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 Chantons pour les bienséants (Narcissa)

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MessageSujet: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Sam 11 Juil - 23:57

    Lucius s'ennuyait. Et comment cela aurait-il put être autrement ? Tout n'était que trop calme dans le monde sorcier et lui, lui qui se complaisait à collectionner des objets de magie noire et à tester ses sorts préférés sur quelques idiots trouvés sur sa route ne pouvait même plus le faire. Trop dangereux. Il serait trop vite repéré. Il lui arrivait souvent ces derniers temps de haïr le monde en vérité... Qu'il passe du temps dans son manoir ou au ministère, la vie ne lui paraissait que trop fade. Celle-ci n'avait rien à voir avec les excès d'antan, de la belle époque. De l'époque où il pouvait servir son Maître sans que personne ne vienne le voir d'un air suspicieux. Finie l'époque où, pour le remercier de ses loyaux services le Seigneur des Ténèbres lui offrait quelques cadeaux. Une etoffe rare, une femme, sa protection... Plus que tout, Lucius aimait la reconnaissance de sa puissance et aujourd'hui, cela lui manquait. Certes. Certes Fudge était à ses pieds. Certes, quand cet idiot ne savait pas quoi faire il envoyait un hibou à cet imbécile de Dumbledore puis écoutait avec attention les conseils que Lucius lui prodiguait. Il était toujours un homme de pouvoir et ses réceptions avaient conservés leur faste mais. Il ne souhaitait qu'une chose : que son Maître refasse surface. Il ne supportait plus sa condition présente, et cela se répercutait sur ses nerfs.

    Drago était à Poudlard où il ne parvenait même pas à passer au-dessus de cette Sang-de-Bourbe de Granger. Une amie à Potter. Le Garçon-qui-a-survécut-par-une-chance-éhontée-et-qui-aurait-du-mourrir-comme-les-autres. Une vulgaire fille de moldue. Assurément, son fils, un pûr Malefoy aurait du la surpasser haut-la-main mais, il semblait que son héritier était d'une nature fainéante quand il s'agissait de travailler. Lui n'avait jamais rechigné à la tâche. Enfin... Certes, plus d'une fois il avait lui aussi fait usage de son privilège social pour arriver à ses fins mais ce n'était pas tout. En sortilèges, il avait toujours eu un don certain, même s'il savait très bien que certains comme Severus le surpassait. C'était différent, Severus était Sang-Mêlé. Il avait du sang sorcier dans les veines et du sang des Princes. Du sang noble également. On pouvait comprendre la source de son pouvoir et de sa puissance, même si Lucius était loin de le complimenter sur ceci, sujet qu'il préférait éviter pour ne pas froisser son propre ego en vérité mais. Granger. Granger avait seulement une intelligence particulière qui lui fermait à jamais les portes de la magie noire, magie que Drago devait apprendre à maîtriser et, il y parviendrait, s'il se montrait digne d'être initié pour de bon aux arts sombres. Narcissa quant à elle était fidèle à elle-même. Maîtresse de maison. Lucius ne lui voyait trop d'utilité et maintenant qu'il ne partait plus en mission pour s'occuper, il était forcé de supporter sa présence.

    Etre avec elle en société ne le dérangeait pas. Loin de là. Elle était toujours aussi belle et attirait toujours autant les regards. Et avoir cette propriété à ses côtés était un réel avantage pour lui. Un homme de pouvoir se devait d'avoir une femme sublimant l'image de celui-ci, et avec Narcissa, c'était pleinement le cas. Si certains pensaient qu'ils étaient un couple modèle, ils étaient loin de la vérité. Couple qui allait parfaitement à Lucius. Une belle plante à son bras. Mais si quelqu'un cherchait à voir de l'amour entre eux, il pouvait se fourvoyer longtemps. Si amour il y avait, ce n'était en tout cas pas du côté de Lucius. Et il ne touchait Narcissa que dans de rares périodes de manque trop prenant. Objet. Jouet. Elle n'était que cela à ses yeux et le demeurerait. Si elle lui demandait ses faveurs c'était à lui de décider s'il voulait bien les lui accorder ou non, et s'il la voulait, elle se devait d'être à lui, dans la seconde. C'était ainsi. Lucius était un homme exigeant et sa femme se devait de se plier à sa bonne volonté. Les femmes n'étaient faites que pour cela après tout.

    Il était assis au coin du feu, observant l'âtre d'un oeil absent de temps à autre alors qu'il lisait la Gazette du soir. Rien de palpitant là encore. Rita Skeeter écrivait une fois de plus un article au contenu douteux. Black aurait été vu à Pré-au-Lard. Il n'en croyait pas mot. D'autant plus que le Maraudeur n'avait pas été connu pour être un grand ennemi des Potter, loin de là. Et si Lucius souhaitait sa mort, c'était par simple charité. Les Gryffondors comme lui, les traîtres à leur sang ne méritaient qu'un châtiment : la mort. Et imaginer milles et une façon de jouer avec le corps du bruns avant que celui-ci n'expire était une pensée plaisante pour celui qui s'ennuyer beaucoup trop. Charmantes pensées qui furent coupées par des pas qu'il avait appris à connaître par coeur avec les années. Bruit de talon sur les dalles de la salle confinée dans laquelle il se trouvait. Narcissa.

    « Que me vaut cette excursion loin de ta retraite habituelle ?| »

    Etant donné leurs... divergences d'emploi du temps et les découcheries régulières de Lucius, ils ne passaient pour ainsi dire jamais leurs soirées ensembles ainsi, au coin du feu, comme le feraient deux adolescents pathétiques. Aussi, la visite de sa femme avait quelque chose d'inhabituel et s'il n'avait pas daigné lever les yeux de l'article de Skeeter, ce n'était pas pour autant que sa curiosité n'avait pas été piquée.
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Dim 12 Juil - 18:08

    Une vie morne, monotone, répétitive…C’était ce à quoi Narcissa s’était engagée lorsqu’elle avait accepté son union avec l’héritier Malefoy. Une vie de faste et de façade. En somme une parade constante et surtout dérisoire. Toutefois, avec les années l’on finit par accepter sa condition, à s’y habituer sans pour autant l’aimer. L’accoutumance à ce quotidien lancinant, Narcissa n’y trouvait plus rien à redire malgré l’ennui qui comblait sa vie. L’ennui il était là son principal compagnon des années qui passaient. Autrefois, avant la guerre, elle avait sa sœur, même durant un temps, ses sœurs. Elle avait eu son fils, amour de sa vie, et sa seule occupation durant dix années…mais aujourd’hui, son passe temps adoré avait quitté la demeure familiale pour Poudlard et il ne restait à la blonde aristocrate que les murs du Manoir des Malefoy, que les « garden parties » ou encore les « tea time » en compagnie de la bonne société sorcière. Rien d’extra ordinaire ou de méritoire. Enfin, bien évidemment il restait son époux… Mais Lucius, c’était autre chose. Et pour ainsi dire, il faisait partie du décor du Manoir. Elle ne le voyait pas et pourtant passait souvent non loin de sa personne. Chacun dans sa partie de la demeure, chacun son rythme de vie. Ils ne se réunissaient que lors des soirées les plus mondaines afin de conserver l’image d’un couple parfait et sans failles. Une image dorée par les années et que rien n’écaillait.

