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 CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.

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Caleigh C. O'Bennett
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MessageSujet: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Lun 13 Déc - 18:16


“ CALEIGH CHARLES O'BENNETT „
cinq cent quatre-vingt cinq ans, vampire.



« J’ai poursuivi le bonheur pendant bien des siècles et je ne l’ai pas trouvé; la gloire, et elle s’est évanouie entre mes doigts; l’amour, et je ne l’ai pas connu; la vie - et, vois, la mort est bien meilleure. »
Orlando, Virginia Woolf.


Dernière édition par Caleigh C. O'Bennett le Mar 14 Déc - 12:05, édité 2 fois
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Caleigh C. O'Bennett
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Lun 13 Déc - 18:16


Personnage libre.
    I. identité

      Nom, prénom : O'BENNET Charles Caleigh.
      Date de naissance/Âge : Caleigh naquit un matin de Janvier 1412. Il va bientôt souffler ses 581 bougies, mais arbore toujours le visage d'un jeune homme de 15 ans.
      Origines : Vampire.
      Lieu de résidence : Londres.
      Statut : Restaurateur d'objets magiques dans une boutique de l'allée des embrumes.

    II. caractère

      Qualités Principales : Sociable, drôle, patient.
      Défauts principaux : Menteur, hédoniste, obstiné.
      Peur : La solitude.
      Rêve : Même s'il s'agit d'un pur fantasme, parfois Caleigh rêve d'une existence de sorcier.


    III. biographie
    “ CHAPITRE 1ER „
    in liars we trust.
    « La réponse à ta question est non. Non, je ne suis pas un sorcier. À vrai dire je ne l'ai jamais été. »
    « Quoi ?! Comment ça, tu ne l'as jamais été ? »
    « Tu sembles surpris, je le comprends parfaitement... »
    « Qu'est-ce que tu es alors, si tu n'as jamais été sorcier ? Tu es né comme ça, un... Un vam... Un vamp... »
    « Un vampire. Belle déduction. C'est ce que je suis, en effet. Mais bien sûr que non, je ne suis pas sorti vampire des entrailles de ma mère ! » Je le vis exploser de rire. C'était toujours ce rire communicatif qui lui était propre, mais cette-fois je ne parvins pas à le suivre. J'avais déjà du mal à concevoir que les vampires existaient, mais un vampire qui n'avait jamais été sorcier, cela battait tous les records.
    « Je ne saisis pas. »
    « Tu accordes bien trop d'importance aux détails, Leonard. Tu m'as demandé si j'étais un sorcier, et je t'ai répondu non. Les détails qui entourent la réponse sont futiles. »
    « Pourquoi ? Cela fait des mois, bientôt des années que nous nous connaissons, que je te fais confiance, que je te raconte ma vie... Pourquoi ne m'avoues-tu cela que maintenant ? »
    « Parce que tu ne me l'as jamais demandé avant. »
    Ma mâchoire se serra, les réponses qu'il donnait de façon si évidente me mettaient dans une colère noire. J'avais l'impression que le jeune homme que je pensais connaître n'était en réalité qu'une fumée trouble et sans consistance. Un menteur. Il s'était joué de moi.
    « Comment aurais-je pu savoir ! Je veux que tu me racontes tout, en détail ! »
    « Toujours ces maudits détails... »
    « Ils sont importants pour moi ! Je veux te comprendre, de fond en comble. Je l'exige ! »
    « C'est ton esprit scientifique qui parle... »
    « Non, c'est moi ! Je suis ton ami, je t'ai ouvert mon coeur. Je veux que tu m'ouvres le tien, à présent. Sans quoi je ne sais pas si je pourrais encore te faire confiance. »
    L'idée qu'il avait certainement déjà tué me vint à l'esprit et me glaça l'échine. Honnêtement je ne savais plus où nous en étions lui et moi, cette révélation semblait chambouler beaucoup de choses entre nous.
    « T'ais-je déjà trahi ? »
    « N... Non. »
    « Alors tu sais que tu peux me faire confiance. »
    « Je ne le saurais que quand tu m'auras tout dit ! »
    « Tout ? »
    « Absolument tout. »
    Il rit à nouveau à gorge déployée, tout à coup je m'aperçus que sa dentition était en effet composée de crocs. Deux crocs bien mis en évidence au-dessus de ses canines. Comment avais-je pu ne pas m'en rendre compte ? Etais-je sot à ce point ?
    « Je ne pense pas que tu ais assez de temps devant toi pour tout entendre... »
    « Mais si, crois-moi j'ai tout mon temps ! »
    « Je suis un vampire, Leonard. Il me faudrait plusieurs siècles pour tout te dire. »
    « Dans ce cas, dis-moi au moins l'essentiel ! »
    « Je suis un vampire. »
    « Je veux les détails ! »

