à zéro, cela prenait tout son sens.

    FIN FLASH BACK


Dernière édition par Jane L. Carlton le Lun 27 Déc - 21:45, édité 6 fois
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Ven 17 Déc - 1:12

Chapitre III: L'oiseau de mauvais augure


    Il était là, à Londres. Sur son territoire. Que venait-il donc faire ici? Ce vampire était devenu peu à peu le tueur de la famille royale. Sa venue n’augurait rien de bon. Et s’il était venu pour elle? Son cœur aurait presque pu repartir comme au temps de sa vie humaine, tant l’affolement l’agitait. Jane ouvrit la première porte qu’elle trouva sur son chemin et s’engouffra dans un petit pub de quartier. Sa vue s’adapta rapidement à la lumière tamisée des lieux. Elle lança un regard oblique au barman avant d’aller s’installer à une table, légèrement en retrait des autres, dans une petite alcôve. On ne tarda pas à venir prendre sa commande, le barman avait vraisemblablement saisi son message. Le menton haut, Jane commanda un bloody mary. Ce nom lui avait toujours parlé. Elle n’avait pas l’intention de s’éterniser ici, elle resterait le temps que l’air soit plus respirable dehors. Mais tant qu’à faire, autant en profiter pour faire du repérage. Jane promena son regard alentour, jaugeant les clients d’un œil impartial. La plupart semblait appétissants, mais aucun ne ferait l’affaire pour le petit commandement de la reine. En tant que vampire talentueuse et pleine d’avenir, Jane se posait naturellement en obstacle pour la reine. D’autant que sa beauté était bien plus fraiche que la sienne. N’importe quel vampire digne de ce nom aurait joué la carte de la prudence et aurait évité de taquiner sa souveraine. Mais Jane était bien trop joueuse et libre d’esprit pour se laisser prendre au rôle de la soumission. Sans doute était-ce dû à l’éducation qu’elle avait reçu ses premières années. Eugène, son créateur, s’était assuré que son infante ne tombe jamais dans les filets du couple royal. Bien évidemment, il avait échoué, puisque Jane obéissait avec une certaine fidélité au roi. Mais elle se vantait toujours d’être son propre guide et maître. Surtout après la mort funeste de celui auquel elle devait la vie et l’obéissance.


    FLASH BACK

    « Pourquoi éviter ainsi le couple royal? »

    Le vampire tiqua légèrement. Jane savait qu’il n’aimait pas avoir à s’expliquer devant elle de son train de vie. Pourtant, elle y avait droit, ne serait-ce parce qu’il lui imposait de faire de même. Eugène nourrissait un mépris évident des règles établies, et pourtant il les multipliait la concernant. Elle semblait être la seule à constater l’ironie de la situation. D’autant qu’elle avait envie de les voir ces monarques dont tous les vampires qu’elle avait croisé n’avait cessé de lui parler. Le Roi était d’une puissance et d’une autorité légendaire, tandis que la beauté et la poigne de la Reine ne connaissait pas d’égal. Jane voulait les voir, les connaître, ces sommités dont elle n’arrêtait pas d’entendre parler. Et elle ne comprenait pas qu’Eugène l’en empêche. Elle était seulement curieuse, il y avait peu de chance qu’elle tombe sous leurs charmes et qu’elle leur jure une allégeance éternelle.

    « Nous en avons déjà parlé Jane. Je t‘interdis formellement d‘avoir le moindre contact avec eux. Ce ne sont que deux arrogants qui se figurent que leur ancienneté doit être respectée. Ils sont vils, manipulateurs. Jamais je ne leur laisserais l‘occasion de te corrompre, ma douce. »

    Il lui caressa la joue, en un geste qui était devenu une habitude. Avec le temps, Jane avait appris à y lire l’affection et le soucis que Eugène lui vouait. Mais ça ne la détournait plus, et depuis longtemps, de ses pensées initiales.