    La vie de Lady Malefoy était dont ainsi : un sempiternel recommencement, un leitmotiv raillé. Et les années passaient. Pourtant, pour rien au monde elle n’en serait revenue à cette période de terreur, à ce que son époux appelait la « grande époque ». Pour rien au monde elle aurait aimé revoir sa sœur et les horreurs qu’elle avait entrainé, pour rien au monde elle n’aurait voulu revoir le Lord passer la porte de sa demeure. Ces horreurs faisaient parties du passé. Mais cela, cette volonté de calme et d’indifférence, c’était le secret de Narcissa. Elle préférait, et de loin, se noyer dans les banalités, les racontars que d’exprimer ses convictions présentes. Et c’était ce qu’elle faisait avec brio ! En effet, à chaque soirée, chaque déjeuner, chaque brunch en compagnie de nobles sang purs, jamais au grand jamais, elle n’évoquait le sujet du Lord et par Salazar pourtant l’on voulait connaitre ses pensées présentes. Mais, exprimer sa volonté de ne jamais revivre tout cela aurait été discréditer son époux, bafouer le nom des Malefoy et salir le blason de sa noble famille. Comment aurait elle pu. Lucius n’aurait jamais laissé passer une telle impudence, son nom, son honneur et l’adoration que cela impliquait étaient pour lui le plus important. ET comme une épouse docile elle se devait en public de partager ses idées. En privée…comme tout le reste, leurs idées divergeaient. Car pour ainsi dire..les époux Malefoy n’avaient aujourd’hui que guère peu de chose en commun.

    Drago était leur seul lien réel, sans parler de l’image qu’ils voulaient bien donner au monde. Mais leur fils restait leur unique point d’intérêt commun. Et, depuis le départ de l’héritier, bien décevant selon son père, plus grand-chose ne rapprochait Lucius et Narcissa dans la même pièce. Narcissa l’évitait délibérément. Elle laissait à Lucius une liberté totale, après tout elle s’y était engagée dès qu’elle l’avait épousé. Infidélités et dérives en tout genre, tant que Lucius demeurait dans la discrétion, la jolie blonde arborait l’indifférence la plus totale. Certes, pour une femme, il n’est absolument jamais reluisant d’avoir un époux de telle sorte…mais quant un mariage n’est que compromis, l’on finit par s’accommoder de beaucoup de faits. Ainsi, il menait sa vie, elle menait la sienne. Il découchait, elle sortait. Il ne lui rendait aucun compte, elle demeurait discrète. N’étaient ils pas en parfaite symbiose finalement ? De parfaits acteurs…

    Alors ce soir, que se passait il ? Pourquoi la jolie blonde venait elle de passer la porte du salon dans lequel Lucius passait la majeure partie de son temps. Salon, qui plus est, à l’opposé des appartements de Narcissa. Etrange situation que de trouver les époux Malefoy dans la même pièce lorsqu’ils n’y étaient pas obligés par les convenances et la bienséance. Encore plus étrange que de trouver une Narcissa en tenue de faste qui semblait tout juste de rentrer au Manoir. Mais après tout, qu’importait, si elle était là ce n’était pas pour lui tenir un discours ou bien pour lui faire la conversation, mais simplement pour l’informer d’un évènement. Il ne la regardait pas, demeurait parfaitement indifférent et une touche d’agacement aurait largement pu percer dans sa voix. Mais, Narcissa demeurait de glace devant ce comportement si habituel. Le manque d’intérêt qu’il témoignait envers sa personne était quotidien que Narcissa n’y faisait plus même attention, et qu’elle ne prenait plus même la peine de se montrer un tant soit peu aimable.

    « Lord Parkinson nous convie à un diner jeudi, il m’a demandé de te le signaler si je venais à te croiser dans la soirée… »

    Simple bref et sur un ton parfaitement neutre. Contrôlant tout agacement dans sa voix ou encore toute marque de froideur inutile, après tout elle ne l’avait pas vu depuis hier, pourquoi dont se montrer agressive. La jolie blonde donna sa cape à un petit elfe qui l’avait suivi l’air craintif jusqu’à l’antre du maitre des lieux, geste nonchalant avant de s’adresser une nouvelle fois à son époux avec une once de dédain.

    « J’espère que ton article est divertissant…bonne soirée, Lucius. »

    L’elfe émit un petit couinement lorsque Narcissa lui envoya ses gants de satin noir dans un geste d’agacement alors qu’elle s’apprêtait à tourner les talons. Qu’aurait elle pu dire au dos du fauteuil de son époux qui lui, lui prêtait l’oreille, mieux valait il encore qu’elle monte se changer car la nuit était déjà bien avancée. Le carillon allait sonner minuit et l'ex Black révait d'enlever ce fourreau qui lui encerclait la taille depuis le début de la soirée bien que, certes, il eut été salué pour son raffinement par les autres convives.
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Dim 2 Aoû - 13:40


    « Lord Parkinson nous convie à un diner jeudi, il m’a demandé de te le signaler si je venais à te croiser dans la soirée… »

    Si je venais à te croiser dans la soirée. La formulation lui avait arraché l'ombre d'un sourire. Evidemment, Parkinson connaissait l'emploi du temps décousu de Lucius, et même si cet imbécile n'était pas au courant des secrets du couple, le fait qu'il ai fait usage d'une telle boutade ne l'étonnait pas. Du moment que jamais personne ne venait les attaquer tous deux en soirée sur l'inexistante fidélité de Lucius au beau milieu d'une soirée mondaine, il se gaussait de ces dires. Au moins, celles qui pouvaient être intéressées étaient prévenues et c'était un peu plus simple comme cela, que ça déplaise à leur mari ou non, c'était un point sur lequel Lucius ne s'attardait jamais.

    « J’espère que ton article est divertissant…bonne soirée, Lucius. »

    Il n'avait pas levé la tête vers elle alors qu'elle lui parlait, pas plus qu'il n'avait décollé les yeux de son article, plongé dans ses pensées et quelques souvenirs que la simple évocation de ses absences plus qu'habituelles avait soulevé. Mais. Laisser Narcissa partir ainsi n'était pas dans ses habitudes. Du moins, il préférait avoir à la congédier que la voir partir. Surtout quand elle revenait d'une quelconque réception. Qui sait qui elle avait pu y rencontrer ? Qui sait ce qui avait pu se passer en-dehors de cette invitation de la part de Parkinson ? Il n'aimait pas ces situations. Car si lui était habitué à découcher, à la tromper, il détestait l'idée qu'elle puisse faire pareil. Narcissa était sa chose, à lui, et à personne d'autres. Et il espérait bien qu'elle le voyait ainsi.

    « Ton échappée nocturne t'a-t-elle épuisée à ce point que tu souhaites disparaître de suite ? »

    Il avait seulement daigné relever le regard vers elle à la fin de sa question. Celle-ci n'avait pas été froide, cassante, contrairement à ce que l'on aurait pu croire. Ce n'était pas une accusation déguisée de tromperie non. Simplement... Il supposait qu'apprendre les dernières rumeurs courant dans la haute société sorcière était certainement plus intéressant que cet article de la plus vile des journalistes. Il avait fait un signe de la main à sa femme, lui indiquant le fauteuil lui faisant face et avait jeté un regard noir à l'elfe de maison, lui intimant de disparaître, ce qu'il fit sans demander son reste.