    “ CHAPITRE 2ND „
    you must be looking very old tonight.
    Dans la salle, quelques têtes s'étaient retournées vers nous et me firent comprendre que je devais baisser d'un ton. Lui me sourit à nouveau, prenant cet air si détaché qui m'excédait. Il savait si bien jouer avec mes nerfs... Moi je n'aimais pas ça. C'était à la limite du pervers. Brusquement, il me tapa légèrement dans le dos et répondit enfin une phrase que j'attendais depuis plusieurs minutes.
    «Bon, bon... Calme-toi un peu, je vais te les dire.»
    « Ce n'est pas trop tôt ! »
    « Je vais te les dire, mais cesse de te plaindre et de gémir. »
    « Je ne gémis pas ! »
    « Leonard ! »
    « Je... Je t'en prie, poursuis donc. »
    « Au vu des traits d’adolescent qui demeurent sur mon visage, tu supposes probablement que j’ai quitté le monde de l’enfance il a peu… Pourtant, tu fais erreur. Ce temps remonte à si loin qu’il m’arrive de croire que je suis capable de l’oublier un jour, alors que jusqu’à présent il est resté gravé en ma mémoire comme peuvent l’être les noms de deux amants à même le tronc d’un arbre, incrustés solidement. Chaque instant, chaque moment, si bien de ma vie que de ma dite non-vie, repose dans l'océan de mes pensées. Ils s’emmêlent peut-être parfois avec d’autres selon le goût du sang ingurgité, mais ne s’effacent pas.
    « Si j’avais à choisir un élément marquant de mon enfance, ce serait probablement les légendes que Jørgen, mon frère aîné me contait. J’ai été aussi proche de lui qu’on peut l’être d’un frère, il était véritablement un modèle pour moi. Mais je n'étais pas comme lui. Je n'avais pas de pouvoir magique. »
    « Tu es né cracmol ? »
    « Oui, c'est tout à fait cela. Je suis né cracmol. Pour l'époque c'était une grande honte, bien plus encore qu'aujourd'hui. Engendrer un enfant cracmol était probablement une des pires choses qui soit arrivée à ma famille. Mais on apprit à faire avec.
    Je me souviens de beaux cheveux noirs de mon frère, de toutes ces fois où j’ai enduis mes cheveux de neige fondue mêlée à la terre du sol pour que mes cheveux blonds prennent leur teinte. Nous avions pour habitude de monter durant deux jours et trois nuits de notre demeure jusqu’au plus haut point du Yding Skovhøj -alors bien plus haut qu'à présent il ne l’est-. Nous nous prenions pour de grands aventuriers, et bien que nous connaissions les lieux depuis notre naissance, chaque fois que nous y retournions j‘étais pris d‘une joie folle de celles que l‘on ressent lorsqu‘on découvre un endroit merveilleux. Ma mère Helle se fatiguait à répéter que nous étions inconscients de toujours y aller malgré le froid, que nous allions nous tuer… Mais nous étions jeunes et bel et bien inconscients, aussi cela nous était égal. Tant que nous prenions du plaisir à le faire, nous nous moquions des conséquences. Et mon frère avait toujours sa baguette pour nous protéger. Lorsque là-haut nous allumions un feu et que nous nous réchauffions à la lueur de ses flammes, je me blottissais contre lui et m’endormais en écoutant les histoires fantastiques qu’il me susurrait à l’oreille. Mes songes étaient délicieusement hantés par l’une qui m’a marqué plus que les autres, et que je lui ai souvent demandé de me répéter… Celle de Svend le valeureux. Je ne saurais dire s’il l’a inventée ou si elle est réelle -je n‘ai jamais cherché à le savoir, de peur d‘être emporté par la nostalgie de mes meilleurs années, toujours est-il que j’étais fasciné par l’idole qu’il était pour moi et que le bonheur ressenti quand je l‘imaginais à mes côtés est encore intacte, aussi pur et net qu‘à mes sept ans.
    « Svend le valeureux était un mage plus fort que les autres mages, me disait-il, tout comme toi il était blond, mis à part que ses cheveux étaient bien plus longs et brillants que les tiens. On raconte qu'ils éblouissaient les opposants quand les rayons de l'Astre venaient se refléter dessus. Sa force et son courage étaient tels qu’il était capable d’éliminer un village entier d’ennemis d'un seul coup de baguette… » Le pays des rêves m’ouvrait ses portes tandis que mon âme pétillait de pensées agréables, de souvenirs imaginaires, créés de toute pièce de ce surhomme que plus que tout au monde j‘aurais aimé rencontrer. »