    « En revanche, toi tu ne te figures pas que je dois respecter ton ancienneté! » 

    Elle élevait la voix, et son aîné y répondit en arquant un sourcil. Jane s’emportait de plus en plus souvent contre lui, ces derniers temps. Elle avait toujours été pleine d’entrain, vive et peu docile, mais jusque là elle s’était tout de même gardée de contredire directement ses opinions et directives. Elle n’était plus la douce mais capricieuse enfant qu’il avait transformé, avec les années, elle était devenue une vampire à part entière; et ne semblait pas comblée par ce qu’il lui offrait.

    « Ça n‘a rien à voir. Tu es mon infante, je t‘ai créée, construite et fais grandir. C‘est à ce titre que tu me dois le respect. Alors que tu ne dois rien à ces deux prétentieux! »

    Peu satisfaite par la réponse catégorique de son maître, Jane se posa brusquement sur le sofa. Le dos bien droit et le menton haut, elle affichait la moue revêche qu’Eugène connaissait bien. En général, en jouant sur sa fibre paternelle, elle arrivait habilement à ses fins.

    « Ne réagis pas comme ça Jane, pas encore. Ne laisse pas ton égo te couper de moi. »

    Il prit place à ses côtés, mais Jane se garda bien de le regarder, dans un premier temps. Lorsqu’elle riva finalement ses yeux sur lui, ils lui lancèrent des éclairs.

    « N‘accuses pas mon ego, alors que seul le tien est en jeu! Tu te vantes de me protéger de ceux qui me veulent du mal, mais qui es-tu pour décider de qui mérite ma compagnie ou non? Tu n‘es rien! Je suis suffisamment grande pour savoir qui fréquenter désormais! »

    Aussi mécaniquement qu’elle s’y était installée, Jane quitta le sofa. Elle fit quelques pas pour s’éloigner puis fit volte face pour regarder pleinement son créateur d’un œil noir.

    « Libère moi! Si tu ne le fais pas, je trouverais seule un moyen de me soustraire à ta volonté! »

    L’ombre affolée qui passa un instant sur le visage d’Eugène prouva qu’il ne s’attendait pas à ça. Il n’avait aucune idée depuis quand Jane songeait à se libérer, il n’y avait vu que du feu. Son impatience et son arrogance avait été mal interprétées par son propre maître. Ce dernier ne méritait décidément plus ce titre.

    « Libère moi!! » 

    La colère grondait dans la voix de Jane, tandis qu’Eugène paraissait sonner. Il parvint à peine à articuler quelques mots.

    « Je ne veux pas…et il n‘y a pas d‘autre moyen. »

    Jane redressa un peu plus le menton, appuyant de son regard le plus mauvais l’ignorance du vampire. Elle fit un pas vers lui, puis un autre. Elle avança avec une extrême lenteur selon un bon goût et un art de la mise en scène qui lui étaient propres. Elle se pencha finalement vers lui, faisant glisser son visage à quelque centimètres du sien. Elle le considéra un instant, les yeux dans les yeux, un petit sourire enjoué accroché aux lèvres. Puis sa bouche se rapprocha de son oreille et elle susurra:

    « Je peux te tuer. »

    Eugène blêmit, à le rendre presque transparent. Il mesurait à peine les paroles que venait de prononcer son infante. Il ne l’avait vraiment pas vu venir. Et il ne chercha pas à réagir lorsqu’elle enserra son cou de sa poigne féroce et l’envoya s’écraser au sol. L’air pitoyable, il la couva d’un regard où dominait l’incompréhension.

    « Ne fais pas ça Jane, c‘est un crime, même pour un vampire. »

    Elle s’approcha de lui et posa un pied sur ses côtes en un geste théâtral. De très haut, elle lui jeta un regard tel que même un insecte méritait mieux. Elle plaça alors tout son poids sur lui, avant de se pencher pour mieux voir son visage se crisper.