    « Tu pourras dire à Parkinson que nous serons là jeudi soir, aucun... engagement ne m'occupant de mon côté. »

    Il avait fini par refermer son journal, le reposant sur le rebord de son fauteuil, observant sa femme. En tenue d'apparât. Etonnament, les années et sa grossesse n'avaient pas réussis à altérer sa beauté, un fait qui l'intriguait toujours. Ses traits étaient froids, il le savait bien. Aucun amour n'existait entre eux. Plus aucun du moins. Il n'avait jamais réellement su si elle s'était illusionnée au point de croire qu'il était fou amoureux d'elle et si elle avait eu la folie de l'aimer réellement lui mais... A vrai dire, il aurait apprécié cela. Une femme est toujours plus simple à manipuler quand elle a des sentiments. Et quand il s'agit de sa femme et non pas d'une maîtresse, ce n'est pas un obstacle. Il l'avait détaillée pendant de longues secondes, admirant toujours sa noblesse, et songeant à ce qu'il ferait s'il venait à apprendre qu'un autre de ses "amis" avait eu la folie de se rapprocher un peu trop d'elle. Oui, Narcissa était à lui. Peut-être devrait-il penser à le rappeler à certains d'ailleurs, faire un exemple. Ce serait intéressant... Mais cela serait pour plus tard.

    « Chez qui était la réception ce soir ? »


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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Lun 3 Aoû - 13:07

    Narcissa avait tourné les talons, elle devait l’avouer, assez pressée de quitter la pièce. A vrai dire, moins elle se trouvait de temps dans la même pièce que son époux et d’une certaine manière bien mieux elle se portait. Il l’agaçait depuis déjà un certain temps, lui ses sarcasmes, sa froideur, son indifférence…en somme toute sa personne. Elle jouait la comédie comme il le lui demandait lorsqu’ils se trouvaient en public, mais de retour à l’abris des murs du Manoir Malefoy, il ne pouvait plus lui intimer de se comporter comme l’épouse parfaite et docile que le monde connaissait. Les années avaient passé et l’indifférence qui les caractérisait au début de leur union était devenue de l’ignorance voire du dédain. Comment aurait il pu la forcer à lui accorder quelques minutes de son temps alors qu’elle n’en avait pas la moindre envie. La désinvolture finissait par caractériser Narcissa. En somme, elle s’en moquait. Elle se moquait de ce qu’il pensait, faisait ou bien désirait. Et ainsi le personnage qu’elle jouait en société n’avait aucune place dans leur intimité. Leur intimité…ceci était déjà un bien grand mot en ce qui concernait les époux Malefoy, les termes « en privée » suffisaient largement. Ainsi lorsqu’il la rappela, la jolie blonde eut un instant d’hésitation tiraillée entre l’envie de sortir et de rejoindre ses appartements en rêvassant et l’aimable volonté de ne pas irriter son époux. Toujours dos à lui, une dizaine de secondes plus tard, Narcissa consentit à se retourner vers l’aristocrate, mais ceci bien sur sans venir prendre place là où il le lui indiquait.

    Neutralité. Voilà tout ce qui caractérisé la question éphémère de son époux. Elle n’impliquait rien, et Narcissa aurait volontiers passé sans répondre. Une bride de la soirée lui revint en mémoire. Bal. Festivité. Champagne français. Danse et carnet de bal rempli. Un léger sourire passa un instant éclairer le visage de l’ex Black. Etrangement, enfin non en toute logique, elle passait de bien meilleure soirée lorsqu’IL n’était pas présent. Danse à s’en faire tourner la tête, rire sans retenu. Mais là encore, rien de tout cela ne regardait son époux. Elle ne le trompait pas ? Ne découchait jamais et toute la bonne société ne murmurait pas le nom de ses dernières conquêtes. De fait, pourquoi par Merlin aurait elle seulement du lui faire part de ses moments de plaisir ? Alors oui, sa soirée l’avait épuisé. Oui, elle s’était amusée. Oui, elle avait dansé sans sa personne. Et encore, Oui elle recommencerait. Enfin, aucune de ses affirmations ne passa les lèvres de la jeune femme. Pourquoi chercher querelle. Sujet indélicat que de parler d’un autre avec l’homme que l’on a épousé, surtout quand l’homme en question avait pour nom Lucius Malefoy. Très possessif son époux. L’on ne touchait pas à ce qui lui appartenait. Et ceci…la jolie blonde l’avait compris depuis des années, peut être même depuis Poudlard. Néanmoins, lorsque son aristocrate d’époux n’était pas présent, comme ce soir, Narcissa prenait des libertés. Ou…reprenait sa liberté ?

    « Mon ‘échappée nocturne’ comme tu le dis fort bien, m’a en effet épuisé…et j’ignorais que ma présence était souhaitable ce soir ? »

    La jolie blonde posa ses prunelles azurées sur son époux, arquant un sourcil avec arrogance. Après tout, depuis quand réclamait il sa présence, si elle ne partait pas, il la congédiait. Alors pourquoi ce soir aurait été différent des autres. Narcissa soutint alors le regard d’acier qui venait de se poser sur elle, la détaillant sous tous les traits, inspectant son bien. Un regard inquisiteur qu’elle ne connaissait que trop bien, à croire que sans arrêt il la jaugeait afin de savoir si sa beauté était encore digne d’intérêt. Et, elle savait par les compliments de son entourage et par le regard désireux des autres hommes, que sa beauté était intact et son charme sans faille. Les regards appréciateurs ne manquaient jamais, et ce soir encore, l’ancienne Black, avait eu l’agréable constat qu’aucune Dames présentes ne l’égaler en beauté ou en prestance. Mais, ce qu’en pensait de son époux ? Il ne l’affirmait pas. Ce contentant de ce regard, toujours ce même regard qui la scrutait et la scruterait encore dans plusieurs années. Malédiction que d’avoir un visage angélique et un corps divin, malédiction qui sans laquelle elle n’en aurait jamais été là aujourd’hui.
    La sorcière blonde finit par s’appuyer nonchalamment contre un guéridon non loin de la porte, se mettant à défaire son chignon sophistiqué qui retenait sa chevelure angélique.

    « Mon cher Lucius, je pense que tu pourras dire toi-même à Lord Parkinson que nous serons tout deux présents jeudi. Après tout…est ce à moi de lui parler de la « disponibilité » de ton emploi du temps nocturne ? J’en doute fort. » Narcissa passa une main ivoire dans sa chevelure blonde rajoutant sur le même ton calme et à la fois mordant « J’en entends suffisamment parler ».