    “ CHAPITRE 3EME „
    keep the streets empty for me.
    La pluie battait contre les vitres, de son bruit continuel et monotone. Dehors, il faisait nuit noir, si bien qu’on distinguait à peine quelques lueurs au loin. Nous étions toujours au Chaudron Baveur, et je l'écoutais toujours. J'avais voulu connaître son passé, j’étais à présent servi. Son regard croisa le mien un moment, le temps qu’il m’adresse une question totalement hors de propos et à laquelle j’eus du mal à réagir, au début. Tandis que je reprenais mes esprits, il sortit d’une poche dissimulée à l’intérieur de sa veste une cigarette.
    « Veux-tu autre chose à boire ? »
    Je secouai la tête, lui s’était déjà armé d’un briquet pour allumer son tabac. Je fermai un moment les yeux et me laissai envoûter par la fumée qui m’environnait. Tout à coup je me rendis compte que mon verre était vide et que je mourrais effectivement de soif.
    « A... Avec plaisir ! »
    Il fit un bref signe de la tête au barman et commanda pour moi une autre bière au beurre.
    « Caleigh, je trouve l'histoire de ton enfance de cracmol très touchante, vraiment... Mais j'aimerais beaucoup que tu me racontes comment tu... Enfin, tu vois. »
    « Si tu en as envie, oui. » dit-il avec un sourire tranquille, sa cigarette entre les dents.
    Le barman m’apporta la bière. Caleigh se redressa et regarda subitement ailleurs, comme un enfant qui mime l’indifférence. Un enfant. Ce n’était encore qu’un enfant. Du moins il en avait tout l’air. Sous ses traits fins il renfermait je ne sais combien d'années. Je ne me remettrais peut-être jamais de cette découverte époustouflante, du moins si elle s'avérait vraie. Moi, Leonard Stephen, je serais donc ami avec un vampire. A l’instant même où Théophilius repartit à ses occupations, il reprit son récit comme s’il ne l’avait jamais arrêté.