    « Je suis déjà prisonnière ici avec toi, et ma vie actuelle ne vaut pas la peine d‘être vécue. Dans tous les cas, je meurs. Je préfères être libre avec un espoir de m‘en sortir. D‘autant que les sbires du couple royal auront du mal à t‘identifier une fois que je me serais occupée de toi. » 

    Un sourire carnassier aux lèvres, Jane se jeta à terre et commença à lacérer le visage du seul compagnon qu’elle avait eu ces soixante dernières années. Il se débâtit mollement, mais Jane ne s’en rendit pas vraiment compte, ivre d’une folie qu’elle découvrait seulement. Elle extirpa de ses jupons un poignard qu’elle gardait soigneusement, et le planta de part en part dans le corps du vampire. Mais il n’était pas encore mort, et elle aurait juré lire dans ses yeux un mélange de peur et de fascination. Jane s’arrêta brusquement à un moment de son exécution. Elle se redressa et admira son œuvre. Sa langue courut sur ses lèvres, léchant le sang qui les souillait. Et elle accorda un dernier regard à son maître avant de lui trancher la gorge d’un coup sec. Si fort que sa tête roula sur le sol, accrochée encore au reste du corps par un mince filet de chair. La cruauté se lisait sur les lèvres de Jane, qu’une nouvelle salve de sang était venue peindre en rouge. Elle entendit à part la porte du petit salon s’ouvrir. Ce fut l’odeur qu’elle sentit qui la fit réagir. Ce fut par une réaction spontanée, mais qui devenait décidément une habitude, que Jane se redressa et fonça sur la victime qu’elle ne pouvait laisser subsister. Mais elle fut une nouvelle fois maîtrisée avec une facilité déconcertante; attrapée à la gorge et suspendue à quelques centimètres du sol, pour être très vite plaquée contre un mur. L’état de Jane était tel qu’elle faisait claquer ses dents dans le vide comme une bête aveuglée par la rage.

    « Calmes-toi, je ne vais rien te faire. J’imagine qu’il a obtenu ce qu’il méritait. »

    Jane ne s’attendait pas à une telle déclaration de la part d’un vampire qu’elle tenait pour ami de sa victime. Mais elle en connaissait, à vrai dire, très peu de ce spécimen qui l’agaçait décidément de plus en plus. C’était la seconde fois qu’elle le croisait, et elle espérait la dernière. Car il avait la manie de la dominer d’une manière des plus humiliantes.

    « J’étais moi-même venu sous ordre des De La Fontaine pour lui ôter la vie, disons que le travail m’aura été facilité. Le problème, c’est que tuer un des siens est aussi passible de la peine de mort, même si ce dernier était censé mourir de toute manière. Alors écoute moi bien ! nous allons dire que je suis arrivé et que j’ai tué Eugène, tu n’es absolument pas impliquée dans cette histoire auquel cas tu auras de gros ennuis. Tu as compris ? »

    Elle cligna plusieurs fois des yeux. Ses esprits lui revenaient peu à peu, mais jamais elle n’aurait cru s’en sortir à si bon compte. Eugène l’avait mise en garde, mais elle avait finalement agis presque sans s’en s’inquiéter. Et voilà qu’elle devrait désormais son salut à ce vampire qui avait le don d’apparaître toujours au mauvais endroit au mauvais moment. Ce fut cependant d’un geste vif qu’elle acquiesça. L’échappatoire était trop belle, même si Jane ne pesait pas encore le poids de la dette qu’elle venait de contracter. La vampire relâcha sa gorge, la laissant reprendre appui solidement au sol. Jane n’ajouta pas un mot. Ce ne serait pas aujourd’hui qu’il entendrait le son de sa voix. Et elle ne se fit pas prier pour quitter la pièce, la demeure, et la vie qu’elle avait jusque là menée en qualité de vampire. C’était, en quelque sorte, une seconde renaissance. Le début de sa véritable vie.