    Petits piques par ci par là, mais jamais le ton du reproche, jamais la scène de la femme bafouée et malheureuse. Seulement ce genre de remarques pour lui rappelaient qu’il se faisait bien peu discret ces temps derniers. Après tout, pour se sentir bafouée, ne fallait il pas éprouver des sentiments pour la personne fauteuse ? Oui. Narcissa en éprouvait elle pour Lucius ? Là était une question ouverte. En l’épousant, elle n’avait pas été dupe, elle savait qu’il ne s’agissait là que d’arrangement et de confort, de l’acquisition pour l’héritier Malefoy d’une nouvelle propriété de première ordre. Jamais elle n’avait rêvé au conte de fée, jamais elle n’avait pensé que Lucius changerait et elle n’avait pas même essayé de le faire changer. Elle avait pourtant cru l’aimer, il y avait si longtemps de cela…peut être dans les premières années de leur fils ? Ou un peu après leur mariage…enfin elle ne s’en souvenait plus. Mais à force de tomber toujours de plus haut, elle était passée de l’affection à…rien du tout. Attachée à son fils, à son nom mais plus à son époux. Et puis quel était le prestige pour elle, de se porter au bras d’un homme, qui dans une salle de bal, avait déjà eu un bonne dizaine des femmes présentes dans son lit. Oh certes, elle était sa femme. Merveilleuse reconnaissance. Plus même la jalousie n’atteignait, Narcissa. Rien. Alors, elle faisait des remarques, plus pour elle, pour cessait d’être constamment sous les murmures.

    « Mon époux a-t-il bientôt terminé de vérifier ma tenue ? J’espère que ce qu’il aperçoit lui convient. »

    Ironie. Hypocrisie. A croire que Narcissa n’était pas vraiment d’humeur conciliante ce soir. Malgré ses efforts, elle n’avait pas envi d’être aimable. Elle avait passé une très bonne soirée et aurait préféré qu’elle se termine tout aussi bien, soit ne pas croiser Lucius et rentrer dans ses appartements. Néanmoins, la jolie blonde finit par répondre à la nouvelle question qu’il venait de lui poser. Mais la encore, elle ne put retenir une petite réflexion.
    « Les Selwin Lucius…je t’en ai fait part la dernière fois que nous nous sommes croisés…Mardi il me semble, soit il y a quatre jours. » A grande peine elle retint un soupire d’exaspération avant d’ajouter avec calme et surtout pour la forme « Et ta soirée ? » Il allait de soi, que la réponse ne l’intéressait absolument pas. Car, non, elle ne voulait pas savoir ce qu’il avait fait de sa soirée et en quel honneur il était rentré si « tôt ».
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Lun 3 Aoû - 14:36

    « Mon ‘échappée nocturne’ comme tu le dis fort bien, m’a en effet épuisé…et j’ignorais que ma présence était souhaitable ce soir ? »
    « Souhaitable n'est pas le bon mot. Je préfère simplement savoir quand tu décides de disparaître du manoir. Certains... invités particuliers mérient plus que l'accueil d'un vulgaire elfe de maison lors de leurs visites inoppinées. »

    L'association des termes "épuisée" avec "échappée nocturne" ne plaisait pas particulièrement à Lucius. Elle ne le trompait pas. Il le pensait, pensait le savoir du moins. Elle n'aurait pas cette folie. Elle savait parfaitement de quoi était capable le riche et arrogant blond quand il était énervé. Généralement, l'objet de sa colère ne revoyait plus le jour... Il n'aimait pas qu'elle parte seule. C'était toujours sujet à des risques. Il ne pouvait pas la surveiller, pas la contrôler. Oh, bien évidemment. Au fond de lui il savait que ces réceptions seules étaient certainement ce qui permettait à sa femme de ne pas le tuer durant son sommeil, bien qu'il doute de la présence du gène "cruauté" en elle. Il savait qu'elle s'y amusait mais, voir sa créature s'amuser sans lui et loin de lui était déplaisant. C'était ainsi. D'autant plus déplaisant que sa soirée n'avait pas été charmante, loin de là. Aussi, il avait préféré invoquer la question de ses amis et collègues de haut-rang. Un argument qui tenait la route pourtant. Le Manoir Malefoy était connu pour avoir un certain standing et l'absence de la Maîtresse de maison quand elle n'était pas avec son époux pouvait être mal vu. Du moins, c'était l'avis de Lucius. Trop désirable pour être laissée seule dans une société d'hommes, un fait qu'il ne pouvait lui faire remarquer...

    « Mon cher Lucius, je pense que tu pourras dire toi-même à Lord Parkinson que nous serons tout deux présents jeudi. Après tout…est ce à moi de lui parler de la « disponibilité » de ton emploi du temps nocturne ? J’en doute fort.[...] J’en entends suffisamment parler. »

    Il n'appréciait jamais quand elle l'attaquait sur ce point. Pourtant, il n'aurait pas à se plaindre. Elle ne lui faisait jamais de scène, n'était d'une jalousie maladive à chaque fois qu'il découchait et ne l'avait jamais attaqué en public sur le sujet. Pourtant, il n'appréciait pas qu'elle se mêle de Sa vie. Si lui pensait avoir tout pouvoir et tout droit sur la sienne, la réciproque n'était absolument pas vraie dans la tête de Malefoy père.

    « La question t'ayant été adressée la logique veut que ce soit toi qui donne la réponse. D'autant plus qu'il se doute très bien que j'ai d'autres choses à faire de mes journées que de répondre aux invitations des uns ou des autres moi-même. » Son regard ne tolèrerait pas le refus. La compagnie de Parkinson l'ennuyait toujours et s'il acceptait de se rendre chez lui, ce n'était pour nulle autre chose que les apparences. Aussi, que Narcissa se charge donc de cette corvée. « Et si mes occupations nocturnes sont si discutées en société tu devrais donc en connaître l'emploi du temps. »

    Il lui avait jeté un regard de défi. Certes, il savait que beaucoup étaient ceux et celles qui se demandaient quelle serait la prochaine sur qui il jetterait son dévolu ou de qui il déciderait de se venger ainsi. Narcissa avait accepté la situation depuis toujours aussi, elle n'avait rien à redire là-dessus. Pas le moindre droit. Il voyait cela comme une sorte de contrat. Il subvenait à tous ses besoins, la paraît des plus riches étoffes et ornements - cela allait sans dire, pour montrer aussi au monde sa richesse à lui - et lui permettait de mener une vie fastueuse dont beaucoup n'osait rêver. A ses yeux, il lui offrait déjà beaucoup. Le fait qu'il n'y ai ni fidélité ni amour entre eux n'était que facultatif. Il ne l'avait pas épousée pour cela. Et maintenant qu'il avait un héritier, il n'avait plus besoin de faire semblant, et ce n'était que rarement qu'il allait partager sa couche, avec ou sans l'accord de celle-ci d'ailleurs.

    « Mon époux a-t-il bientôt terminé de vérifier ma tenue ? J’espère que ce qu’il aperçoit lui convient. » Pour la peine, il avait continué son observation quelques secondes de plus, faisant son regard un peu plus insistant.
    « J'espère que Griffith n'a pas demandé un prix exorbitant pour cela. »

    Griffith. Le nom d'un des meilleurs couturiers sorciers du pays, du monde même en vérité, et vu la coupe de la tenue de Narcissa, il avait aisément pu en deviner l'auteur. Son préféré... Un homme qui saluait toujours chaleureusement Lucius grâce aux centaines de Gallions dépensées par sa femme chez lui. Jamais Lucius n'aurait avoué à sa femme ce qu'il faisait et de toute manière, il n'en avait pas besoin. Depuis le temps, elle savait très bien quand un homme admirait sa tenue ou son corps, du moins, l'espérait-il pour elle, sans quoi il devrait mettre sur son compte la stupidité qui animait parfois Drago.