    « Je ne souhaite pas m’étendre là-dessus, aussi je serai relativement bref. J’ai été mis au monde par une femme qu’on peut qualifier de barbare, et j’ai été mis à mort par une créature tout aussi barbare qu'elle. Dans mon village on racontait qu’il s’agissait d’un messager des Dieux, présent depuis toujours parmi nous… Moi je n’en croyais pas un traître mot. Un tel messager ne pouvait paraître si frêle, si laid et surtout être si mauvais. Je le voyais plutôt comme un sorcier malveillant, un esprit malin. Les rares personnes auxquelles j’ai confié ceci et qui ont tenu à me faire part de leur avis sur la raison de ma naissance au Monde de la nuit -car une fois de plus il s’agit d’une chose que j‘ignore, pensent que le fait que je ne lui portais aucun intérêt a pu le vexer. Personnellement, j’ai du mal à croire ce genre de supposition bancale, mais qu’importe, toujours est-il que le mystère reste entier. Il m’a retiré de ceux que j’aimais, à mes amis, ainsi qu'à mes frères. Moi qui étais le plus faible de la fratrie, je me suis retrouvé avec la force décuplée et d’autres dons extraordinaires dont j‘ignorais tout. Mon histoire et celle d’Else -c’est ainsi que qu'il s’appelait-, a débuté comme s’achève un cauchemar; horriblement. Il m’a maintes fois violenté, et, chaque fois que je le défiais, il s’en prenait à moi de plus belle. Non seulement ses dons de vampires étaient cent fois plus importants que les miens, mais en plus lui possédait une baguette. Si j’étais habitué au combat corps à corps, les siens sont parvenus à me traumatiser. L’unique élément de la relation qu’entretiennent en général un créateur et son enfant que j’ai connu à ses côté a été l’autorité. La violence dont il faisait preuve à mon égard était tout aussi surnaturelle que sa personne, et chaque fois que mon corps guérissait des maux qu’il m’infligeait, mon âme mourait un peu plus. Bientôt je ne devins qu’un coussin de chair morte dans lequel il frappait et mordait. Las puis sans réaction, même le goût du sang que j’adorais et les cris jouissants de mes victimes ne parvinrent plus à me sortir de cet état second dans lequel je m’étais cloisonné. Cette situation a probablement duré un siècle, peut-être deux, avant qu’il se lasse à son tour et décide de me libérer. »


Dernière édition par Caleigh C. O'Bennett le Mer 15 Déc - 0:51, édité 45 fois
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Caleigh C. O'Bennett
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Lun 13 Déc - 18:16

“ CHAPITRE 4EME „
a taste of blood in my mouth.