    FIN FLASH BACK

    L’esprit légèrement ailleurs, Jane but une dernière gorgée du liquide dont elle raffolait tant, après le sang bien sûr. Elle laissa la monnaie sur la table avant de la quitter. Elle se risqua alors dehors en humant toutes les odeurs qui emplissaient les environs. Celle qui la glaçait avait disparu. Jane put donc reprendre son chemin avec sa tranquillité d’esprit habituelle. Il n’était pas question que quoique ce soit d’autre vienne la troubler ce soir.




Chapitre IV: L’effet papillon


    La nouvelle traque dans laquelle Jane et ses congénères s’étaient lancés n’avait rien d’anodine. C’était revenir sur des siècles de croyances et d’obéissance. Que le couple royal puisse retourner sa veste ne la troublait pas plus que ça, et elle avait une entière confiance dans le jugement du Roi. Mais ses oreilles trainaient trop et sa curiosité était trop grande pour qu’elle ne s’aperçoive pas, bien vite, que ce type de revirement n’était pas au goût de tous. La plupart des vampires étaient loyaux, et en cela ils s’exécutèrent sans poser de question, troquant les instruments de torture contre les instruments de plaisir. Mais ceux là n’avaient aucun intérêt aux yeux de Jane. Ceux qui l’intéressaient plus, c’étaient les resquilleurs, le fortes tête. Elle avait toujours eu un faible pour ceux qui se fichaient du règlement. Ou du moins, elle en avait développé un après s’être libérée de l’emprise de son maître trop autoritaire. Et par un hasard le plus total, ce fut sur cette pensée qu’elle tomba nez à nez avec une personne qu’il aurait mieux valut qu’elle ne rencontre jamais.

    « Jane Carlton? »

    Ladite Jane acquiesça lentement, se demandant bien qui était cette femme qui s’adressait ainsi à elle alors même que son visage ne lui disait rien. Quoique. A bien y réfléchir, Jane avait l’impression de l’avoir déjà vu quelque part, même si elle ne parvenait pas à se souvenir où.

    « Je m‘appelle Elke Askettil. Nous avons une connaissance commune, ou plutôt nous « avions ». Eugène Viguier. »

    Si elle cacha habilement sa surprise, elle ne réussit cependant pas à la faire disparaître. Elle se souvenait désormais où elle avait déjà vu ce visage. Il y avait un portrait de la jeune femme chez son créateur, qu’il gardait précieusement et qui avait toujours attiré la curiosité de Jane. Mais celle-ci n’avait jamais obtenu de réponse concluante. Il semblait qu’elle allait finalement en avoir une.

    « Oui. C‘était votre portrait qui trônait sur la cheminée. Qui étiez-vous pour lui? » 

    « Pas ici. Allons chez moi. » 

    La femme lui saisit le bras et l’entraina dans une direction qu’elle seule pouvait identifier. Selon Jane, elle essayait d’éviter d’être suivie, empruntant des passages inattendus, tournant bien trop souvent pour espérer parvenir rapidement à sa destination. A moins que ce soit son attention à elle qu’elle tentait de troubler? Une chose était sûre, ça n’avait rien de fortuit. Et Jane fut presque surprise lorsque la femme les fit pénétrer sous un porche puis entrer dans une demeure modeste qui semblait lui appartenir.

    « Nous serons mieux ici, pour discuter. Mettez vous à l‘aise. »

    Elle n’y faisait attention que maintenant, mais malgré une très bonne maîtrise de la langue, la femme entrecoupait certains mots de façon improbable, et écourtait trop ses phrases tout en les épurant au maximum des formules de politesse de base pour que ce soit anodin. Son nom était quoiqu’il en soit révélateur. Prenant place sur un canapé que son hôtesse lui avait gracieusement désigné, Jane osa sur le ton de la conversation, sans curiosité déplacée, même pour elle:

    « Vous n‘êtes pas d‘origine anglaise, n‘est-ce pas? »

    Le regard de son interlocutrice plana sur elle un moment, neutre mais inquiétant. Elle ne répondit qu’après avoir laissé un silence étudié s’installer, procédé auquel Jane recourait elle-même plus qu’à son compte. Elle savait, avant même que la conversation ne débute réellement entre elles, que cette femme serait une farouche concurrente.