    « Les Selwin Lucius…je t’en ai fait part la dernière fois que nous nous sommes croisés…Mardi il me semble, soit il y a quatre jours. » Il n'avait fait aucune remarque. Lucius ne passait que trop peu de temps chez lui ces derniers temps. Entre le Ministère qui le surveillait de près alors même que Fudge n'hésitait pas à faire appel à lui à tout moment de la journée, terrorisé par un seul individu : BLACK, et les visites nocturnes qu'il avait pu rendre à quelques unes de ses maîtresses... Lucius n'avait pas vraiment été au Manoir et avait totalement délaissé sa femme. Qu'elle ne puisse pas comprendre la première raison ni accepter la seconde ne l'étonnait pas.

    « Et ta soirée ? »
    « Ministère. Fudge voulait savoir si Black n'avait pas tenté de me contacter vu les exploits notoires qu'il a fait sous les ordres du Seigneur des Ténèbres. »

    Sa voix n'était que mépris. Fudge n'était qu'un minable imbécile. Un pantin qu'il était aisé de retourner. Il pensait toujours que ses idées étaient les siennes et qu'il les avait magistralement inventées mais, il n'en était rien. Lucius le savait parfaitement pour en avoir distillées un certain nombre dans son esprit. Quant à Black... Il n'était pas plus mangemort que Potter avait pu l'être. Lucius le savait parfaitement. Il avait su être suffisament proche de son Maître pour connaître l'identité des mangemorts importants et assurément, si le meilleur ami du père du gosse concerné par la prophétie avait fait parti de leurs rangs, nul doute qu'il aurait fait partie du premier cercle. Mais il n'en était rien, aussi doutait-il fortement de toute cette histoire. Mais, il s'il doutait réellement, si Black venait à lui tomber sous la main, bien sur, il ferait tout pour le remettre aux détraqueurs, à moins qu'il ne prenne le temps de le tuer. Ou qu'il l'offre à Severus. Voilà qui ferait un charmant cadeau de Noël pour le parrain de Drago. Enfin... Personne n'avait réussit à trouver Black pour l'instant et il avait peu de chance de tomber sur lui par hasard. Dommage.

    « Il faudrait organiser une soirée de charité, ou quelque chose du genre, pour une des oeuvres du Ministère. Ils ont tendance à observer d'un peu trop près ce qu'il me reste de mes années de service. Et... ce serait une véritable perte si Griffith te perdait comme cliente à cause de cela. »

    Un ton des plus ironiques. Il n'appréciait pas Griffith, c'était une évidence. Et, chose qui était loin d'être coutume, il avait envie de bénéficier un peu de la présence de sa femme ce soir. Il y avait de nombreuses semaines qu'ils n'avaient pas eu de réelle discussion et, malgré tout, cela lui manquait, un peu.

    « Tu as eu des nouvelles de Drago ? »

    Il avait claqué des doigts, leur elfe apparaissant immédiatement à ses côtés, suite à quoi, d'un simple geste la créature avait compris ce qu'il désirait et lui avait apporté un verre de Whisky-pur-feu avant de disparaître. Sa femme n'était toujours pas assise, et cela lui déplaisait particulièrement, bien qu'il tente de le cacher.
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Lun 3 Aoû - 17:54

    Bien évidemment… Prévenir du moindre de ses faits et gestes, de sa moindre apparition dans le monde sans lui, de la moindre de ses paroles. Il fallait qu’il sache. Toujours, à n’importe quel instant. Agir sans qu’il n’ait pu connaitre par avance ses intentions était chose impensable. Mais comme l’aurait dit sa défunte mère « Ma fille tu n’es qu’une épouse ». Et c’était bien pour cela que la jolie blonde n’avait absolument jamais rien à se reprocher à ce sujet précis, parce que oui elle prévenait son époux. Elle lui disait lorsqu’elle sortait. Rarement de vive voix, car il n’était pas assez présent en ces lieux pour cela, mais lui faisait parvenir un hiboux ou bien laissait une missive dans son bureau. Peu importait par quel moyen mais la moindre de ses occupations, son « adorable » époux la connaissait. Si ce soir, il lui demandait où elle avait passé sa soirée, c’était uniquement parce que lui, n’avait pas pris la peine de l’écouter lorsque quatre jours plus tôt elle l’avait averti, et même, par politesse, proposé de l’accompagner. La mémoire courte lorsqu’il s’agissait de sa personne. Trop insignifiant que de se rappeler ce que faisait son épouse. Après tout, il avait tellement d’autres choses ( personne) bien plus importantes en tête ! Et, il allait de soi, qu’elle lui devait patience et compréhension. Ce qu’elle faisait en évitant de s’énerver sur la personne de son époux. S’énerver ? Par Merlin…rares avaient été les fois où la jolie blonde avait perdu contenance. Une à deux fois dans tout leur mariage peut être. Et, elle se souvenait que ces disputes, ces crises ne s’étaient jamais très bien terminées…pour elle.

    Néanmoins, Narcissa estimait que tout ce qu’elle faisait lorsqu’il n’était pas là, parce qu’il choisissait de ne pas être à ses côtés, ne la regardait qu’elle et elle seule. Elle n’avait en aucun cas à lui fournir un compte rendu de ses soirées auxquelles il n’assistait pas. En aucun cas à lui dresser la liste des hommes avec lesquels elle avait dansé ou bien parlé. En aucun cas à lui rapporter les propos qu’elle avait tenu. Et si elle pouvait même éviter de lui montrer la robe qu’elle avait porté, ceci était bien pour lui convenir davantage. Toutefois, cela ne plaisait guère à son noble époux. Oh non, elle savait qu’il détestait la savoir sortie sans lui. La savoir seule au beau milieu de la bonne société qu’ils fréquentaient tout deux. Parce qu’après tout…une femme est toujours imprévisible. Et lorsqu’elle sortait sans lui, ce qui arrivait de plus en plus fréquemment, et bien c’était simple, il perdait le contrôle. Et Lucius détestait perdre le contrôle, tout particulièrement de ce qui lui était du. Elle le savait et peut être qu’enfin compte, elle commençait à n’en avoir que faire de ce qu’aimait ou bien non son époux. Elle vivait seule, bien plus qu’avec lui, et ceci est bien connu lorsqu’on vit seul on prend des habitudes. Narcissa avait ses habitudes dont Lucius ne faisait aucunement partie. Mais en fin de compte, sans dérapage pas de conséquence. Ainsi, tant que la jolie blonde demeurait discrète et ne tachait pas son nom, que pouvait il bien lui reprocher ? Et plus encore, elle savait qu’il ne pouvait l’enfermer à demeure car si Lady Malefoy n’était pas des mondanités…le Beau Monde jacasserait.