    « J’aimerais que tu poursuives. » dis-je en baillant, alors qu’il avait arrêté de parler.
    « Je crois qu’il est tard, Leonard. Je t’ai déjà dit beaucoup de choses, tu devrais rentrer chez toi et te coucher. »
    « Comment veux-tu que je dorme après les révélations que tu viens de me faire ! Tu en as déjà parlé à quelqu’un avant moi ? »
    « Bien sûr. Des tas de gens savent qui je suis, comme ça le jour ils peuvent ouvrir mes volets et me souhaiter une bonne journée ! » Son ton s'était fait plus grave, il me regardait d'un air sévère. « Il est évident que très peu de personnes sont au courant, et je compte sur toi pour ne pas crier sur touts les toîts ce que je suis. Si tu dois avoir confiance en moi, j'espère en retour pouvoir compter sur ta discrétion. »
    « Dis-moi juste quelque chose avant que nous nous quittions dans ce cas...»
    « Quoi donc ? »
    « Comment tu as vécu ta liberté !»
    « Si l’art de vivre des antiques peuples d’Europe du Nord te semble indécent, alors celui que j’ai adopté suite à l’acquisition de ma liberté pourra te répugner d’avantage. En tout point la forêt devint ma nouvelle maison. Je me suis arrangé pour résider dans un lieu de constantes conflits afin de m’abreuver de sorciers et de moldus -eux-mêmes assoiffés de sang, mais pas seulement. Je me suis également nourris de leur chair jusqu’à ne laisser d’eux plus que leurs os, et me suis servi de leurs restes pour décorer mon terrier ainsi que ma tenue pour le moins rudimentaire. L'imaginer commettre de tels actes me répugna, en effet. Le surnom qu’on m’attribua m’amusa beaucoup; le sauvageon. Pour tout dire cette idée me plut, d’ailleurs la boue séchée qui recouvrait ma peau aidait à me faire passer pour un enfant qu’on aurait abandonné aux bons soins des animaux sauvages. Plus je m’éloignais de ladite civilisation et plus je me laissais dominer par ma bête intérieure, désireuse de sang, de sang et encore de sang. Quand je n’avais pas soif, j’allais admirer les combats et duels organisés par mes anciens congénères et je profitais du spectacle. Le maniement maladroit des armes de ces hommes aux épaisses fourrures les rendait diablement écœurants, surtout lorsque je revoyais toute la décadence de mon humanité en eux, et que je me rendais compte du point jusqu’auquel j’avais été pitoyable. Ils étaient tous les mêmes, à prendre leurs baguettes pour des jouets, à violer des inconnues pour assouvir salement leurs désirs charnels, et à mourir comme des abrutis dans une mare de sang… Bien sûr ils n’étaient pas tous aussi ridicules, quelques fois je leur trouvais des qualités… Certains étaient mieux bâtis que d’autres, d’autres encore savaient aligner plus de deux mots dans la même phrase après les dix verres d'hydromel habituels … Oui, véritablement, ceux-là étaient des perles rares, à quelques détails près. Car en réalité seul un savait à mes yeux festoyer et combattre dignement. Ses longs cheveux blonds comme les blés semblaient m’éblouir dans l’obscurité de la nuit. Je l’avais déjà vu plusieurs fois risquer sa vie pour sauver celle d’un de ses stupides camarades, et j'étais resté de longues heures à étudier sa technique de combat quasi sans faille. À bien y réfléchir, celui-ci avait l’étoffe des héros barbares. Peut-être même du héros qui avait bercé mon enfance, et que malgré ce que j‘étais devenu je n‘avais pas oublié; Svend le valeureux. À l’observer, tapi dans l’ombre avec tant d’admiration, j’oubliais qu’il était tristement mortel. Le soir où il revint à moitié mort, porté par ses ivrognes d’alliés, j’eus l’impression qu’une partie de moi s’épuisait; celle des rêves de l’enfant que j‘avais été. À cet instant il m’était inconcevable qu’une légende vivante trouve la mort. J’aurais aimé lui dévorer la langue au moment où il ordonna à de pareils imbéciles de le laisser dépérir seul. Et dire qu’ils pensaient que sa dépouille se ferait engloutir par des loups. Je dus attendre la nuit suivante pour être certain qu’il fut prêt à mourir, et, dès que l’occasion se présenta, je m’empressai de mettre un terme rapide à la vie de ses compères pour venir à sa rencontre. « Es-tu la mort ? » Murmura-t-il, « Oui, c’est moi. » lui répondis-je, enjoué. « Mais... Tu n’es qu’un petit garçon… » « Je ne le suis pas. » « Mes hommes… » « Morts. » « Tu es... un salaud… » Je ne répondis pas avant un temps. « Je t’ai regardé sur le champ de bataille la nuit dernière, je n’ai jamais vu personne se battre comme toi. » « Je me battrais contre toi maintenant, si je le pouvais… » Après ces quelques mots, je ne pus m’empêcher de laisser s'échapper un très léger rire. « Je sais! C‘est magnifique… » « Qu’attends-tu ? Tue-moi... » Je voulus chercher mes mots, mais ce n’était pas la peine, ils sortirent tout seuls et je ne pus les contrôler. Je me sentais tout entier excité par sa présence, par cette opportunité qui me tendait les bras… Je m’emballais. « Pourrais-tu être un compagnon de la Mort ? Pourrais-tu parcourir le Monde avec moi ? Traverser l’obscurité ? Je t’apprendrais tout ce que je sais. Je serais ton père, ton frère, ton enfant. » « Ça me rapporte quoi... » « Ce que tu aimes le plus ! » « La vie. »
    Plus les secondes passaient et plus je sentais les battements de son coeur ralentir, si bien que je savais que bientôt il ne pourrait plus parler. J'étais déjà en extase rien qu'à l'écoute de sa voix rauque et masculine, qui contrastait nettement avec la mienne... Le métronome emprisonné dans sa poitrine semblait me murmurer une invitation que je ne pouvais refuser. Je me tenais à ses côtés, son sort lui ne tenait qu'à mes crocs... Je ne pouvais m'empêcher de ressentir une certaine fierté; qui aurait cru qu'un soir la vie de Svend ne tiendrait qu'à moi ? Il s'apprêtait à m'appartenir pour l'éternité, et rien au monde ne m'avait autant satisfait depuis des décennies; la commissure de mes lèvres s'étira vers le haut. Je me suis empressé de m'asseoir sur lui, qui était allongé sur un tas de feuilles mortes en guise de lit de fortune, et je lui ai baisé de longues minutes durant le front, avant de ramener mon oreille contre sa poitrine, et de lui souffler avec une délicatesse qui m'avait manquée depuis bien trop longtemps. « Dieu désire ton âme, je l'entends t'appeler... Mais tu es en sécurité avec moi. » Sans plus attendre je l'étreignis; je bus son sang, il but le mien... Contrairement à de nombreuses rumeurs, l'acte de vampirisation est tout aussi douloureux pour le créateur que pour l'enfant. Je transmis la vie, ma vie, au valeureux Jens, qui devint alors le Vampire Jens. Mon seul et unique enfant. » Mes lèvres s'étirèrent. Au fond c'était ironique, il avait encore le corps et le visage d'un enfant, et il pourrait se faire respecter par des quinquagénaires.