    « C‘est vrai. Même si à mon âge, le terme d‘origine n‘a plus vraiment de sens. J‘ai trop voyagé pour être chez moi nulle part. Et Londres, comme l‘Angleterre, me sont désormais bien étrangers. Mais pour répondre à votre question, je suis originaire des terres scandinaves. » Elle plissa légèrement les yeux devant l’intérêt qu’elle lisait aisément dans le regard de Jane. « Je suis un pur produit du peuple viking. Oui, mon enfant, je suis bien plus vieille que toi. » 

    Elle venait de passer du vouvoiement au tutoiement, ce qui n’échappa pas à Jane. Elle remarqua aussi qu’elle se montrait décidément bien bavarde, pour une personne chez qui l’on ressentait pourtant une certaine antipathie vis-à-vis des conversations. Lui réservait-elle un traitement de faveur? Jane serait bien restée là à discuter avec elle de ses origines et de ses nombreux voyages, mais une question lui brûlait les lèvres et elle avait hâte d’en venir à l’essentiel.

    « Et votre retour à Londres à quelque chose à voir avec Eugène, avec sa mort, n‘est-ce pas? »

    L’autre vampire lui sourit, d’une façon énigmatique qui réchauffa Jane tout en la glaçant. Et cette ambivalence entre les deux sensations contraires augmenta tandis qu’elle vint s’assoir auprès d’elle.

    « Tout juste. Tu es très maligne. Je ne m‘étonnes pas qu‘Eugène t‘ai choisi. »

    « Que savez-vous de moi, au juste? » 

    Elle tendit la main vers Jane pour cueillir son menton. Un geste qui la fit frissoner, sans qu’elle ne parvienne à comprendre exactement pourquoi. Ce ne pouvait pas seulement être la culpabilité, d’autant que Jane ne connaissait pas vraiment ce sentiment. C’était autre chose, comme un contact angoissant sur lequel elle n’avait aucun contrôle.

    « Ne crains rien. Je sais que tu as été créée par les bons soins d‘Eugène. Il fut un temps où il transformait les mortels à tour de bras. Tu as marqué un frein dans sa frénésie. Après toi, il n‘a plus eu d‘autre infant, et pourtant soixante ans sans faire le moindre vampire, c‘est long pour lui. »

    Elle ne faisait que lui répéter ce qu’elle savait déjà, et pourtant elle n’avait pas le cœur à l’arrêter. L’entendre parler avait quelque chose d’envoûtant, et Jane ne pouvait que boire ses paroles, docile et hébétée.

    « Je connais la fascination que j‘exerce sur toi. C‘est mon âge et mon statut qui veulent ça. » 

    La vampire répondait désormais à ses questions avant même qu’elle ne les formule. Jane réalisa soudain que ce devait avoir trait au contact qui avait été établi. Alors, brusquement, elle se recula et les doigts du vampire se détachèrent de son menton, rompant ainsi le charme.

    « Seulement, je ne laisse à personne l‘occasion d‘avoir un tel contrôle sur moi! »

    Elle se leva toujours brusquement du canapé. Mais elle ne bougea cependant pas plus, lorgnant de haut son aînée, avec une suffisance qu‘elle était seule à se permettre, faisant fis des règles et des usages. Mais la plus âgée ne cilla pas, elle l’observait simplement, avec une neutralité parfaite.