    La seconde qui suivit, la jolie blonde constata que son époux n’apprécia nullement ses petits sous entendus. Il n’aimait jamais ses petits sous entendus, pour le peu qu’elle lui faisait. Une épouse aussi « compréhensive » était rare, mais cela n’avait pas d’importance. Il n’aimait simplement pas qu’elle lui parle de ce qu’il faisait lui. Tout ce qu’elle faisait elle il devait le savoir, mais tout ce que lui faisait…peu pour elle, il en parlait à d’autre. Mais, ce qui agaça bien plus Narcissa ce fut lorsque le blond sorcier se permit d’ajouter une petite réflexion concernant ses « activités nocturnes ». Certes, la bonne société en bavassait tellement qu’elle aurait probablement pu dresser elle-même la liste des maitresses qu’avaient eu son époux de la plus récente à lui plus ancienne. Et ce constat, agaça grandement Narcissa. Si la bienséance ne l’avait pas retenu…l’ex Black aurait fort certainement tourné les talons. Cependant, elle l’aurait eu cette attitude du temps où ils n’étaient pas mariés, mais aujourd’hui il en était tout autre. Cet agacement qui la tiraillait, lui fit alors répondre avec beaucoup de froideur, certainement bien plus qu’elle n’en aurait désiré.

    « Bien…alors tu pourras certainement envoyer un elfe répondre aux Parkinson, Lucius…pour ma part, j’estime ne pas avoir à te servir de messager. » Certes, elle n’aurait pas du rétorquer car le regard que venait de lui lancer son époux aurait du l’en dissuader…mais qui avait dit que Narcissa était une épouse effacée et docile lorsqu’il n’était que tous les deux ? « Pour ce qui est de tes activités nocturnes…si un jour j’ai du temps à perdre, peut être me pencherais je sur celles-ci afin d’établir un emploi du temps précis. »

    Réflexions sur réflexions. Décidemment il n’était pas rentré le bon soir. Narcissa n’avait pas du tout dans l’intention de se montrer plus agréable. Il touchait un sujet qui l’irritait quelque peu surtout lorsqu’elle revenait de festivités où elle avait du affronter les commérages. Elle avait croisé, toute la soirée durant, plusieurs maitresses de son époux et leurs « charmants » époux, alors pouvait il concevoir, que Black qu’elle eut été ou que Malefoy qu’elle était, elle ne supportait pas les affronts ? Non certainement pas. Et il allait de soi qu’elle ne lui demanderait pas de comprendre. Elle n’en avait pas la patience. Pas ce soir. Pas maintenant. Elle préférait lui rendre son regard. Ce regard qui la défiait comme il l’avait déjà fait tant de fois. Un regard auquel elle répondait sans plus même réfléchir. De quoi aurait elle eu peur après tout. Qu’il s’énerve ? D’une poussée de colère contre sa personne ? Non voyons…pourquoi abimer une si jolie chose. Ou bien peut être qu’il parte ? Qu’il parte donc, qu’est ce que cela pouvait bien changer pour elle ? Absolument rien. Néanmoins, l’aristocrate prit tout son temps pour la détailler davantage, un regard inquisiteur mais qui pourtant aurait eu grand mal à mettre mal à l’aise Narcissa. Un regard qu’elle connaissait et qu’elle subissait depuis des années, de lui ou des autres hommes. Mais, la jolie blonde savait que Lucius, à cet instant faisait cela pour l’agacer et dans aucun autre but. Tout autant que lorsqu’il trouva propice de lui parler du cout de sa robe et du couturier qui avait pu la concevoir. Cherchait il à la faire réagir ? La jeune femme se contenta d’arquer un sourcil avec arrogance.

    « Oh, je pensais qu’il te ferrait parvenir une facture…ne l’a-t-il toujours pas fait ? Cela ne devrait plus tarder…je pense que tu auras son prix dans quelques jours. » Sourire hypocrite avant qu’elle ne croise ses bras fins sur son corsage sombre. Il la cherchait, il la trouvait c’était aussi simple que cela. « Enfin, si cela peut te rassurer sur ton « investissement » il a fait l’effet escompté toute cette soirée durant. »

    Toujours appuyée contre le guéridon près de l’entrée, la maitresse de maison déposa les épingles qui maintenaient les minutes précédentes ses cheveux, sur le meuble de bois richement orné d’or. Pas décidée à venir s’assoir sur le sofa qu’il lui avait présenté. Elle l’écouta évoquer sa soirée. Le Ministère. Fudge. Black. Black…Ce fut tout ce que Narcissa choisi de retenir. Son cousin…un mangemort, elle avait toujours souri à cette affirmation et encore une fois l’ombre d’un sourire amusé plana sur ses lèvres vermeilles. Elle avait connu Sirius, il y avait de cela tellement longtemps. Elle se souvenait de l’enfant qu’il était, de lui et de Regulus. Les deux héritiers mâles de la famille Black. Elle avait aimé son cousin lorsqu’ils étaient enfants, puis irrémédiablement ils s'étaient éloignés, elle ayant demeuré avec les leur. C’était un homme bien, ce elle le savait malgré leurs convictions divergentes. Mais…Lucius n’avait encore une fois pas son point vue. Mais, lui, avait il grandi avec Black ? Pas un instant.

    « Fudge est d’une stupidité exaspérante. A-t-il au moins la moindre idée d’où pourrait se cacher mon noble cousin ? » Interrogea t’elle calmement.

    Car oui, Narcissa était curieuse de savoir où se trouver son cousin et si quelqu’un en avait la moindre idée. Non, elle ne parlait pas que soirées et festivités, et bavarder des affaires du Ministère avec son époux était au moins un sujet sur lequel ils ne se disputaient que rarement. N’était elle pas, après tout, une sorcière et une sorcière intelligente ? Aux yeux de beaucoup non…mais c’était bien mal la connaitre. Toutefois ils en revinrent rapidement aux mondanités…Une œuvre de charité. Cela arrivait si souvent ici. Narcissa acquiesça, pensive. Il semblait que son époux n’avait point dans l’envie de la laisser repartir dans ses appartements aussi rapidement ce soir. Avait il envie de discuter avec elle ? Il fallait le croire. Mais à quand remontait leur dernière discussion ? Une semaine ? Un mois ? Narcissa ne s’en rappelait pas réellement. C’était rare, ceci était un fait certain !

    « Une œuvre de charité…hum…je veillerais à organiser cela. Et si tu ne trouves aucun motif pour cette festivité, l’on pourra toujours prétendre faire cela pour récolter des fonds au profit de Sainte Mangouste. » Toujours un air songeur, elle essayait d’imaginer les futures réjouissances. Narcissa lui répondit avec cet air évasif en ce qui concernait la dernière attaque sur Griffith « Hum…un véritable Drame ».

    Narcissa soupira et finit par sortir de ses torpeurs pour reporter son attention sur son époux. Enfin, ce fut surtout à l’évocation de son fils qu’elle se déconcentra sur le blond sorcier. Drago. Son départ avait été très difficile pour la jolie blonde. Il avait été son seul point de repère durant dix années et à son départ elle s’était sentie plus seule que jamais… Ainsi, dès qu’elle pouvait avoir des nouvelles de l’héritier Malefoy, c’était un véritable bonheur pour la mère qu'elle était. Et cela avait été le cas en début de cette semaine.