    “ CHAPITRE 5EME „
    the end has no end.
    « Comment est-ce que ton... »
    « Mon enfant ? »
    « Oui. Comment a-t-il réagi ? »
    « La relation qui nous lie a toujours été particulière, pour ne pas dire compliquée. Si je suis son maître pour les éternels, j'ai également été son fils aux yeux des mortels. A notre arrivée en Angleterre, nous avons acquis des domaines. Emballé à l'idée de laisser à Jens le rôle de père, je me fis passer sans trop de mal pour le jeune maître de notre propriété. En réalité j'adorais tous ces jeux d'acteurs que nous faisions, porter un nouveau masque à chaque changement dans nos existences me comblait de joie, cela avait le don extraordinaire de nous protéger de la monotonie qui a maintes fois achevé nos semblables. Il arrivait que nous passions des heures sans mot dire, comme de temps à autres nous conversions longuement. Jamais nous n'avons été en conflit grave. Ceux qui diront que notre constante entente relève du miracle, doivent savoir que nul n'a besoin d'une intervention divine lorsque sa propre volonté est de fer. La malheureuse expérience de mon détestable maître me convaincu de ne jamais faire preuve de violence à l'égard de Jens, mais plutôt de patience et de clémence. Jamais je n'ai prêté attention à ces vampires qui m'ont reproché la satisfaction de la plupart de ses demandes.
    « Parce qu'il y en a d'autres ici ? »
    « Bien évidemment.
    Pour revenir à Jens, il n'était guère mon esclave, mais mon allié dans la traversée des époques. Il a écouté mes leçons de chasse, j'ai écouté ses leçons sur l'honneur. C'est grâce à mon propre enfant que j'ai calmé mes ardeurs d'adolescent rebelle, et, pour cela, je lui dois une éternelle reconnaissance. Jens a la grandeur d'âme et la tendresse que j'aurais aimé connaître de mon créateur, son charme nordique a su dompter le monstre grotesque que j'étais devenu pour en faire une créature à peu près aimable, et surtout réfléchie.
    C'est suite à son départ que j'ai poussé ma réflexion sur ce que j'étais et ce qu'il était bon de faire. Nous nous sommes quittés d'un commun accord, et en aucun cas sur une mésentente. Pour chacun de nous les adieux ont été difficiles. J'ai encore cette soirée en mémoire, c'était en Mars. Je me revois accoudé au balcon de notre appartement, profitant de l'air frais fouettant mon visage et des lumières de Londres, le goût du sang bu quelques heures auparavant encore au fond de la gorge. Tout semblait si parfait, je voyais l'avenir d'un oeil toujours tranquille, jusqu'à ce que Jens me rejoigne... « Ah ! L'ultime demoiselle était délicieuse, tu aurais dû rester! » « Tu sais bien que ma faim passe rapidement. » « Peut-être que ta faim reviendrait-elle si nous changions de région... » « Ou veux-tu en venir ? » « Et bien… J'ai entendu dire que les américaines faisaient les meilleurs repas du monde. » « Mmh, vraiment ? » Un mince sourire s'esquissa sur mon visage, néanmoins il n'était présent que par pure politesse envers Jens qui, s'il avait eu un coeur en fonctionnement, aurait retrouvé sa poitrine haletante d'émotion. « Nous pourrions aller à la Nouvelle Orleans ! Nous oublirions les anglais et leurs manières snobes ! » « L'Angleterre ne te plaît plus ? » « Bien sûr que si, mais... Les vampires d'ici m'insupportent, et j'aimerais te voir à nouveau boire avec envie. » « La faim s'estompe avec les siècles, un jour tu connaîtras cela toi