    « Si vous cherchez des réponses, alors posez les questions, mais n‘essayez pas de me manipuler à nouveau! Vous risqueriez fort de le regretter, madame. »

    Jane avait à dessein appuyé sur ce dernier mot, fausse formule de politesse dans sa bouche. Mais l’autre ne broncha pas. Pour toute réaction, elle laissa un infime sourire s’immiscer sur ses lèvres. Jane n’était cependant pas décidé à perdre son sang froid, pas devant une vampire assez vieille pour être née au temps des vikings. Elle avait beau être inconsciente, un peu trop téméraire parfois, elle n’était pas folle à ce point!

    « Je reconnais là l‘impétuosité de mon cher infant. Je ne te manipulerais plus Jane, mais promet moi alors de ne rien me cacher. » Elle se leva et pris les mains de Jane dans les siennes, sans que celle-ci ne sente cette fois ci la moindre impression suspecte. « Eugène mort, je suis en quelque sorte la seule parente qu‘il te reste. J‘ai mis longtemps avant de te retrouver, ma fille. Et je compte bien rester à Londres un moment, alors autant que nous nous entendions bien.  »

    Un sourire doux étira les lèvres de Jane, derrière lesquelles se cachaient pourtant des canines prêtes à s’enfoncer dans la chair immaculée du vampire. La cruauté et le sadisme de Jane ne s’était jamais envolé, ils l’accompagnaient depuis plusieurs siècles. Mais peu à peu, elle avait gagné en maturité et en prudence. Elle connaissait désormais plus de choses du monde des vampires, elle savait à ce titre que ce combat ci était perdu d’avance. Si elle voulait déjouer les plans qu’elle devinait machiavéliques de cette piètre comédienne, Jane devrait jouer sur un tout autre terrain. Un terrain de jeu qui lui plaisait de plus en plus et offrait une infinité de possibilités. La torture mentale et la manipulation étaient des armes auxquelles la jeune femme aux longues dents recourait avec une précision déconcertante.
    A nous deux, grand-mère, pensa Jane en se léchant les babines.
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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Mer 29 Déc - 14:48

Bon! Fini de jouer! Je pense, je dis bien "je pense", avoir terminé. Entre nous, j'suis pas convaincue, si ça tenait qu'à moi j'me lancerais dans un roman sur la vie de Jane (idée à noter!).
Bref, pas de bol pour mes chèrs petits admins, y'a qu'un chapitre sur quatre qui était déjà dans l'ancienne fiche, tout le reste faut le lire! (a)
Enjoy! Exclamation
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Mer 29 Déc - 19:59

    Et c'est tout luuuu Blub
    Et que dire d'autre excepté que cette fiche est validée avec grand plaisir et que la miss aux longues dents à intérêt à nous faire des folies avec ce cher Anthony /zbaf/
    J'ai beaucoup aimé le personnage d'Elke, mais bon on va pas en demander plus sinon on va vraiment l'avoir notre roman. Autant en garder pour le rp xD

    Sur ce, bon jeu ! YMCA

    Ps: Juste pour être sûr, c'est bien l'âge du pv qui est erronée non ? Vu qu'il est indiqué 321 ans sur ce dernier et 303 dans ta fiche. Juste que je sache ce qui est à corriger ;p

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Jane L. Carlton
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Mer 29 Déc - 20:45

Elke je m'en servirais pour le rp, histoire de foutre la merde! (a)
Et te fais pas de soucis pour les folies, j'y compte bien! (même si j'ai pas encore décidé du sens que ça prendrait).

Oui 303 c'est bien, ça me parle. A la base, dans la première version elle avait 280 je crois, mais comme j't'ai dis, j'peux pas la vieillir trop sans dénaturer le perso, et j'avoue que j'ai pas fais gaffe à l'âge qui était marqué dans les nouveaux pré-def ^^'
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!   Mer 29 Déc - 21:44

    Owi j'ai hâte de voir ça ~ ♪

    Et il y a pas de soucis pour l'âge, c'était juste pour confirmer, puisque je ne me souvenais pas avoir changé l'âge dans les pvs en fait Surprised Donc je vais corriger le pv de suite ~ ♫

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Jane L. Carlton | La curiosité est mère de tous les vices!

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