    « Oui, Drago nous a écrit en début de semaine, il va bien…j’ai du te poser sa lettre quelque part… »

    La jolie blonde laissa son regard se promener dans la pièce, cherchant là où elle avait bien pu laisser la lettre afin de la remettre à Lucius. Elle se détacha lentement du guéridon et s’avança avec grâce vers l’imposante cheminée de marbre. Son regard balaya le marbre blanc, avant qu’elle ne prenne la lettre qu’elle y avait déposé quelques jours plus tôt pour la tendre calmement à son époux. L’une de ses fines mains ivoire tendue vers son époux, Narcissa ajouta sur le même ton serein et de nouveau posé et calme.

    « Il serait certainement ravie que tu lui écrive, Lucius. »
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Lun 3 Aoû - 19:33

    Evoquer ouvertement ses maîtresses devant elle. C'était une chose qu'il ne faisait que rarement. Uniquement quand elle venait le chercher en vérité. Généralement, par retenue vis-à-vis d'elle, il évitait cela. Elle pouvait penser ce qu'elle voulait mais, malgré tout, il avait un certain respect pour elle et même si la tromper très régulièrement était ancré dans ses gènes, il préférait qu'elle en sache le moins possible. Mais à avoir évoqué les autres femmes, il n'avait pu recevoir de réponse autre que celle qu'elle lui avait offerte. Une fin de non recevoir de sa demande.

    « Bien…alors tu pourras certainement envoyer un elfe répondre aux Parkinson, Lucius…pour ma part, j’estime ne pas avoir à te servir de messager. »

    Il avait continué à la défier du regard quelques instants. Elle ne cèderait pas n'est-ce-pas ? Pas même s'il levait sa baguette vers elle. Pas même s'il lui hurlait dessus. Il la connaissait trop pour cela. Et ce soir Lucius était las, il n'avait pas envie d'une énième querelle avec elle. Du moins, pas envie de déclencher une de celles, rares heureusement, qui finissaient dans les larmes et la violence. Et... Risquer d'abîmer son visage n'était pas une option. Même si Severus pourrait lui fournir toutes les potions du monde, cela finirait par se savoir, se voir. Et ce n'était pas le genre de rumeur dont il avait besoin de souffrir en ce moment, aussi avait-il fait appel à son elfe, se saisissant d'un morceau de parchemin et d'une plume que la Chose lui tendait. Voilà. Quelques mots. D'une froide politesse. Quelques mots avaient été adressé à l'elfe, un signe de la main pour le congédier et le voilà de nouveau seul avec Narcissa. Mais cette dernière n'en avait de toute évidence pas fini avec lui, et il commençait à croire qu'avoir engagé la conversation n'avait pas été sa plus brillante idée.

    « Pour ce qui est de tes activités nocturnes…si un jour j’ai du temps à perdre, peut être me pencherais je sur celles-ci afin d’établir un emploi du temps précis. » Cette fois-ci, il n'avait nullement pris la peine de la défier. Il en était assez. Le sujet avait été suffisament discuté pour lui et il n'avait pas à s'expliquer là-dessus. Non, ses amantes ne deviendraient pas le principal sujet de la conversation. Et en réfléchissant à ce qu'il pourrait dire, il s'était occupé en l'observant intensément, mais de toute évidence, sa tentative de lui retourner ses viles paroles avait là aussi lamentablement échouée. Et plus elle faisait usage de cette arrogance envers lui, plus cela l'agaçait.

    « Oh, je pensais qu’il te ferrait parvenir une facture…ne l’a-t-il toujours pas fait ? Cela ne devrait plus tarder…je pense que tu auras son prix dans quelques jours. » La facture, c'était elle qui l'avait, et il le savait parfaitement. D'ailleurs, il préférait toujours ne pas voir le prix de ce qu'elle achetait, de peur d'en avoir mal aux yeux. « Enfin, si cela peut te rassurer sur ton « investissement » il a fait l’effet escompté toute cette soirée durant. »

    Rage qui avait été lisible l'espace de quelques instants dans le regard gris acier de l'homme. L'effet, l'effet... Alors elle s'était amusée à allumer toute la salle c'était cela ? Une chance pour elle qu'elle soit si loin de lui en cet instant sans quoi une gifle aurait fendu l'air.

    « Ne soit pas si arrogante. Même en guenille ces idiots en manque de nouveauté serait capable de t'attirer dans leur lit. Ne serait-ce que pour me provoquer... » Des paroles qu'il avait fini dans sa barbe, quelque peu hargneuses. Une chance pour elle qu'elle ai dévié le sujet rapidement sur le Ministère, là encore, il pouvait ruminer ses pensées mais c'était bien moins dangereux pour elle.

    « Fudge est d’une stupidité exaspérante. A-t-il au moins la moindre idée d’où pourrait se cacher mon noble cousin ? »
    « Pas la moindre. Il a entouré Poudlard de Détraqueurs en pensant que Black tentera de s'en prendre à ce miséreux de Potter mais ça n'a pas la moindre chance de fonctionner. »

    Black. Il oubliait souvent que c'était le cousin de sa femme et donc que tout ce qui l'entourait pouvait présenter un intérêt pour elle. Enfin, grâce à cela et son oeuvre de charité il avait réussit à l'intéresser un peu à sa conversation ce qui n'était pas un mince exploit. Et puis, bien évidemment, il avait fini par trouver LE sujet par excellence qui l'intéressait. Drago. Leur fils. Dès que le nom du jeune héritier était évoqué Narcissa était toute ouïe, et cette soirée ne fit pas exception.

    « Oui, Drago nous a écrit en début de semaine, il va bien…j’ai du te poser sa lettre quelque part… » Cela ne l'étonnait guère. Drago correspondait régulièrement avec eux et Narcissa lui écrivait très régulièrement également, un domaine dans lequel Lucius était bien moins prolixe. « Il serait certainement ravie que tu lui écrive, Lucius. »

    Il avait attrapé négligeamment la lettre que lui avait tendu Narcissa, la parcourant rapidement. Lupin, Potter et Parkinson qui l'ennuyait un peu trop à son goût. Il soupira. Là encore, rien de très nouveau pour lui.

    « Je verrais. » Il n'avait rien de particulier à dire à son fils, ni de consignes à lui offrir. Il n'était pas encore certain de faire en sorte que Parkinson devienne la femme de Drago aussi il attendait toujours l'avis de ce dernier sur le sujet et, plus le temps passait, plus Pansy semblait être inintéressante.