aussi. » « J'espère ne jamais avoir à le connaître! » Je répondis par un autre sourire. « J'en déduis que tu ne veux pas aller en Amérique ? » « Je préfère en effet rester ici. » « Oh ! Très bien... » Un long silence suivit son air désappointé. Je savais depuis un certain temps qu'il ne s'entendait pas avec un autre immortel du quartier, à peine moins âgé que moi, et surtout bien plus impulsif. « Dans ce cas, je vais aller dire à Helen que nous restons… » « Pourquoi cela ? » « Parce que tu ne veux pas! » « Cela ne concerne que moi. Tu peux t'y rendre avec elle, si c'est une question d'argent, tu sais que mon or t'appartient. » « Je me fiche de ton or, Caleigh ! » Je voyais déjà ses yeux s'emplir de larmes. « Ne hausse pas le ton sur moi. » répondis-je calmement. « Ex… Excuse-moi. C'est juste que... partir sans toi n'a aucun intérêt. » « Pas une fois nous ne nous sommes quittés depuis ta venue au monde, il est peut-être temps. » « Tu t'es lassé de moi, tu ne m'aimes plus ? » Je me doutais bien qu'à force de répondre amen à toutes ses demandes, il serait irrité le jour ou je lui répondrais non, pourtant mon souhait de rester à Londres n'avait strictement rien à voir avec mon enfant gâté. Ou presque, car certains évènements avaient eu lieu avec Helen, sa propre infante, et j'avais eu du mal à les accepter. J'avais surtout trouvé un emploi idéal pour me mêler aux sorciers, et je ne voulais pas le quitter si tôt. De plus, je commençai à me faire à Londres. Tu sais, c'est une ville en perpétuel changement. Jens, lui, méritait de partir. « Il est temps pour toi de prendre ton envol, d'autres vampires plus jeunes que toi ont déjà quitté leurs maîtres. Les autres prendront soin de moi. Je suis certain que tu t'en sortiras on ne peut mieux, puis pour te tenir compagnie tu as Helen, elle t'est extrêmement fidèle, elle mérite que tu l'emmènes découvrir le monde. Quand tu auras assez vécu avec elle, tu rentreras me conter tes aventures. La porte vous sera toujours ouverte. » Il soupira un long moment avant de me serrer contre sa poitrine, tout fort et tout imposant qu'il était. Je souris sincèrement lorsqu'il murmura : « Je te rendrai honneur, petit garçon. »
    Il partit le lendemain, et ce fut la dernière fois que je le vis. Je le sais en sécurité. S'il avait été en danger, je l'aurais senti, et s'il s'était ennuyé, il serait revenu. Sans lui, l'envie de me nourrir me quitta totalement. Quant à la solitude, comme je te le disais elle me fit énormément réfléchir sur ma condition. Je pris conscience que vous autres sorciers et moldus deviez être une source de nourriture, et non de la nourriture en soi. Avec ce nouvel emploi de restaurateur, je me fis une nouvelle vie sociale. En quelque sorte je me découvris sous un autre jour. Jens ne m'avait pas quitté pour rien. Il m'est encore arrivé de tuer, mais plus par contrainte que par envie... »
    J'en avais bien assez entendu comme cela. Je demeurai immobile encore un instant avant de saisir à la hâte mon manteau et mon parapluie. Je jetai un dernier regard à mon jeune ami et lui mis une main sur l'épaule avant de le laisser.
    « Tout cela c'est une très jolie histoire, n'est-ce pas ? Ah Caleigh, tu es un jeune garçon délicieux ! »
    « Je pourrais en dire autant de toi. Bonne nuit, Leonard. »
    A mon tour, et pour la première fois de la soirée, je me mis à rire. Mais quand je me retournai, Caleigh s'était comme volatilisé.


    IV. infos & options

      Prénom/pseudo : Alexandra.
      Âge : 18 ans.
      Niveau RP : Correct je dirais.
      Fréquence de connexion maximale : 7/7.
      Célébrité avatar : Mathias Lauridsen.
      As-tu lu le règlement ? {ok}
      Comment as-tu connu le forum ? Par le hasard des choses.
      Qu'en penses-tu ? Heureuse de voir qu'il repart !
      Ton élément préféré sur le forum : Les gens. <3
      Dirais-tu que ta fiche est réussie ? Quand je l'aurais finie, je l'espère. Pour l'instant elle s'annonce quand même bien longue, peut-être trop d'ailleurs. Il ne s'agit que d'un dialogue, je me permets de le couper en chapitres.


Dernière édition par Caleigh C. O'Bennett le Mer 15 Déc - 18:04, édité 12 fois
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Caleigh C. O'Bennett
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mar 14 Déc - 15:05


    après avoir refait ma fiche trois fois... je pense pouvoir la déclarer finie. Shocked
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mer 15 Déc - 0:21

    Bonsoir ~
    Superbe fiche j'ai adoré la lire par contre on a un petit soucis avec ton âge : Caleigh a peine 51 ans de moins que les De La Fontaine ce qui en fait un vampire très puissant donc avant de te valider on aurait deux solutions pour toi :
    - soit tu baisses un peu ton âge (sachant que dès 300 un vampire sera cherché par la royauté, on a pris cette décision depuis ta fiche, ça nous a permis de voir qu'il faudrait qu'on fasse un truc à partir de ça quand même)
    - soit Caleigh se prépare à avoir de gros ennuis avec la royauté quand elle apprendra son existance ~

    Je finirais ta validation après ta réponse =3

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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mer 15 Déc - 0:40


    Bonsoir,

    Honnêtement je ne sais pas quoi choisir, l'âge est quand même relativement restreint par la jeunesse d'Anne-Lys et de Pierre-Alexandre... Question histoire c'est réducteur et bien dommage -on est tenu de donner à nos vampires un passé ancré dans la renaissance ou les temps modernes, ce qui se rapproche beaucoup à l'ambiance donnée dans l'univers de J.K.R je trouve. Mais ce n'est que mon avis, ça ne change rien au fait que je doive modifier ça.

    Je tiens juste à soulever que je n'ai pas donné à Caleigh cet âge-là pour faire de moi un gros bill ou de lui un personnage hyper-puissant, juste pour créer le contraste le plus important possible entre ce qu'il est et ce qu'il semble être. Mais peu importe après tout, si vous préférez qu'il ait 299 ans, il aura 299 ans et voilà.

    + : C'est édité. m16
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mer 15 Déc - 0:44

    Nah justement ton avis est très intéressant aussi - et il faut pas hésiter à le donner - parce que sincèrement je serais pas contre un vieillissement de la royauté non plus. Et je me doutais pas que Caleigh ne serait point un gros bill vu le contenu de ta fiche. Mais bon c'était un reste de la version un de Vio. Mais vu que Stan vient de me dire qu'il est d'accord sur ce point également je pense qu'on va partir sur un vieillissement du couple royale et tu n'auras rien à changer.

    Mais tu risque quand même de te faire doucement courtiser par la royauté vu le contexte.

    Donc si ça ne te dérange pas on peut valider la fiche et nous on va modifier ce qu'il faut pour les vampires de notre coté. Ça te va ?

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Caleigh C. O'Bennett
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mer 15 Déc - 0:48


    Wow, eh bien heu... Ca fait vraiment plaisir de voir que vous considérez mon opinion. Non, il n'y a aucun soucis je vous laisse faire dans ce cas. Merci beaucoup !
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Hiroki Lovelace
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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   Mer 15 Déc - 1:00

    En même temps si un truc colle pas sur le forum on est aussi là pour écouter l'avis des membres ;3

    Donc comme déjà dit j'ai beaucoup aimé ta fiche je ne me répéterais donc pas ~
    Sur ce, fiche validée

    Encore une fois (re)bienvenue et bon jeu ;3

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MessageSujet: Re: CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.   

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CALEIGH ▬ he would always laugh and say remember when we used to play.

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