    « Qu'est-ce que tu as pensé de sa lettre ? » Un seul sujet l'intéressait. La jeune Parkinson en vérité.
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MessageSujet: Re: Chantons pour les bienséants (Narcissa)   Mar 4 Aoû - 11:24

    Le sujet des maitresses qu’avaient son époux était clos pour ce soir. Pourquoi ? Parce que Narcissa estimait en avoir assez dit. A quoi bon continuer sur un sujet houleux comme celui-ci ? Après tout, tout deux savaient pertinemment de quelle manière ceci pouvait se terminer. Et cela n’annonçait absolument rien de bon. Lucius était agacée rien qu’à l’entendre évoquer ses infidélités et elle était bien trop fatiguée pour se lancer dans une telle discussion. Ainsi, elle ne poursuivit pas. N’ajoutant aucune remarque acerbe et désagréable pour sa personne. Calmant le jeu. Liant sa langue parfois bien trop acérée. Et puis après tout…cela ne la regardait pas n’est ce pas ? Ainsi soit il. La jolie blonde se contenta d’observer son époux qui notait brièvement quelques politesses sur un parchemin. Gain de cause pour sa elle. A croire que finalement il la connaissait un peu. Elle n’aurait pas cédé à la moindre de ses demandes concernant Parkinson, de fait il envoyait un elfe. Un sourire satisfait passa sur le visage de la jolie blonde et sa langue se délia aussi rapidement qu’elle avait retenu précédemment ses propos.

    « Etait ce si difficile ? »

    Elle l’interrogea du regard durant une fraction de seconde jusqu’à…ce que la rage passe sur les nobles traits de son époux. Elle allait trop loin et ce elle le savait. Son arrogance et son dédain irritaient toujours plus le blond sorcier. Et, à cet instant, la jeune femme se félicita de ne pas avoir pris place trop près de son époux. Une place de choix que le guéridon. Sans quoi elle aurait certainement pris une gifle mémorable pour son impudence, telle une enfant pour son insolente désinvolture. Néanmoins…Narcissa était tout à fait ravie de son petit effet. Et bien quoi ? N’avait elle pas le droit de profiter de sa soirée ? Oh il aurait aimé savoir qu’elle avait été son attitude et de quelle manière elle s’était comportée… mais ceci il n’en saurait rien, malgré qu’il puisse aisément sans douter. Il avait épousé une femme qui aimait plaire et attirer les regards sur sa silhouette, et Lucius n’était pas stupide bien moins encore lorsqu’il posait ses iris sur la tenue qu’elle portait, Narcissa avait probablement du passer sa soirée à jouer de son charme et à rendre ivre de jalousie toutes les femmes dans l’assemblée. Il la trompait et ternissait son image…Elle rattrapait cela comme elle pouvait finalement et redorer son image de femme séduisante et désirable était toujours chose aisée pour l’ex Black. Fort heureusement.

    « "Même en guenilles"…hum…intéressante proposition, je tenterais cela la prochaine fois afin de juger de l’effet que cela peut avoir sur la gente masculine. Et puis, ainsi tu pourras peut être faire des économies.» Toujours aussi hypocrite, c’était plus fort qu’elle. Toutefois la jolie blonde eut un léger sourire amusé « Pour te provoquer ? J’ose espérer que si l’un d’eux devait m’attirer dans son lit ce serait pour bien autre chose que provoquer mon époux. »

    Elle poussait le sarcasme on ne peut plus loin ce soir et ainsi elle poussait son époux peut être bien au-delà de ce qu’il pouvait supporter de sa personne. Pour ce, la jeune femme resta à bonne distance. Pourquoi tenter le diable ? Si elle pouvait éviter une gifle qu’elle sentait toujours aussi proche, elle s’en réjouissait d’avance. Le sang qui aurait pu couler de ses lèvres auraient sinon tâché sa robe si coûteuse. Alors, la jolie blonde détourna une nouvelle fois la conversation…un peu de sarcasme mais pas trop, histoire de calmer quelque peu le jeu. Quoi qu’après tout, ne l’avait il pas épousé pour qu’elle soit regardée et admirée par tous ? N’était ce pas ce qu’elle faisait ? Ce faire admirer ? Enfin, là encore elle supposait qu’ils n’avaient probablement pas la même vision des choses à ce sujet.

    Un sourire amusé vint à nouveau orner les lèvres de la belle aristocrate. Fudge et sa bêtise. Entourer Poudlard par peur de Black et de son intrusion. De quoi rire sincèrement. Comme si Sirius avait eu dans la moindre idée de faire du mal à Harry Potter. Surtout Sirius…surtout son cousin qui était certainement incapable de faire du mal à qui que ce soit.

    « Dis moi…ont il jeté un œil dans la demeure de ma défunte tante ? »

    Après tout, Sirius n’avait il pas vécu là ? Cela n’avait il pas été sa demeure durant un certain temps ? Oh, certes, il avait quitté les lieux depuis tellement d’années, qu’elle soupçonnait même sa tante d’avoir lancé quelques sortilèges pour empêcher sur orgueilleux de fils de pénétrer chez elle…Mais était ce stupide de penser que son cousin eut trouvé refuge dans la maison de ses ancêtres ?

    « Cela me surprend encore qu’on ne sache toujours pas comment Sirius a bien pu quitter Azkaban… » Un air songeur à nouveau. Après tout cette prison n’était elle pas réputée pour que personne ne puisse jamais la quitter ? Narcissa se souvenait encore la dernière visite qu’elle avait rendu à sa sœur en ces lieux… elle frissonna à ce souvenir. Un endroit horrible. Et même pour sa sœur, elle hésitait bien souvent à y mettre à nouveau les pieds. Mais Sirius…il en était sortie comme n’importe qui aurait quitté un hôtel. Curieux et à la fois fort certainement très ingénieux. Elle sourit à nouveau.

    Ne bougeant pas durant quelques secondes, la jolie blonde regarda les prunelles métalliques de son époux parcourir la brève missive que leur avait fait parvenir leur fils. Aucune émotion n’égaya son visage dur et fermé. Rien. Comme à l’ordinaire. Bien le contraire de Narcissa qui lorsqu’elle recevait des nouvelles de son fils, semblait toujours réjouie. Elle soupira imperceptiblement face à la réponse de son époux. Il ne lui écrirait certainement pas. A vrai dire il ne lui écrivait pratiquement jamais. Mais, là encore, il s’agissait de ses affaires avec SON fils et elle n’intervenait pas. C’était son héritier et comme bien souvent il le lui avait répété, il l’éduquerait comme un Malefoy doit l’être.

    « Ce que j’en ai pensé ? Que notre fils n’apprécie ni Lupin, ni le jeune Harry Potter, et encore moins Miss Parkinson qui semble l’agacer au plus haut point. Rien de bien nouveau en somme. Mais il me semblerait que Miss Parkinson s’éloigne de plus en plus de l’estime de ton fils. Quoi de plus normal…cette enfant n’est pas d’une grande beauté, ni d’une grande intelligence… » Narcissa fit quelques pas devant la cheminée laissant s’installer quelques secondes de silence entre eux, puis finissant par ajouter sur un ton sans appel « Une jeune personne sans en grand intérêt finalement…comme ses parents.»

    Narcissa connaissait les desseins de son époux concernant la jeune Miss Parkinson et leur fils. Ils en avaient parlé à plusieurs reprises. Toutefois, elle le savait encore bien indécis, ce qui n’était pas son cas à elle. Pansy Parkinson ne représentait pas le parti le plus intéressant et n’avait aucune qualité extra ordinaire, alors pourquoi par Salazar marier leur fils à une jeune fille si…banale ?

    « Penses tu toujours à une quelle conque union, Lucius ? Pour ma part, j'ose espérer que tu puisses trouver bien mieux pour notre fils, que l’héritière Parkinson. »
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